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Décret Éco Énergie Tertiaire : pourquoi les blanchisseries sont structurellement hors cadre
La contestation ne faiblit pas. La Fédération Française des Pressings et Blanchisseries (FFPB), aux côtés de 19 organisations du commerce, a engagé un recours contentieux devant le Conseil d’État contre le dispositif Éco Énergie Tertiaire.
En cause : des objectifs énergétiques jugés non seulement inatteignables… mais surtout inadaptés à la réalité des activités à forte intensité de process, comme la blanchisserie industrielle.
Une mobilisation rare… et révélatrice
Dans leur communiqué commun, les organisations dénoncent des « seuils inaccessibles » fixés par l’arrêté du 1er août 2025 . Le cadre est connu :
- bâtiments tertiaires > 1 000 m² (bientôt 500 m²)
- réduction de consommation de –40 % en 2030, –50 % en 2040, –60 % en 2050
Mais ce qui pose problème, ce n’est pas l’objectif. C’est la manière de le mesurer.
Le biais majeur : raisonner en m² pour une activité… qui fonctionne en tonnes
Le décret repose sur un indicateur simple : kWh/m²/an.
Or, dans une blanchisserie industrielle, ce ratio n’est pas le bon prisme. La fiche technique officielle du ministère le reconnaît elle-même : la consommation énergétique est directement corrélée… à la production de linge. « Une relation liant la consommation d’énergie […] à la production peut être mise en évidence ». Et cette relation est même quantifiée : Conso process = 1 127 × P (tonnes de linge traitées)
Autrement dit : plus une blanchisserie est performante et produit, plus elle consomme… mécaniquement.
On est donc face à un paradoxe structurel : le décret pénalise potentiellement les sites les plus productifs.

Une réalité énergétique très éloignée des seuils réglementaires
Le président de la FFPB, Olivier Risse, le souligne sans détour : « Le ministère a retenu la valeur de 547 kWh/m²/an, sachant que la moyenne se situe à environ 1200 kWh/m²/an »
La fiche ministérielle confirme implicitement cet écart.
Pour une blanchisserie “type” :
- 1 073 kWh/m²/an rien que pour le process lavage/séchage/finition
- soit plus de 99 % de la consommation totale
À cela s’ajoutent :
- éclairage
- eau chaude sanitaire
- CVC (relativement marginal)
Conclusion : la consommation d’un site de blanchisserie est massivement dominée par son activité industrielle, pas par son bâtiment.
Le point aveugle du décret : les “process”
C’est le cœur du recours. « La FFPB réclame l’exclusion des consommations “process de travail” » Et pour cause : dans une blanchisserie, le process représente quasi toute l’énergie consommée.
La fiche technique est explicite :
- tunnels de lavage
- séchoirs
- calandres
- chaudières
Ces équipements structurent la consommation énergétique (ex : tunnels à 89 kW de puissance unitaire, chaudière à 772 kW). Or, le décret les traite… comme un simple usage parmi d’autres.
Une mécanique qui ignore l’intensité d’usage
Autre point critique : l’intensité d’exploitation.
Le cadre réglementaire prévoit bien des modulations (heures d’ouverture, production), mais elles restent secondaires. Or, la réalité terrain est toute autre :
- une blanchisserie peut fonctionner en 3×8, 6 jours sur 7
- soit jusqu’à 7 488 heures annuelles
soit près de 3 fois plus que le référentiel standard.
Encore une fois, la performance opérationnelle devient un facteur… pénalisant.
Une transition énergétique… déjà engagée par le secteur
C’est là que le débat devient intéressant. Car contrairement à l’image parfois véhiculée, les blanchisseries ne partent pas de zéro.
La fiche identifie d’ailleurs plusieurs leviers déjà largement explorés par la profession :
- récupération de chaleur sur process
- optimisation des consommations d’eau
- équipements plus performants
- recours à des énergies alternatives (biogaz, etc.)
Autrement dit : le secteur travaille déjà sur son efficacité énergétique… là où ça compte vraiment.
Le vrai sujet : une erreur de classification
Au fond, le problème n’est pas technique. Il est structurel.
Le décret Éco Énergie Tertiaire traite les blanchisseries comme des bâtiments tertiaires alors qu’elles fonctionnent comme des outils industriels intensifs.
Cette ambiguïté produit un effet mécanique : une réglementation pensée pour des bureaux… appliquée à des usines.
Une question désormais centrale pour la filière
La décision du Conseil d’État sera déterminante.
Mais au-delà du contentieux, une question stratégique émerge pour la profession : faut-il continuer à intégrer la blanchisserie dans le périmètre tertiaire… ou reconnaître pleinement sa dimension industrielle dans les politiques énergétiques ?
Car derrière les seuils, c’est bien un modèle qui est en jeu : peut-on exiger une baisse uniforme de consommation… sans tenir compte de ce qui fait précisément l’activité ?
Décret Éco Énergie Tertiaire : comprendre le décalage en 5 points
Le décret Éco Énergie Tertiaire appliqué aux blanchisseries industrielles pose une question centrale : celle de l’adaptation des politiques énergétiques aux réalités des process.
