Catégorie : Management & RH

  • Blanchisserie industrielle : la bataille de l’attractivité s’organise

    À l’heure où de nombreux secteurs industriels peinent à recruter, la filière de la location-entretien textile affiche clairement ses besoins : plus de 1 600 postes sont actuellement à pourvoir, dont près de la moitié en CDI. Le 18 mars prochain, 70 blanchisseries ouvriront leurs portes dans toute la France dans le cadre de l’opération « Visite ma blanchisserie », portée par le GEIST.
    Au-delà de la dimension événementielle, cette initiative révèle un enjeu stratégique majeur : celui de l’attractivité et du renouvellement des compétences dans une industrie encore largement méconnue.

    Une filière industrielle solide… mais discrète

    Avec un chiffre d’affaires cumulé de 2,52 milliards d’euros en 2024 et plus de 24 000 salariés, la location-entretien textile constitue un maillon essentiel de l’économie française. Présentes sur l’ensemble du territoire, les blanchisseries industrielles emploient en moyenne 120 personnes et assurent quotidiennement le traitement de plusieurs tonnes de textiles professionnels destinés à l’industrie, à la santé ou encore à l’hôtellerie-restauration.

    Non délocalisable par nature, la filière repose sur un maillage territorial dense et sur des infrastructures industrielles lourdes. Pourtant, elle souffre encore d’un déficit de visibilité auprès du grand public — et plus particulièrement des jeunes actifs.

    1 600 postes : un signal plus qu’un chiffre

    Les 1 600 postes recensés à l’occasion de cette sixième édition ne constituent pas un simple indicateur conjoncturel. Ils traduisent une tension structurelle sur certains métiers clés :

    • opérateurs de production,
    • techniciens de maintenance,
    • chauffeurs-livreurs.

    Autant de fonctions indispensables à la continuité de la chaîne de traitement du linge et à la qualité du service rendu aux clients.

    Dans un contexte de transformation industrielle (automatisation accrue, modernisation des outils, exigences environnementales renforcées), ces profils techniques deviennent stratégiques. L’enjeu n’est pas seulement de recruter, mais de recruter durablement.

    Attirer les moins de 26 ans : un enjeu générationnel

    Le focus mis cette année sur les jeunes de moins de 26 ans n’est pas anodin. Emplois saisonniers, jobs étudiants, alternance : la filière cherche à créer des points d’entrée progressifs vers des parcours professionnels plus structurés.

    Cette démarche traduit une prise de conscience : le renouvellement générationnel ne se décrète pas. Il se construit. Et il suppose de mieux faire connaître des métiers souvent perçus comme techniques, exigeants, mais peu visibles. Or, dans les faits, la blanchisserie industrielle combine aujourd’hui logistique, automatisation, maintenance de pointe, gestion de flux et enjeux RSE. Des compétences qui résonnent pourtant avec les attentes contemporaines en matière d’industrie responsable et territoriale.

    Au-delà des portes ouvertes : structurer l’image d’un secteur

    L’opération « Visite ma blanchisserie » s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de valorisation des métiers. Les sessions de job dating organisées en parallèle des visites témoignent d’une volonté de passer de la découverte à l’action. Car derrière la communication, l’enjeu est clair : sécuriser la continuité opérationnelle des sites industriels, accompagner la modernisation technologique et préserver la compétitivité d’une filière intégrée au cœur de l’économie circulaire.

    Dans un marché où la performance repose autant sur l’outil industriel que sur la qualité des équipes, l’attractivité devient un levier stratégique.

    Une bataille collective

    Reste une question centrale : ces initiatives ponctuelles suffiront-elles à inverser durablement la perception du secteur ?

    La bataille de l’attractivité ne se joue pas uniquement lors d’une journée portes ouvertes. Elle se joue dans la durée : qualité de l’intégration, formation, évolution professionnelle, conditions de travail, valorisation des parcours.

    La mobilisation de 70 sites constitue un signal fort. Elle traduit une volonté collective d’assumer la visibilité d’un secteur trop longtemps resté discret. Dans un contexte de tensions sur l’emploi industriel, la location-entretien textile ne cherche plus seulement à recruter. Elle cherche à se rendre visible, lisible et désirable. Et c’est peut-être là le véritable enjeu de cette sixième édition.

  • Inforum : une transmission dans la continuité, une modernisation assumée

    Après plus de trente ans d’histoire familiale et une décennie de structuration et d’innovation, Inforum ouvre un nouveau chapitre. David Berardozzi passe le relais à Alexandre Gautier-Gander, déjà impliqué aux côtés des équipes depuis deux ans. Une transmission préparée, pensée dans la continuité des valeurs fondatrices de l’entreprise, mais aussi tournée vers l’accélération technologique et les nouveaux défis du secteur de l’entretien textile. Rencontre croisée autour d’un passage de flambeau stratégique.

    David Berardozzi

    Inforum entre dans un nouveau chapitre. À quel moment avez-vous senti que la transmission devenait une évidence ?
    La décision s’est imposée en novembre dernier, au terme d’une réflexion commune sur nos priorités de vie avec mon épouse Claire, qui est aussi notre DAF. L’entreprise étant adossée au groupe Everfield depuis deux ans, elle bénéficiait déjà d’une structure pérenne et d’un écosystème européen solide. Le contexte professionnel était donc idéal pour envisager cette transition. Surtout, j’avais à mes côtés Alexandre : en voyant à quel point il comprenait notre ADN et partageait nos valeurs, la transmission est devenue une évidence. Le successeur idéal était déjà là.

    Reprendre puis diriger l’entreprise fondée par votre père donne forcément une perspective particulière. Comment cette histoire familiale a-t-elle façonné votre manière de diriger ?
    Elle a forgé ma culture de l’effort et du terrain. J’ai dirigé Inforum avec mon « bâton de pèlerin », en gardant toujours à l’esprit la réalité quotidienne des exploitants. J’ai connu l’époque où je pouvais câbler moi-même des armoires électriques le matin avant d’aller négocier un contrat l’après-midi. Cette histoire m’a appris à ne jamais me déconnecter de la réalité concrète de nos clients.

    Qu’avez-vous cherché à préserver en priorité dans cette transmission ?
    Notre posture : être bien plus qu’un simple fournisseur, mais un véritable partenaire, partie prenante de l’écosystème de l’entretien textile. J’ai toujours eu une conviction profonde : si nos clients vont mal, nous allons mal. C’est ce qui nous a poussés à nous investir bien au-delà du simple cadre logiciel. Je pense notamment à notre engagement ferme auprès du CTTN et de la FFPB pour cofinancer et maintenir pendant plus de 5 ans l’expérience Clean & Collect. L’objectif n’était pas seulement de tester de nouveaux canaux de vente en ligne pour les pressings, mais aussi de lutter activement contre l’ubérisation de notre secteur. C’est cet engagement total et sincère envers la profession que je voulais sécuriser. Alexandre l’a parfaitement intégré.

    Quel regard portez-vous sur l’évolution d’Inforum ces dernières années ?
    Un regard extrêmement fier ! Nous sommes passés d’une petite structure presque artisanale à une entreprise très structurée, dotée d’une équipe formidable dont certains piliers m’accompagnent depuis plus de 10 ans. Nous avons réussi le virage technologique du SaaS et des abonnements avec nos solutions BrooClean et GestiClean, tout en maintenant une croissance soutenue, sans jamais perdre notre âme.

    Qu’est-ce qui, selon vous, distingue aujourd’hui Inforum dans le paysage de l’entretien textile ? C’est d’abord notre ancrage viscéral dans ce métier. Nous n’avons pas découvert le pressing et la blanchisserie par hasard ! L’histoire remonte à ma grand-mère qui a démarré dans ce domaine à son arrivée d’Italie en France. Mon père a ensuite repris l’activité avec mon oncle, et a créé les premiers logiciels pour soutenir la structure familiale. Moi-même, j’ai travaillé dans la blanchisserie familiale pendant des années, tous les samedis et pendant mes congés scolaires ! Nous connaissons donc parfaitement cet environnement, ses contraintes et ses réalités. Nous avons créé des outils parfaitement adaptés à ce que nous vivions de l’intérieur.
    Mais au-delà de cet ADN, ce qui nous distingue aujourd’hui, c’est notre hyper-spécialisation assumée. Nous avons fait le choix de constituer une équipe d’experts dédiée à 100 % à cette niche. Là où beaucoup d’éditeurs échouent faute de moyens ou de volonté, notre pari stratégique a été d’investir massivement dans les véritables facteurs clés de succès de notre secteur : la R&D, l’accompagnement client et un support technique d’excellence.

    Si vous deviez identifier une transformation majeure que vous avez accompagnée, laquelle serait-elle ?
    C’est la transformation du quotidien des exploitants. De manière très prosaïque, le temps d’un dirigeant est précieux. Notre plus grande victoire est de lui en redonner. Là où l’établissement de la facturation client sacrifiait souvent les week-ends des gérants, cela se fait aujourd’hui en un clic et en quelques minutes. Nous avons fiabilisé les process de bout en bout, de la réception du linge à sa restitution, avec des outils pensés pour une prise en main ultra-rapide par les nouveaux salariés. Nous sommes passés de la simple caisse enregistreuse au véritable système nerveux de l’entreprise.

    Comment percevez-vous les mutations actuelles du secteur (énergie, RSE, attractivité des métiers…) ?
    Le secteur traverse des défis intenses, particulièrement sur l’attractivité. C’est pourquoi nos outils doivent faciliter l’intégration rapide des équipes. Sur le plan de la RSE, c’est un engagement qui dépasse les mots chez Inforum. En interne, nous avions mis en place le télétravail bien avant qu’il ne s’impose avec le Covid, ainsi que des horaires souples dans le respect absolu du service rendu à nos clients. Sur le plan sociétal, au-delà de notre forte présence dans les ESAT avec BrooClean, nous sommes engagés de longue date auprès de la Fondation Kunz ou de Vaincre la Mucoviscidose, en tant que donateurs mais aussi bénévoles. Récemment, la grande majorité de l’équipe s’est mobilisée pour organiser l’Arbre de Noël des familles touchées par la Mucoviscidose en Auvergne-Rhône-Alpes. Un moment de cohésion extraordinaire qui montre bien nos valeurs.