1. Un indicateur mal calibré
Le décret raisonne en kWh/m²/an, alors que la performance d’une blanchisserie dépend avant tout de sa production (tonnes de linge traitées).2. Une consommation dominée par le process
Dans une blanchisserie industrielle, jusqu’à 99 % de l’énergie est liée au lavage, séchage et finition .
👉 Le bâtiment (chauffage, éclairage) est marginal.3. Une équation simple… mais ignorée
La consommation suit une logique industrielle :
👉 1 127 kWh par tonne de linge traitée
➡️ Plus on produit, plus on consomme — mécaniquement.4. Des objectifs décorrélés du terrain
Le seuil cible évoqué (~547 kWh/m²/an) est deux fois inférieur aux moyennes observées dans le secteur.
👉 Même des sites performants risquent d’être non conformes.5. Un risque paradoxal pour les acteurs engagés
Des blanchisseries ayant investi (récupération de chaleur, optimisation eau/énergie…) pourraient être pénalisées malgré leurs efforts, faute de prise en compte du process. -
Un ESAT remporte le marché de blanchisserie de la Métropole du Grand Paris
L’ESAT Les Ateliers de Jemmapes, géré par l’association Entraide Union, assurera désormais l’entretien des vêtements professionnels et EPI des services de la Métropole du Grand Paris. Le contrat porte notamment sur l’entretien de vêtements professionnels et d’équipements de protection individuelle (EPI), ainsi que sur l’organisation logistique associée.
Entretien des vêtements professionnels et gestion logistique
La prestation comprend le nettoyage et l’entretien des vêtements professionnels utilisés par les services de la Métropole du Grand Paris, comme le détaille Matthieu Pasini, chargé de développement ESAT/EA pour l’Ile-de-France chez Entraide Union . Elle intègre également la gestion logistique du linge — collecte, livraison et mise à disposition de contenants adaptés — ainsi que la traçabilité des articles afin d’assurer un suivi précis des équipements.
Le marché prévoit par ailleurs la mise en œuvre d’une démarche écoresponsable portant sur les produits utilisés, la gestion des ressources et l’organisation des transports.
Une reconnaissance du savoir-faire des équipes
Pour les équipes des Ateliers de Jemmapes, ce contrat constitue une reconnaissance du savoir-faire développé au sein de l’ESAT dans le domaine de l’entretien textile. Les activités de blanchisserie représentent en effet un support de travail structurant dans certaines structures du secteur du travail protégé et adapté, permettant de développer des compétences techniques tout en répondant aux exigences croissantes des donneurs d’ordre.
Une évolution des pratiques d’achat public
L’attribution de ce marché s’inscrit dans un contexte plus large d’évolution des pratiques d’achat public. Elle illustre également une tendance où les dimensions sociales et environnementales prennent une place croissante aux côtés des critères économiques et techniques.
Dans ce contexte, certaines structures du secteur du travail protégé et adapté se positionnent désormais sur des prestations d’entretien textile de plus en plus structurées, y compris sur des segments exigeants comme les vêtements professionnels.
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Un ESAT de la Drôme développe une activité de blanchisserie au service du médico-social
Dans la Drôme, l’ESAT de Saint-Donat-sur-l’Herbasse, géré par AÉSIO Santé, vient de lancer une activité de blanchisserie professionnelle. L’atelier, qui mobilise une douzaine de travailleurs en situation de handicap, assure désormais l’entretien du linge de deux établissements médico-sociaux du territoire.
Un atelier de blanchisserie pour diversifier les activités de l’ESAT
L’ESAT de Saint-Donat-sur-l’Herbasse accueille plus de 70 travailleurs en situation de handicap dans différents ateliers, notamment en plasturgie, conditionnement, menuiserie ou entretien des espaces verts.
Avec la création de cette activité blanchisserie, l’établissement élargit son offre et propose à une partie de ses usagers de nouvelles opportunités d’apprentissage. Douze travailleurs sont désormais mobilisés dans l’atelier pour assurer l’entretien du linge de deux foyers de vie accueillant environ 180 résidents.
Installée dans un local d’environ 200 m² situé à Peyrins, l’atelier est opérationnel depuis le 1er mars 2026. Il constitue à la fois un levier d’insertion pour les travailleurs en situation de handicap et une réponse à des besoins locaux en entretien du linge.la blanchisserie est équipée de matériels professionnels — laveuses, séchoirs, chariots à linge et outils de marquage — permettant d’assurer les différentes étapes du traitement du linge : lavage, séchage, tri et repassage. Les travailleurs sont formés à ces nouvelles tâches et accompagnés par des moniteurs d’atelier et des techniciens spécialisés.
Un projet soutenu par les acteurs publics
La mise en place de cette activité s’inscrit dans le cadre du plan de transformation des ESAT et a bénéficié du soutien de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que de la Mutualité Française.
Au-delà de l’investissement matériel, l’objectif est double : renforcer les parcours professionnels des travailleurs en situation de handicap et consolider le modèle économique de l’établissement grâce à la diversification de ses activités.