    Quels défis stratégiques devront être relevés dans les prochaines années ?
    Le grand défi sera d’accompagner la modernisation technologique du secteur. Nous sommes d’ailleurs en plein renouveau de notre offre back-office, avec des fonctionnalités très modernes pour encourager l’omnicanalité, et même l’intégration des intelligences artificielles (LLM). L’avenir immédiat, c’est notamment le lancement de « GestiClean Suite », avec une interface complètement repensée et de nombreuses améliorations. Notre mission stratégique sera d’accompagner le déploiement de ces innovations chez nos clients, dont certains nouveaux venus sont absolument stratégiques pour l’avenir de la profession, sous l’impulsion de la nouvelle équipe dirigeante.

    Alexandre Gautier-Gander

    Vous connaissez Inforum depuis deux ans déjà. Qu’est-ce qui vous a convaincu que le moment était venu d’aller plus loin ?
    J’ai passé trois ans chez Everfield comme Business Partner, ce qui m’a permis d’accompagner 6 éditeurs de logiciels français sur la définition de leur stratégie et leurs projets de croissance. Ce type de rôle permet de voir beaucoup de choses en peu de temps concernant la gestion d’une entreprise comme Inforum, et est un bon tremplin vers des postes de direction. Quand David a annoncé son départ et m’a parlé de l’opportunité de prendre sa suite, je n’ai donc pas hésité. J’ai énormément apprécié travailler avec les équipes d’Inforum pendant ces deux dernières années, et je suis convaincu qu’Inforum peut jouer un rôle clé dans la réussite des professionnels du textile.

    Comment décririez-vous l’ADN de l’entreprise ?
    L’ADN d’Inforum, c’est d’abord une attention toute particulière à l’équipe, qui est le pilier de la réussite de l’entreprise et nous permet de continuer à capitaliser sur 30 ans d’expertise sur notre marché. C’est aussi une culture forte d’écoute attentive de nos clients et de nos partenaires, aussi bien du point de vue développement produit qu’au niveau du support. Le secteur fait face à de nombreux défis avec un contexte réglementaire et économique changeant, et notre objectif est de contribuer à la tranquillité de nos clients.

    Que représente pour vous le fait de succéder à une direction familiale historique ?
    C’est à la fois un grand honneur et une forte responsabilité. La famille Berardozzi a construit une forte relation de confiance de plus de trente ans avec ses clients et partenaires. Mon rôle est de préserver cette expérience, en garantissant une transition en douceur. Cela fait deux ans que je travaille étroitement avec David, ce qui a permis de bien préparer ce passage de flambeau.

    Parlez-vous plutôt de continuité ou d’évolution ?
    Mon rôle est d’abord d’assurer une continuité rassurante pour nos clients et partenaires, en m’appuyant sur l’immense expérience de nos équipes. Nous allons ensuite accélérer l’intégration d’outils modernes pour que nos solutions s’adaptent plus vite aux attentes de nos clients qui évoluent. Les développements engagés se poursuivent, et nous avons pour objectif de les accélérer.

    Quelles seront vos priorités dès cette première année ?
    Ma première priorité est l’organisation interne : assurer la continuité opérationnelle après le départ de David, et renforcer les compétences de nos équipes face à une demande en hausse. Ensuite, les développements produits se poursuivent autour de trois axes : l’ajout de nouvelles fonctionnalités attendues par nos clients, la garantie de leur conformité réglementaire, et l’intégration croissante d’outils IA à nos processus internes.

    Où souhaitez-vous positionner Inforum à horizon 3 à 5 ans ?
    Nous souhaitons renforcer le positionnement d’Inforum comme partenaire technologique incontournable des professionnels du textile. Cela passe par être à la pointe des usages (pilotage à distance, intégration du paiement, nouvelles fonctionnalités IA pertinentes pour le secteur), mais aussi par le fait de représenter un « bouclier » solide sur la conformité réglementaire.

    Dans un contexte de transformation rapide, quel rôle Inforum peut-il jouer auprès des professionnels ?
    Notre rôle est d’anticiper ces transformations et de sécuriser leurs pratiques. Nous sommes en veille permanente pour décrypter le contexte législatif mouvant et nous saisir des nouvelles opportunités technologiques. Le groupe dont nous faisons partie, Everfield, joue également un rôle important pour accélérer notre modernisation et assurer notre mise en conformité.

    Comment renforcer encore la valeur ajoutée et l’impact d’Inforum ?
    Nous renforçons déjà régulièrement la valeur de nos produits en continuant à améliorer leur ergonomie et leurs fonctionnalités sur la base des retours de nos clients. Dans cette lignée, l’un de nos objectifs est de mettre plus facilement à disposition de nos utilisateurs les données de consommation de leurs clients, afin de leur permettre de faire des offres attractives et personnalisées à ces derniers.


      Au-delà d’un simple changement de direction, cette transmission marque une étape structurante pour un acteur profondément ancré dans son marché. Fidèle à son histoire familiale, mais désormais intégré dans un écosystème européen solide, Inforum aborde cette nouvelle phase avec une ambition claire : conjuguer continuité et accélération.
      La transition n’est ni une rupture ni un virage stratégique, mais une amplification. Dans un contexte où les professionnels de l’entretien textile doivent composer avec modernisation technologique, exigences réglementaires et enjeux d’attractivité, le rôle d’un partenaire logiciel dépasse largement la gestion opérationnelle. Pour la nouvelle équipe dirigeante, la feuille de route est assumée : sécuriser, accompagner, anticiper — et continuer à faire gagner du temps et de la sérénité aux exploitants. Car derrière les solutions logicielles, c’est bien la structuration et la pérennité d’un secteur tout entier qui se jouent. Et dans une profession en mutation, la stabilité d’un partenaire engagé reste un levier éminemment stratégique.

    1. Jeûne, vigilance et sécurité : un enjeu RH souvent sous-estimé en blanchisserie

      Travail physique, chaleur, rythmes soutenus : la blanchisserie industrielle cumule des contraintes qui exigent vigilance et endurance. À certaines périodes de l’année, des salariés peuvent pratiquer le jeûne à l’occasion notamment du Ramadan et du Carême, sans que cela soit toujours anticipé dans l’organisation du travail. Pour les services RH et les responsables de site, la question n’est pas culturelle ou religieuse, mais bien préventive et managériale.

      Un facteur humain à intégrer dans l’évaluation des risques

      Le jeûne peut entraîner fatigue, baisse de concentration ou déshydratation, notamment en fin de poste. Dans un environnement de blanchisserie industrielle — manipulation du linge, manutention répétée, machines automatisées, zones chaudes, station debout — ces effets peuvent accroître le risque d’erreurs ou d’accidents.
      Sans viser une approche médicale, il s’agit pour l’employeur d’intégrer cette réalité au même titre que d’autres facteurs humains influençant la sécurité au travail.

      Un sujet RH avant tout organisationnel

      La prévention repose avant tout sur l’anticipation et le dialogue. Identifier les postes les plus exposés, informer l’encadrement de proximité et encourager une communication ouverte permettent d’adapter temporairement l’organisation, sans perturber la production.
      L’objectif n’est pas de contrôler, mais de préserver la sécurité collective tout en respectant les choix individuels.

      Des ajustements simples et pragmatiques

      En blanchisserie, plusieurs leviers peuvent être actionnés :

      • réorganiser ponctuellement certaines tâches les plus physiques ou les plus exigeantes,
      • adapter les horaires ou la répartition des postes sur la journée,
      • renforcer la vigilance sur les pauses et la récupération,
      • rappeler les règles de sécurité et les signaux d’alerte liés à la fatigue.

      Ces ajustements, souvent légers, contribuent à limiter les risques tout en envoyant un message clair : la prévention passe aussi par la prise en compte des réalités humaines du terrain. Autre adaptation possible : réduire le temps de pause du midi. En passant en journée continue, on réduit l’amplitude du temps de travail et on permet au salarié d’aller se reposer plus tôt à son domicile. Attention, il faut quand même respecter au moins la règle des 20 minutes de pause toutes les 6 heures de travail consécutives (Code du travail, art. L. 3121-16).

      Sécurité et climat social : un équilibre gagnant

      Aborder le jeûne sous l’angle de la prévention permet d’éviter les malentendus et les tensions. En blanchisserie industrielle, où la fidélisation et l’engagement des équipes sont des enjeux majeurs, cette approche renforce la confiance et la cohésion.
      Une preuve supplémentaire que la prévention des risques professionnels est aussi un levier de management et de performance durable !


      MEMO
      Le Code du travail oblige l’employeur à protéger la santé et la sécurité de ses salariés, en évaluant les risques et en mettant en place des mesures appropriées. Favoriser le dialogue social et l’anticipation collective permet non seulement de réduire les accidents mais aussi de renforcer la cohésion d’équipe et la qualité de vie au travail — deux enjeux forts en blanchisserie industrielle. La prévention devient ici un levier RH stratégique, généralement peu coûteux mais fortement impactant sur la satisfaction et la sécurité des salariés.
      Sans remettre en cause l’organisation de la production, plusieurs mesures pragmatiques peuvent être envisagées :

      ✔️ Aménagement des horaires
      — décaler les heures de travail pour réduire l’exposition pendant les plages les plus exigeantes,
      — proposer des plages horaires continues pour permettre un repos plus tôt.

      ✔️ Adaptation des tâches
      — affecter temporairement les salariés jeûnant à des postes moins pénibles ou moins risqués,
      — favoriser des missions d’observation ou de contrôle plutôt que des tâches physiques lourdes.

      ✔️ Renforcer les pauses et les points d’eau
      — encourager à bien s’hydrater avant le début du jeûne et à faire des pauses supplémentaires si possible,
      — rappeler l’importance du repos et de l’hygiène de vie pour assurer la concentration.

    2. Netexial prend son envol

      Changer de nom n’est jamais un acte anodin dans la vie d’une entreprise. C’est un moment où l’on accepte de se regarder en face, de mesurer ce que l’on veut continuer à porter et ce qu’il est temps de transformer. 
      Pour Initial Textile, désormais Netexial, cette évolution ne se résume pas à une nouvelle identité visuelle. Elle marque un repositionnement, une vision et une manière d’assumer plus clairement son rôle dans son secteur et dans son territoire.
      Nous avons rencontré l’équipe pour comprendre la logique derrière ce choix, la dynamique humaine qui l’accompagne et la trajectoire qu’il ouvre. Plus qu’un changement d’enseigne, c’est une histoire de sens, de projection et de responsabilité.