Un rôle croissant des ESAT dans les services de blanchisserie
Cette initiative illustre également la place croissante des structures du travail protégé dans certaines activités de services, dont l’entretien textile. Pour les établissements médico-sociaux, l’organisation de blanchisseries internes ou externalisées peut représenter un débouché professionnel structurant, tout en répondant à des besoins territoriaux spécifiques. Ce nouvel atelier constitue ainsi une étape supplémentaire dans la stratégie d’inclusion portée par AÉSIO Santé, qui vise à développer l’autonomie et l’insertion sociale des personnes accompagnées par le travail
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Services textiles : Elis confirme la solidité du marché européen
Le groupe Elis publie des résultats annuels 2025 à un niveau historique. Avec un chiffre d’affaires proche de 4,8 milliards d’euros et des marges en progression, le spécialiste des services circulaires de location-entretien de textiles confirme la solidité de son modèle industriel. Au-delà de la performance financière, ces résultats illustrent aussi une tendance de fond du secteur : la progression continue de l’externalisation des services textiles par les entreprises.
Le groupe Elis a enregistré en 2025 un chiffre d’affaires de 4 796,8 millions d’euros, en progression de 4,9 % par rapport à 2024. À taux de change constant, la croissance atteint 5,5 %, dont 3,8 % de croissance organique, ce dernier point traduisant une dynamique de progression régulière, caractéristique d’un marché européen de la location-entretien textile désormais bien structuré et porté par la montée en puissance des services externalisés.
L’exercice se traduit également par des niveaux records pour la plupart des indicateurs financiers du groupe, confirmant la solidité de son modèle basé sur la location-entretien textile et les services d’hygiène.
Une rentabilité toujours élevée
L’EBITDA ajusté atteint 1 700,1 millions d’euros, en hausse de 5,6 %, avec une marge d’EBITDA de 35,4 % du chiffre d’affaires, en amélioration de 20 points de base. Le résultat net s’élève à 366,6 millions d’euros, en progression de 8,6 %, tandis que le résultat net courant atteint 467,3 millions d’euros, en hausse de 4,7 %. La génération de trésorerie reste solide avec un free cash-flow de 358,6 millions d’euros, en progression de 3,5 %.
Une structure financière qui se renforce
L’exercice 2025 confirme également la solidité financière du groupe. Le levier d’endettement est ramené à 1,75x fin 2025, contre 1,77x un an plus tôt. Dans un secteur industriel fortement capitalistique comme celui de la location-entretien textile, marqué par des investissements importants dans les outils de production et la logistique, ce niveau d’endettement traduit une structure financière particulièrement solide.
Il offre au groupe des marges de manœuvre pour poursuivre ses investissements industriels et accompagner son développement sur ses différents marchés.
Parallèlement, la structure financière du groupe continue de s’améliorer, avec un levier d’endettement ramené à 1,75x fin 2025, contre 1,77x un an plus tôt.Externalisation du linge professionnel : une dynamique qui continue de porter le marché
Au-delà des performances financières, les résultats du groupe reflètent également une évolution structurelle du marché de l’entretien des textiles. Dans de nombreux secteurs — industrie, santé, commerce ou hôtellerie-restauration — les entreprises confient de plus en plus la gestion de leurs vêtements professionnels et de leur linge à des prestataires spécialisés. Cette externalisation s’inscrit dans un contexte où les exigences en matière d’hygiène, de traçabilité et de gestion logistique des textiles professionnels se renforcent.
Pour les acteurs industriels de la filière, cette dynamique confirme le rôle stratégique des blanchisseries industrielles dans l’organisation des services aux entreprises, avec des solutions intégrées associant textile, maintenance et logistique.Les vêtements professionnels comme moteur de croissance
Dans ce contexte, les vêtements professionnels apparaissent comme l’un des principaux moteurs de croissance du groupe. La demande reste particulièrement dynamique dans les secteurs industrie, commerce et services, où les entreprises privilégient de plus en plus des solutions complètes incluant fourniture, entretien et gestion du cycle de vie des textiles.
L’activité liée à l’hôtellerie et à la restauration a également bénéficié d’une bonne dynamique touristique dans plusieurs régions européennes, contribuant à la progression globale du groupe.France : un marché clé pour Elis
Sur son marché domestique, la France demeure l’un des piliers de l’activité du groupe. La croissance y est notamment soutenue par le développement des vêtements professionnels, ainsi que par une dynamique commerciale favorable dans plusieurs segments de clientèle.
La diversification sectorielle du portefeuille clients permet par ailleurs d’atténuer les effets de conjoncture entre différents marchés, un facteur important dans un contexte économique européen contrasté.Un programme de rachat d’actions en préparation
Fort de ces résultats, Elis prévoit la mise en place d’un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 500 millions d’euros en 2026.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’allocation du capital du groupe, qui vise à concilier investissements industriels, croissance et création de valeur pour les actionnaires.
Pour 2026, Elis anticipe une nouvelle progression de ses indicateurs financiers, portée par la dynamique commerciale et par la poursuite de l’optimisation de ses opérations industrielles.
Au-delà de la performance du groupe, ces résultats illustrent la solidité du modèle de la location-entretien textile et la place croissante des blanchisseries industrielles dans l’organisation des services aux entreprises. Dans un contexte d’exigences sanitaires et logistiques renforcées, l’externalisation de la gestion du linge professionnel continue en effet de s’imposer comme une solution de référence pour de nombreux secteurs d’activité.TENDANCE
L’externalisation de la fonction linge confirme sa dynamique
Au-delà de la performance d’Elis, ces résultats confirment une tendance désormais bien installée dans le secteur de l’entretien des textiles professionnels : la progression de l’externalisation des services textiles par les entreprises et les collectivités.