      Début octobre 2025, H.I.G. Capital finalisait le rachat d’Initial Textile France. A peine deux mois plus tard, l’ancienne activité de Rentokil affichait fièrement son indépendance à travers une nouvelle identité : Netexial. Mais quelle a donc été la première question que s’est posée l’équipe quand il a été décidé de changer le nom de l’entreprise ? « En fait, il y en a 4 ! indique Laure Brutinaud, directrice marketing de Netexial et membre du CODIR : comment trouver un nom qui soit à la fois dans la continuité de notre histoire et de notre culture ? Car oui, on change d’identité mais nous voulons vraiment conserver ce qui fait la valeur de l’entreprise : les femmes et les hommes qui la composent, leur expertise et leur engagement… Puis, comment trouver un nom qui soit tourné vers l’avenir ? Et comment faire pour que cela soit facilement mémorisable et prononçable ? Et enfin, comment trouver un nom adapté à l’international ? » Des questions propres à ancrer une nouvelle identité sans dénaturer l’ADN de l’entreprise finalement. Et aussi une opportunité pour « marquer la prise d’indépendance suite au rachat d’Initial Textile France par HIG, souligner le renouveau, l’arrivée de nouveaux projets, d’une nouvelle ère », précise Thomas Goupil, directeur commercial et membre du COMEX.

      Laure Brutinaud, directrice marketing de Netexial et membre du CODIR, et Thomas Goupil, directeur commercial et membre du COMEX.

      Une nouvelle identité pour marquer son indépendance

      Si on devait raconter ce rebranding non pas comme une décision stratégique, mais comme une histoire, le moment clé du récit serait-il celui de l’annonce officielle aux 2 500 collaborateurs ? « C’est un moment important, mais je dirais que c’est plutôt l’alignement parfait des remontées terrain qui a rendu cette nouvelle identité évidente », confie Thomas Goupil. Même si bien sûr, « il a fallu rassurer les équipes, expliquer, souligne Laure Brutinaud. Il y a eu un travail de co-construction conséquent en interne. Le fait d’impliquer tout le monde, y compris nos clients et nos fournisseurs, afin d’établir cette nouvelle identité, devrait contribuer à son appropriation. »

      Un projet co-construit

      Réfléchir à un nom, un logo, semble avoir été une véritable aventure collective, mais aussi une opportunité d’introspecter. « Notre premier constat était que nous ne sommes pas simplement un spécialiste de l’équipement de travail mais une vraie marque qui exprime son rôle dans la société. Nous souhaitions donc clarifier notre positionnement et l’affirmer avec notre nouvelle identité. Pour cela, nous avons travaillé avec l’agence de communication (NDLR : Publicis-Carré Noir) en favorisant une approche collaborative et de co-construction avec nos clients, les parties prenantes, nos collaborateurs sur l’ensemble du territoire… Nous les avons interrogés pour obtenir l’ADN de l’entreprise et capitaliser dessus, saisir leur vision de la société pour laquelle ils travaillent et l’ambition projetée », explique la directrice marketing. « Cette approche a permis de transcrire les remontées de l’intégralité de nos salariés, quelles que soient leurs fonctions. Nous sommes allés puiser l’information auprès d’eux. Nous avons découvert un incroyable alignement des valeurs dans l’entreprise, que même notre prestataire a souligné comme assez rare : expertise, savoir-faire, accompagnement au client – quelle que soit la fonction, le métier, le segment d’activité, quel que soit le lieu en France ! », s’exclame Thomas Goupil.

      De ce travail ressort une colonne vertébrale en trois axes qui sonnent comme autant de messages clés unanimement partagés :

      – Etre avant tout une entreprise de service, un partenaire-expert, pour qui l’équipement professionnel n’est pas une finalité mais un vecteur de performance, de confort et de confiance.

      – Etre un acteur profondément responsable : le choix de la durabilité, bien avant que cela ne devienne une norme.

      – Etre engagé dans la transformation, avec la notion d’innovation au service de l’usage et de l’expérience des clients.

      « Dès lors, nous avons voulu mettre l’humain au cœur. Au sens du collaborateur d’abord – cela fait plus de 100 ans que nous avons développé un vrai savoir-faire textile : nous changeons de nom mais nous conservons notre expertise. On vient même la renforcer avec cette nouvelle identité et nos ambitions. Nous souhaitions aussi confirmer notre rôle de conseil, notamment sur la partie technique, normative. Notre discours n’était pas suffisamment mis à l’écrit, donc l’idée était d’accompagner et d’avoir une réelle prise de parole, surtout avec les enjeux qui se dessinent, y compris à l’international. Nous souhaitions bien entendu continuer à accompagner nos clients, notamment sur l’expertise des vêtements EPI, de la salle propre, là où il y a le plus besoin de conseils et de protection pour les hommes et les femmes, les produits », détaille Laure Brutinaud.

      La suite s’est inscrite comme une évidence. Le travail de Publicis-Carré Noir a été de synthétiser toutes ces notions, ces valeurs, avec un cahier des charges clair. « On voulait un nom évocateur, simple, en un seul mot, adapté pour l’international et contemporain. »

      Les yeux les plus aguerris auront sans doute cerné la symbolique dans la signification du nom, mais aussi du logo. « On retrouve le « NET » en référence à la propreté, mais aussi l’honnêteté, la confiance, la transparence. Le « TEX », revient plus sur l’aspect textile et de tech- dans laquelle on retrouve notre volonté d’innovation. Enfin, la sonorité « Next -IAL », au-delà du clin d’œil angliciste pour ouvrir sur le monde, souligne bien que nous sommes sur une continuité : les valeurs d’Initial, son ADN, l’engagement de ses équipes fortes d’un savoir-faire que nous souhaitons conserver. C’est une nouvelle page qui s’écrit dans la continuité et qui assied la conviction que pour bien protéger ceux que nous équipons, nous devons faire davantage que livrer et nettoyer. C’est notre volonté, animée par notre connaissance du terrain, notre capacité à proposer la solution la plus adaptée à chaque client. »

      Une vision métier qui, en clair, s’ancre dans le conseil et l’expertise. Le logo pour sa part, aux inspirations « De Vinciennes », apporte lui aussi sa pierre à l’édifice : il remet l’humain au cœur, évoque l’humain augmenté, l’humain protégé, l’idée du prendre soin, d’un écosystème où tout est lié.

      Une impulsion au service de la stratégie du groupe

      Ce qui incarne particulièrement bien ce changement d’identité, « c’est la puissance du collectif », souligne Thomas Goupil. Concernant les attentes relatives au ressenti des clients face à ce nouveau nom, l’équipe espère insuffler avant tout « la confiance, la sérénité et l’envie ». « Nous espérons inspirer à nos clients l’envie de faire partie de l’aventure, en restant partenaire… ou en nous rejoignant ! », s’enthousiasme Laure Brutinaud. « La notion de confiance existe évidemment déjà mais va être renforcée avec cette nouvelle dynamique – même si on peut revendiquer un taux de fidélité de 95% », indique Thomas Goupil. « Ce taux de fidélité, dont nous sommes fiers, s’explique par la qualité de notre accompagnement, du démarrage à la mise en place, et surtout tout au long de notre prestation, au fil des besoins, des nouveaux métiers, des nouvelles normes. C’est notre mission ! », rappelle Laure Brutinaud.

      A la question de savoir de quelle façon ce rebranding traduit la feuille de route, Thomas Goupil revient sur la stratégie et les ambitions de Netexial. « Cette indépendance va nous permettre d’accélérer notre développement. Au-delà du logo ou de la signalétique, ce qui va être perceptible par les clients dès à présent, c’est le nouveau Comex piloté par Fabrice Shoshany, qui devient président, et l’accélération sur notre plan stratégique. Parmi les piliers de ce plan, l’exigence en termes de qualité service, de qualité client, et l’amélioration du pilotage lié à ces sujets. Puis, la question de l’innovation bien sûr aussi – dès lors qu’elle est au bénéfice du client, à l’instar du déploiement de la traçabilité HF-UHF dont nous avons été précurseurs en 2017 et que, depuis, nous n’avons cessé de déployer avec de nouveaux services pour nos clients. »

      L’ambition de grandir

      Nous sommes à l’écoute de toutes les opportunités qui se présentent et correspondant à ce que l’on veut faire, pour choisir celles qui répondent à notre ambition : être un partenaire qui apporte expertise et conseil.

      Thomas Goupil

      Cette ambition induit de fait une logique d’investissement, que Thomas Goupil admet sans hésitation. « Au-delà des chiffres, il y a deux points essentiels : H.I.G. est un partenaire solide avec une expertise, un portefeuille d’entreprises conséquent et surtout bien accompagné pour se développer en Europe comme à l’international. C’est un gage de confiance ! Puis surtout, H.I.G. a « acheté » notre stratégie : il nous a même choisis pour cela. C’est pourquoi ils nous laissent une autonomie stratégique – c’est nous qui irons chercher les opportunités de croissance externe. C’est très plaisant d’avoir un partenaire, un investisseur, dans cet état d’esprit. » « Après la construction de notre site Cleanrooms à Douvrin, de 4 000m2 et à la pointe de la technologie, nous avons désormais la volonté de poursuivre et d’accélérer notre développement »,indique Laure Brutinaud. 

      Finalement, sur une projection à 10 ans, Netexial ambitionne « d’être identifié comme l’expert partenaire du vêtement et de la protection professionnels au travail, en France et ailleurs. »

      Dans sa feuille de route, le spécialiste se voit bien en effet comme un acteur présent également en Europe, voire à l’international. « Nous sommes à l’écoute de toutes les opportunités qui se présentent et correspondant à ce que l’on veut faire pour choisir celles qui répondent à notre ambition : être un partenaire qui apporte expertise et conseil », explique Thomas Goupil. Quant à résumer la stratégie à venir en trois verbes d’action, « cela donnerait « conseiller, protéger, s’engager ». Et en une phrase ? « Nous savons qu’un équipement professionnel, c’est un métier à valoriser et un expert à respecter. »

      Une identité attendue et très bien accueillie

      Annoncés jeudi 20 novembre à l’ensemble des collaborateurs sur tout le territoire au même moment, dans chaque unité – un choix témoin de l’importance de la notion de proximité – le nouveau nom et la nouvelle identité graphique ont été l’occasion d’un moment festif, comme le souligne Thomas Goupil. « C’est une étape majeure. Les membres du COMEX et du Codir se sont déplacés sur l’ensemble des sites pour être proches des équipes. Tout au long du projet, nous les avons tenus informées. L’attente était forte, cette journée est une nouvelle page de notre histoire. C’est excitant ! » 

      Alors c’est vrai, un changement de nom ne suffit pas, à lui seul, à transformer une entreprise. Ce sont les gestes quotidiens, les engagements tenus, les décisions concrètes et les relations de confiance entretenues qui viennent lui donner consistance. À l’écoute des propos de l’équipe, on comprend que ce rebranding est moins une rupture qu’une affirmation d’indépendance, qu’un point d’appui pour aller plus loin, plus clairement, plus collectivement.