Dans de nombreux secteurs — industrie, santé, commerce ou hôtellerie-restauration — la gestion des vêtements professionnels et du linge est de plus en plus confiée à des prestataires spécialisés.
Cette dynamique répond notamment aux exigences croissantes en matière d’hygiène, de traçabilité et d’organisation logistique des textiles professionnels, mais aussi à la recherche de solutions plus simples et plus sécurisées pour les entreprises clientes.
Dans ce contexte, le modèle de location-entretien textile porté par les blanchisseries industrielles continue de consolider sa place dans les services aux entreprises, avec des offres de plus en plus intégrées associant textile, maintenance et logistique.

ANALYSE
Location-entretien textile : la croissance passe désormais par la valeur
Avec 3,8 % de croissance organique en 2025, le groupe Elis s’inscrit dans une dynamique solide, mais caractéristique d’un marché européen de la location-entretien textile désormais bien structuré.
Dans les pays historiquement matures — notamment la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni — la gestion externalisée du linge et des vêtements professionnels est déjà largement installée dans les entreprises.
Dans ce contexte, la croissance repose moins sur la conquête de nouveaux marchés que sur plusieurs leviers :
- gains de parts de marché,
- extension des services proposés,
- évolution des contrats clients,
- optimisation industrielle.
Autrement dit, la progression du secteur est aujourd’hui davantage qualitative que volumique. Elle s’appuie sur la montée en gamme des services, les gains de productivité et la diversification des offres — notamment dans les solutions d’hygiène et les équipements associés.Malgré un contexte économique parfois incertain, le secteur reste structurellement résilient : l’hygiène, les vêtements professionnels et la gestion du linge demeurent des fonctions essentielles pour de nombreux secteurs d’activité.
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Textile hôtelier : Resuinsa dépasse les 51 M€ de chiffre d’affaires et accélère à l’international
À l’approche de son cinquantième anniversaire, le fabricant espagnol de linge hôtelier Resuinsa affiche une dynamique solide. En 2025, l’entreprise dépasse les
51 millions d’euros de chiffre d’affaires, portée par son marché domestique et par la progression de ses activités à l’international.Une croissance équilibrée entre Espagne et export
Le marché espagnol demeure le principal moteur de l’activité, représentant 60 % du chiffre d’affaires. Resuinsa y entretient de longue date des relations étroites avec les hôtels indépendants comme avec les grandes chaînes.
À l’international, qui génère désormais 40 % de l’activité, la croissance s’appuie largement sur le continent américain. Les États-Unis et l’Amérique latine concentrent à eux seuls 62 % des exportations, tandis que l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique représentent les 38 % restants.
La France s’impose comme un marché stratégique

En Europe, la France s’affirme comme un territoire de développement prioritaire. En 2025, elle devient le premier marché européen de Resuinsa après l’Espagne, avec une progression annuelle de 17 %.
Certaines zones enregistrent des hausses particulièrement marquées, notamment les Pyrénées-Atlantiques (+70 %), les Hauts-de-Seine (+76 %) et la Savoie (+38 %). Des performances qui confirment l’intérêt d’une stratégie de présence locale auprès des acteurs de l’hôtellerie.
L’expertise de l’hôtellerie espagnole comme levier
Cette dynamique s’appuie sur un savoir-faire construit au contact du marché hôtelier espagnol, considéré comme l’un des plus exigeants et compétitifs au monde.
Au fil des années, l’entreprise y a développé des processus industriels et des capacités de production adaptés aux standards élevés de l’hôtellerie internationale, un atout aujourd’hui mobilisé pour accompagner les projets d’établissements dans de nombreux pays.
Un double anniversaire pour le groupe

La croissance actuelle intervient dans un contexte symbolique pour l’entreprise : Resuinsa célèbre ses 50 ans, tandis que Resuinsa Group fête son centenaire.
Fondé en 1926, ce groupe textile familial est aujourd’hui présent dans plus de 150 pays et structuré autour de plusieurs marques complémentaires couvrant les différents segments du textile hôtelier et décoratif : Resuinsa, Resuinsa Home, Carmela Martí Decoración et Martí Linen.
Une organisation qui illustre la volonté du groupe de continuer à accompagner l’expansion de l’hôtellerie internationale, en développant des solutions textiles adaptées aux attentes des établissements comme à celles de leurs clients.
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Blanchisserie industrielle : la bataille de l’attractivité s’organise
À l’heure où de nombreux secteurs industriels peinent à recruter, la filière de la location-entretien textile affiche clairement ses besoins : plus de 1 600 postes sont actuellement à pourvoir, dont près de la moitié en CDI. Le 18 mars prochain, 70 blanchisseries ouvriront leurs portes dans toute la France dans le cadre de l’opération « Visite ma blanchisserie », portée par le GEIST.
Au-delà de la dimension événementielle, cette initiative révèle un enjeu stratégique majeur : celui de l’attractivité et du renouvellement des compétences dans une industrie encore largement méconnue.Une filière industrielle solide… mais discrète
Avec un chiffre d’affaires cumulé de 2,52 milliards d’euros en 2024 et plus de 24 000 salariés, la location-entretien textile constitue un maillon essentiel de l’économie française. Présentes sur l’ensemble du territoire, les blanchisseries industrielles emploient en moyenne 120 personnes et assurent quotidiennement le traitement de plusieurs tonnes de textiles professionnels destinés à l’industrie, à la santé ou encore à l’hôtellerie-restauration.