      L’avenir dira ce que cette nouvelle identité permettra de construire, mais une chose est certaine : la direction assume une volonté d’évolution durable, partagée et visible. Ce qui se joue ici, c’est bien l’alignement entre ce que l’entreprise fait, ce qu’elle dit, et ce qu’elle souhaite devenir.

    3. Le GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé fête ses dix ans : « C’est avant tout une réussite collective »

      Le GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé fête ses dix ans : « C’est avant tout une réussite collective »

      Fêter dix ans d’existence, c’est avant tout célébrer les femmes et les hommes qui ont bâti ce succès. Au GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé, les équipes sont au cœur de chaque réussite : leur engagement, leur savoir-faire et leur esprit collectif ont permis de doubler l’activité, de moderniser les process et d’offrir un service de qualité irréprochable aux adhérents, comme le souligne Marc Drezen, son directeur technique.

      Crédit photo : Frédéric Maligne
      Pour commencer, pourriez-vous revenir sur l’histoire du GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé ?

      Marc Drezen : À l’origine, la Blanchisserie Toulousaine de Santé était la blanchisserie interne du CHU de Toulouse. En 2015, elle est devenue un groupement de coopération sanitaire (GCS) afin d’élargir son action à deux autres établissements. Ce statut nous permettait aussi d’autofinancer nos investissements et de conduire nos projets en autonomie. Dix ans plus tard, le bilan est très positif : nous avons créé 98 emplois et doublé notre activité, l’activité extérieure dépassant désormais celle du CHU.

      Pourriez-vous nous donner quelques chiffres ?

      Nous traitons en moyenne 27,2 tonnes de linge par jour pour 22 adhérents dans le Gers et la Haute-Garonne. Environ 60 % de ce volume concerne des établissements MCO, et 40 % des structures médico-sociales. Parmi ces dernières, 1,5 tonne correspond au linge des résidents, pour lequel un processus spécifique a été instauré en 2023, avec un projet d’automatisation en cours. Notre capacité de lavage, renforcée en 2024, nous permet ponctuellement d’atteindre 32 à 33 tonnes par jour, offrant une marge pour accompagner l’évolution des besoins de nos adhérents.

      Comment expliquer ce succès ?

      Il repose, bien sûr, sur la qualité du service rendu. Malgré une croissance d’activité soutenue, nous avons réussi à maintenir notre certification ISO 9001 tout au long de ces dix dernières années, ce qui témoigne de la rigueur et de la stabilité de nos process. Nous avons aussi su proposer un coût de revient adapté aux capacités financières de nos adhérents : nos tarifs n’ont augmenté que de 4 % en dix ans, alors même que l’inflation nationale s’élevait à 22,5 %. Mais surtout – et c’est le point le plus important – ce succès repose sur la mobilisation de nos équipes. Leur engagement quotidien a été déterminant : c’est avant tout une réussite collective.

      Pourriez-vous détailler ce point ?

      Nous comptons aujourd’hui 124 agents en blanchisserie comprenant la production, la maintenance, la logistique et l’administratif, dont 16 agents détachés dans les établissements pour gérer les stocks, les inventaires et les distributeurs automatiques de vêtements. Cette organisation nous garantit une maîtrise complète de la fonction linge et contribue directement à la qualité de service que nous offrons. Nos ressources humaines constituent donc, très clairement, notre capital le plus précieux, et nos relations sont fondées sur la confiance et la concertation. Conscients de la valeur de nos équipes, nous avons d’ailleurs toujours veillé à préserver leurs conditions de travail.

      Pourriez-vous nous donner quelques exemples ?

      Nous avons été le premier GCS à financer une mutuelle pour tous les agents, et proposons des plannings adaptés pour concilier vie professionnelle et vie personnelle. Nous sommes particulièrement attentifs aux situations sociales complexes, comme les parents isolés, dont nous cherchons à faciliter l’organisation quotidienne. Ces efforts se traduisent par un taux d’absentéisme de seulement 4 %, ce qui est remarquablement bas dans notre secteur. Et la réputation positive de nos conditions de travail fait son effet : nous recevons très régulièrement des candidatures spontanées.

      Vous accordez également une grande importance à la valorisation de l’engagement de vos agents…

      Le GCS est organisé en douze processus, chacun piloté par un cadre formé et promu en interne, et affichant une ancienneté moyenne de quinze ans. Cette stabilité explique notre très faible turn-over et garantit une fiabilité essentielle. Nos encadrants connaissent parfaitement l’établissement et ses enjeux, ce qui est crucial pour la plus grande blanchisserie publique du Sud-Ouest. L’expertise et l’ancrage de nos équipes constituent donc un véritable atout stratégique. Pour les remercier, nous organiserons le 12 décembre 2025 une soirée anniversaire des 10 ans du GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé afin de célébrer nos réussites. Ce sera aussi l’occasion de découvrir un reportage vidéo retraçant cette aventure collective.