Non délocalisable par nature, la filière repose sur un maillage territorial dense et sur des infrastructures industrielles lourdes. Pourtant, elle souffre encore d’un déficit de visibilité auprès du grand public — et plus particulièrement des jeunes actifs.

1 600 postes : un signal plus qu’un chiffre
Les 1 600 postes recensés à l’occasion de cette sixième édition ne constituent pas un simple indicateur conjoncturel. Ils traduisent une tension structurelle sur certains métiers clés :
- opérateurs de production,
- techniciens de maintenance,
- chauffeurs-livreurs.
Autant de fonctions indispensables à la continuité de la chaîne de traitement du linge et à la qualité du service rendu aux clients.
Dans un contexte de transformation industrielle (automatisation accrue, modernisation des outils, exigences environnementales renforcées), ces profils techniques deviennent stratégiques. L’enjeu n’est pas seulement de recruter, mais de recruter durablement.
Attirer les moins de 26 ans : un enjeu générationnel
Le focus mis cette année sur les jeunes de moins de 26 ans n’est pas anodin. Emplois saisonniers, jobs étudiants, alternance : la filière cherche à créer des points d’entrée progressifs vers des parcours professionnels plus structurés.
Cette démarche traduit une prise de conscience : le renouvellement générationnel ne se décrète pas. Il se construit. Et il suppose de mieux faire connaître des métiers souvent perçus comme techniques, exigeants, mais peu visibles. Or, dans les faits, la blanchisserie industrielle combine aujourd’hui logistique, automatisation, maintenance de pointe, gestion de flux et enjeux RSE. Des compétences qui résonnent pourtant avec les attentes contemporaines en matière d’industrie responsable et territoriale.
Au-delà des portes ouvertes : structurer l’image d’un secteur
L’opération « Visite ma blanchisserie » s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de valorisation des métiers. Les sessions de job dating organisées en parallèle des visites témoignent d’une volonté de passer de la découverte à l’action. Car derrière la communication, l’enjeu est clair : sécuriser la continuité opérationnelle des sites industriels, accompagner la modernisation technologique et préserver la compétitivité d’une filière intégrée au cœur de l’économie circulaire.
Dans un marché où la performance repose autant sur l’outil industriel que sur la qualité des équipes, l’attractivité devient un levier stratégique.
Une bataille collective
Reste une question centrale : ces initiatives ponctuelles suffiront-elles à inverser durablement la perception du secteur ?
La bataille de l’attractivité ne se joue pas uniquement lors d’une journée portes ouvertes. Elle se joue dans la durée : qualité de l’intégration, formation, évolution professionnelle, conditions de travail, valorisation des parcours.
La mobilisation de 70 sites constitue un signal fort. Elle traduit une volonté collective d’assumer la visibilité d’un secteur trop longtemps resté discret. Dans un contexte de tensions sur l’emploi industriel, la location-entretien textile ne cherche plus seulement à recruter. Elle cherche à se rendre visible, lisible et désirable. Et c’est peut-être là le véritable enjeu de cette sixième édition.
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Inforum : une transmission dans la continuité, une modernisation assumée
Après plus de trente ans d’histoire familiale et une décennie de structuration et d’innovation, Inforum ouvre un nouveau chapitre. David Berardozzi passe le relais à Alexandre Gautier-Gander, déjà impliqué aux côtés des équipes depuis deux ans. Une transmission préparée, pensée dans la continuité des valeurs fondatrices de l’entreprise, mais aussi tournée vers l’accélération technologique et les nouveaux défis du secteur de l’entretien textile. Rencontre croisée autour d’un passage de flambeau stratégique.

David Berardozzi Inforum entre dans un nouveau chapitre. À quel moment avez-vous senti que la transmission devenait une évidence ?
La décision s’est imposée en novembre dernier, au terme d’une réflexion commune sur nos priorités de vie avec mon épouse Claire, qui est aussi notre DAF. L’entreprise étant adossée au groupe Everfield depuis deux ans, elle bénéficiait déjà d’une structure pérenne et d’un écosystème européen solide. Le contexte professionnel était donc idéal pour envisager cette transition. Surtout, j’avais à mes côtés Alexandre : en voyant à quel point il comprenait notre ADN et partageait nos valeurs, la transmission est devenue une évidence. Le successeur idéal était déjà là.Reprendre puis diriger l’entreprise fondée par votre père donne forcément une perspective particulière. Comment cette histoire familiale a-t-elle façonné votre manière de diriger ?
Elle a forgé ma culture de l’effort et du terrain. J’ai dirigé Inforum avec mon « bâton de pèlerin », en gardant toujours à l’esprit la réalité quotidienne des exploitants. J’ai connu l’époque où je pouvais câbler moi-même des armoires électriques le matin avant d’aller négocier un contrat l’après-midi. Cette histoire m’a appris à ne jamais me déconnecter de la réalité concrète de nos clients.Qu’avez-vous cherché à préserver en priorité dans cette transmission ?
Notre posture : être bien plus qu’un simple fournisseur, mais un véritable partenaire, partie prenante de l’écosystème de l’entretien textile. J’ai toujours eu une conviction profonde : si nos clients vont mal, nous allons mal. C’est ce qui nous a poussés à nous investir bien au-delà du simple cadre logiciel. Je pense notamment à notre engagement ferme auprès du CTTN et de la FFPB pour cofinancer et maintenir pendant plus de 5 ans l’expérience Clean & Collect. L’objectif n’était pas seulement de tester de nouveaux canaux de vente en ligne pour les pressings, mais aussi de lutter activement contre l’ubérisation de notre secteur. C’est cet engagement total et sincère envers la profession que je voulais sécuriser. Alexandre l’a parfaitement intégré.Quel regard portez-vous sur l’évolution d’Inforum ces dernières années ?
Un regard extrêmement fier ! Nous sommes passés d’une petite structure presque artisanale à une entreprise très structurée, dotée d’une équipe formidable dont certains piliers m’accompagnent depuis plus de 10 ans. Nous avons réussi le virage technologique du SaaS et des abonnements avec nos solutions BrooClean et GestiClean, tout en maintenant une croissance soutenue, sans jamais perdre notre âme.Qu’est-ce qui, selon vous, distingue aujourd’hui Inforum dans le paysage de l’entretien textile ? C’est d’abord notre ancrage viscéral dans ce métier. Nous n’avons pas découvert le pressing et la blanchisserie par hasard ! L’histoire remonte à ma grand-mère qui a démarré dans ce domaine à son arrivée d’Italie en France. Mon père a ensuite repris l’activité avec mon oncle, et a créé les premiers logiciels pour soutenir la structure familiale. Moi-même, j’ai travaillé dans la blanchisserie familiale pendant des années, tous les samedis et pendant mes congés scolaires ! Nous connaissons donc parfaitement cet environnement, ses contraintes et ses réalités. Nous avons créé des outils parfaitement adaptés à ce que nous vivions de l’intérieur.
Mais au-delà de cet ADN, ce qui nous distingue aujourd’hui, c’est notre hyper-spécialisation assumée. Nous avons fait le choix de constituer une équipe d’experts dédiée à 100 % à cette niche. Là où beaucoup d’éditeurs échouent faute de moyens ou de volonté, notre pari stratégique a été d’investir massivement dans les véritables facteurs clés de succès de notre secteur : la R&D, l’accompagnement client et un support technique d’excellence.Si vous deviez identifier une transformation majeure que vous avez accompagnée, laquelle serait-elle ?
C’est la transformation du quotidien des exploitants. De manière très prosaïque, le temps d’un dirigeant est précieux. Notre plus grande victoire est de lui en redonner. Là où l’établissement de la facturation client sacrifiait souvent les week-ends des gérants, cela se fait aujourd’hui en un clic et en quelques minutes. Nous avons fiabilisé les process de bout en bout, de la réception du linge à sa restitution, avec des outils pensés pour une prise en main ultra-rapide par les nouveaux salariés. Nous sommes passés de la simple caisse enregistreuse au véritable système nerveux de l’entreprise.Comment percevez-vous les mutations actuelles du secteur (énergie, RSE, attractivité des métiers…) ?
Le secteur traverse des défis intenses, particulièrement sur l’attractivité. C’est pourquoi nos outils doivent faciliter l’intégration rapide des équipes. Sur le plan de la RSE, c’est un engagement qui dépasse les mots chez Inforum. En interne, nous avions mis en place le télétravail bien avant qu’il ne s’impose avec le Covid, ainsi que des horaires souples dans le respect absolu du service rendu à nos clients. Sur le plan sociétal, au-delà de notre forte présence dans les ESAT avec BrooClean, nous sommes engagés de longue date auprès de la Fondation Kunz ou de Vaincre la Mucoviscidose, en tant que donateurs mais aussi bénévoles. Récemment, la grande majorité de l’équipe s’est mobilisée pour organiser l’Arbre de Noël des familles touchées par la Mucoviscidose en Auvergne-Rhône-Alpes. Un moment de cohésion extraordinaire qui montre bien nos valeurs.Quels défis stratégiques devront être relevés dans les prochaines années ?
Le grand défi sera d’accompagner la modernisation technologique du secteur. Nous sommes d’ailleurs en plein renouveau de notre offre back-office, avec des fonctionnalités très modernes pour encourager l’omnicanalité, et même l’intégration des intelligences artificielles (LLM). L’avenir immédiat, c’est notamment le lancement de « GestiClean Suite », avec une interface complètement repensée et de nombreuses améliorations. Notre mission stratégique sera d’accompagner le déploiement de ces innovations chez nos clients, dont certains nouveaux venus sont absolument stratégiques pour l’avenir de la profession, sous l’impulsion de la nouvelle équipe dirigeante.
Alexandre Gautier-Gander Vous connaissez Inforum depuis deux ans déjà. Qu’est-ce qui vous a convaincu que le moment était venu d’aller plus loin ?
J’ai passé trois ans chez Everfield comme Business Partner, ce qui m’a permis d’accompagner 6 éditeurs de logiciels français sur la définition de leur stratégie et leurs projets de croissance. Ce type de rôle permet de voir beaucoup de choses en peu de temps concernant la gestion d’une entreprise comme Inforum, et est un bon tremplin vers des postes de direction. Quand David a annoncé son départ et m’a parlé de l’opportunité de prendre sa suite, je n’ai donc pas hésité. J’ai énormément apprécié travailler avec les équipes d’Inforum pendant ces deux dernières années, et je suis convaincu qu’Inforum peut jouer un rôle clé dans la réussite des professionnels du textile.Comment décririez-vous l’ADN de l’entreprise ?
L’ADN d’Inforum, c’est d’abord une attention toute particulière à l’équipe, qui est le pilier de la réussite de l’entreprise et nous permet de continuer à capitaliser sur 30 ans d’expertise sur notre marché. C’est aussi une culture forte d’écoute attentive de nos clients et de nos partenaires, aussi bien du point de vue développement produit qu’au niveau du support. Le secteur fait face à de nombreux défis avec un contexte réglementaire et économique changeant, et notre objectif est de contribuer à la tranquillité de nos clients.Que représente pour vous le fait de succéder à une direction familiale historique ?
C’est à la fois un grand honneur et une forte responsabilité. La famille Berardozzi a construit une forte relation de confiance de plus de trente ans avec ses clients et partenaires. Mon rôle est de préserver cette expérience, en garantissant une transition en douceur. Cela fait deux ans que je travaille étroitement avec David, ce qui a permis de bien préparer ce passage de flambeau.Parlez-vous plutôt de continuité ou d’évolution ?
Mon rôle est d’abord d’assurer une continuité rassurante pour nos clients et partenaires, en m’appuyant sur l’immense expérience de nos équipes. Nous allons ensuite accélérer l’intégration d’outils modernes pour que nos solutions s’adaptent plus vite aux attentes de nos clients qui évoluent. Les développements engagés se poursuivent, et nous avons pour objectif de les accélérer.Quelles seront vos priorités dès cette première année ?
Ma première priorité est l’organisation interne : assurer la continuité opérationnelle après le départ de David, et renforcer les compétences de nos équipes face à une demande en hausse. Ensuite, les développements produits se poursuivent autour de trois axes : l’ajout de nouvelles fonctionnalités attendues par nos clients, la garantie de leur conformité réglementaire, et l’intégration croissante d’outils IA à nos processus internes.Où souhaitez-vous positionner Inforum à horizon 3 à 5 ans ?
Nous souhaitons renforcer le positionnement d’Inforum comme partenaire technologique incontournable des professionnels du textile. Cela passe par être à la pointe des usages (pilotage à distance, intégration du paiement, nouvelles fonctionnalités IA pertinentes pour le secteur), mais aussi par le fait de représenter un « bouclier » solide sur la conformité réglementaire.Dans un contexte de transformation rapide, quel rôle Inforum peut-il jouer auprès des professionnels ?
Notre rôle est d’anticiper ces transformations et de sécuriser leurs pratiques. Nous sommes en veille permanente pour décrypter le contexte législatif mouvant et nous saisir des nouvelles opportunités technologiques. Le groupe dont nous faisons partie, Everfield, joue également un rôle important pour accélérer notre modernisation et assurer notre mise en conformité.Comment renforcer encore la valeur ajoutée et l’impact d’Inforum ?
Nous renforçons déjà régulièrement la valeur de nos produits en continuant à améliorer leur ergonomie et leurs fonctionnalités sur la base des retours de nos clients. Dans cette lignée, l’un de nos objectifs est de mettre plus facilement à disposition de nos utilisateurs les données de consommation de leurs clients, afin de leur permettre de faire des offres attractives et personnalisées à ces derniers.
Au-delà d’un simple changement de direction, cette transmission marque une étape structurante pour un acteur profondément ancré dans son marché. Fidèle à son histoire familiale, mais désormais intégré dans un écosystème européen solide, Inforum aborde cette nouvelle phase avec une ambition claire : conjuguer continuité et accélération.
La transition n’est ni une rupture ni un virage stratégique, mais une amplification. Dans un contexte où les professionnels de l’entretien textile doivent composer avec modernisation technologique, exigences réglementaires et enjeux d’attractivité, le rôle d’un partenaire logiciel dépasse largement la gestion opérationnelle. Pour la nouvelle équipe dirigeante, la feuille de route est assumée : sécuriser, accompagner, anticiper — et continuer à faire gagner du temps et de la sérénité aux exploitants. Car derrière les solutions logicielles, c’est bien la structuration et la pérennité d’un secteur tout entier qui se jouent. Et dans une profession en mutation, la stabilité d’un partenaire engagé reste un levier éminemment stratégique. -
Textile hôtelier : Resuinsa remplace le plastique par la circularité
Alors que la majorité des établissements hôteliers ont supprimé les plastiques à usage unique visibles par le client, un usage persiste en coulisses : les sacs plastiques destinés à protéger couvertures, oreillers, édredons et accessoires textiles en réserve.
Resuinsa annonce aujourd’hui une alternative concrète : des housses textiles réutilisables fabriquées à partir de fibres recyclées issues de textiles hôteliers en fin de vie. Pour le fabricant, cette innovation ne constitue pas un simple changement d’emballage. Elle matérialise une évolution structurelle : intégrer la circularité à chaque étape du cycle de vie textile.La démarche de Resuinsa repose sur un principe clair : les textiles hôteliers usagés deviennent une ressource.
Collectés en fin d’usage, ces produits sont transformés en fibres recyclées, puis réintégrés dans la fabrication de nouvelles housses de protection écoconçues. Ces dernières remplacent les emballages plastiques traditionnels tout en assurant les mêmes fonctions de protection et de stockage. Ainsi, le cycle se referme, de la production textile à l’usage hôtelier, à la fin de vie au recyclage matière et à la nouvelle application textile.
Dans un contexte où la réglementation européenne pousse à la réduction des déchets et à l’augmentation des taux de recyclage, cette approche illustre concrètement la logique d’économie circulaire appliquée au textile professionnel.


Une réponse alignée avec les exigences environnementales actuelles
Lavables, résistantes et réutilisables, ces housses post-consumer s’intègrent aux processus internes des établissements et des prestataires textiles. Elles permettent :
- La suppression d’un flux plastique encore présent dans les réserves
- La réduction des déchets d’emballage
- L’optimisation de la durée de vie des textiles protégés
- Une cohérence accrue des politiques RSE
Pour la filière — fabricants, distributeurs, hôteliers et blanchisseurs — l’enjeu dépasse le produit. Il s’agit de repenser la responsabilité collective sur l’ensemble du cycle de vie.
Comme le souligne Félix Martí, directeur général de Resuinsa :
« Chaque hôtel décide de l’empreinte qu’il souhaite laisser ; notre mission est de proposer des alternatives qui rendent ce chemin plus responsable. »Une évolution qui dépasse le discours
Présente dans plus de 150 pays, Resuinsa inscrit cette innovation dans une stratégie plus large : transformer les déchets textiles issus de l’hôtellerie en nouvelles matières premières, et intégrer la circularité dans le quotidien opérationnel des établissements.
La transition écologique du textile hôtelier ne se joue plus uniquement sur la qualité des fibres ou la durabilité des produits. Elle se joue dans la capacité à réduire les flux invisibles, à fermer les boucles matière et à intégrer la circularité dans le quotidien opérationnel.
Moins de plastique.
Plus de matière recyclée.
Une responsabilité partagée à l’échelle de toute la filière.Pourquoi la REP textile change la donne
La Responsabilité Élargie du Producteur (REP) impose aux metteurs sur le marché de prendre en charge la fin de vie des produits textiles.
Concrètement, cela signifie :
- Financement de la collecte et du tri
- Objectifs de réemploi et de recyclage
- Incitations à l’écoconception
- Traçabilité accrue des flux
Dans ce contexte, les initiatives qui intègrent dès l’amont la valorisation matière des textiles professionnels prennent une dimension stratégique.Transformer des textiles hôteliers usagés en nouvelles housses réutilisables ne relève plus uniquement d’une démarche RSE volontaire : cela anticipe un modèle où la fin de vie devient une responsabilité économique structurante.

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MOLINEL LANCE KARELINE, UNE NOUVELLE GAMME RESPONSABLE POUR LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ
Molinel, spécialiste français du vêtement professionnel, lance Kareline, une nouvelle gamme destinée aux professionnels de santé. Conçue en polyester recyclé, viscose EcoVero™ et stretch, la gamme associe confort, liberté de mouvement et durabilité, pour un usage quotidien en cabinet comme en officine. Elle s’inscrit dans la transformation progressive des collections de la marque pour réduire son impact environnemental.
Une innovation matière
Avec Kareline, Molinel a fait le choix de matières à impact environnemental réduit, sélectionnées pour répondre aux exigences d’un usage professionnel quotidien. La gamme est confectionnée dans un sergé associant :
- Polyester recyclé, issu de bouteilles plastiques post-consumer d’origine européenne, assurant résistance, tenue et facilité d’entretien
- Viscose EcoVero™ Lenzing™, douce et souple, favorisant l’évacuation de l’humidité
- Elasthanne qui garantit un stretch optimal et un maintien irréprochable.
La fabrication en zone Euromed permet à Molinel de s’appuyer sur une chaîne d’approvisionnement maîtrisée, cohérente avec sa démarche de responsabilité globale.
ECOVERO par LENZING – Une viscose responsable
Elle est produite selon un procédé optimisé qui permet de réduire jusqu’à 50 % les émissions de CO₂ et la consommation d’eau par rapport à une viscose conventionnelle. La fibre est issue de bois provenant de forêts gérées durablement, certifiées FSC® ou PEFC, et bénéficie d’une traçabilité renforcée tout au long de la chaîne de valeur.
Elle est par ailleurs certifiée par l’Écolabel européen, qui atteste du respect de critères environnementaux stricts sur l’ensemble du cycle de production.
Une conception inspirée du prêt-à-porter
Kareline a été conçue pour les professionnels de santé, avec un travail spécifique sur l’ergonomie inspirée des codes du prêt-à-porter.
Elle associe des lignes actuelles à des matières souples, pour une grande liberté de mouvement. Fonctionnelle, elle est équipée de nombreux accessoires : nombreuses poches, cordon de serrage, portebadge.
Déclinée en modèles homme et femme, avec tuniques et pantalons dissociables, la gamme permet d’équiper des équipes mixtes. Les coloris gris minéral et rose poudré ont été développés spécifiquement pour Kareline.
(Source : communiqué de presse)