      Comment voyez-vous les dix prochaines années ?

      Nous souhaitons poursuivre le développement de notre capacité d’autofinancement afin d’accompagner les évolutions du secteur. Nous comptons, notamment, renforcer notre engagement environnemental. Nous avons déjà été pionniers en utilisant la vapeur produite par l’incinérateur du Mirail pour laver et sécher le linge, sans recours aux énergies fossiles, et nous envisageons désormais d’investir dans des dispositifs de recyclage énergétique pour diminuer encore notre impact. Par ailleurs, face à une automatisation qui progresse, nous projetons d’acquérir des robots pour le tri du linge sale et l’engagement des éponges, afin de continuer à diminuer la pénibilité au travail pour nos agents. Ces projets nécessitent une capacité d’investissement solide, dont nous disposons et que nous souhaitons pérenniser. Le statut de GCS s’avère ainsi idéal pour conjuguer autonomie et agilité, et atteindre la performance économique.

      Propos recueillis par Joëlle Hayek – article paru dans Hospitalia (déc. 2025)

    4. Elis signe une belle performance RSE pour le premier semestre

      Elis signe une belle performance RSE pour le premier semestre

      Au 1er semestre 2025, le leader du marché des services textiles a enregistré une amélioration notable de sa performance en matière de santé et sécurité au travail avec une baisse de près de 30% du taux de fréquence de ses accidents de travail (à fin mai par rapport à fin mai 2024). Cette réduction résulte des plans d’actions accrus mis en place par Elis et du renforcement de la culture santé-sécurité dans l’ensemble de ses opérations.

      Par ailleurs, la mise en œuvre du plan climat se poursuit. Les nouvelles collections de produits plus responsables (vêtements professionnels ou équipements d’hygiène et de bien-être) sont en cours de déploiement dans les géographies du groupe. De nombreuses actions ont également été lancées dans les pays afin de contribuer à la réutilisation du linge ou à la réduction des cas d’usage de plastique à usage unique.

      Enfin, de nouveaux véhicules, 75 poids lourds électriques et biocarburants, seront également reçus d’ici la fin de l’année. La performance énergétique des blanchisseries européennes (définie comme le nombre de kilowattheures d’énergie thermique par kilogramme de linge livré) poursuit son amélioration avec, à date, un progrès de -2,7% par rapport à 2024 sur la même période.

    5. Max Stich certifiée ISO 50001

      Max Stich certifiée ISO 50001

      La blanchisserie allemande Wäscherei Max Stich GmbH, intégrée au réseau Servitex GmbH, intègre désormais la norme ISO 50001. Un pas de plus pour faire bénéficier l’industrie hôtelière d’une efficacité énergétique certifiée.

      Moritz Stich, directeur général de la blanchisserie Max Stich GmbH

      Cette entreprise familiale et historique du réseau complète ainsi son système de gestion de la qualité et de l’environnement, déjà certifié, par un système de gestion de l’énergie performant. Parallèlement, cette entreprise du nord de l’Allemagne se positionne comme un exemple de transparence, de durabilité et de respect de l’environnement dans l’approvisionnement textile de l’hôtellerie. « Nous avons très tôt compris que les économies d’énergie sont non seulement une responsabilité écologique, mais aussi une clé de réussite économique, notamment dans le cadre de nos interactions délicates avec le secteur hôtelier, explique Moritz Stich, le directeur général. La certification ISO 50001 rend également notre engagement plus mesurable et transparent, notamment pour nos clients, nos employés et notre avenir. »

      La norme ISO 50001, une référence pionnière

      TÜV Autriche a géré la certification, tandis que le cabinet de conseil IntraSys GmbH a supervisé le processus. Une nouvelle structure a été mise en place avec succès, intégrant les avantages d’un référentiel pour toutes les entreprises participantes.
      La norme ISO 50001 constitue une référence pionnière, notamment pour les prestataires de services énergivores tels que les blanchisseries. Elle rend visible la consommation énergétique réelle, là où auparavant il n’existait que des estimations, fournissant ainsi une base fiable pour les décisions d’investissement dans de nouvelles machines ou des processus plus efficaces. Ces investissements s’appuient désormais sur des données concrètes. C’est un autre avantage particulièrement évident pour fournir aux clients hôteliers exigeants des chaînes d’approvisionnement durables. Les exigences du secteur hôtelier sont en constante augmentation : de plus en plus d’hôtels, des hôtels-boutiques gérés par leurs propriétaires aux groupes hôteliers internationaux, exigent des preuves d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO₂ dans leur chaîne d’approvisionnement. C’est précisément là qu’interviennent Servitex et ses entreprises membres certifiées.

      « Les exigences du secteur hôtelier en matière de durabilité et de transparence ne cessent de croître. Avec l’intégration de la norme ISO 50001 par notre membre Wäscherei Stich, nous démontrons le caractère innovant et avant-gardiste de nos entreprises partenaires. Cela nous permet de fournir à nos clients hôteliers des arguments solides pour leurs propres objectifs de durabilité », souligne Rolf Slickers, directeur général de Servitex GmbH.

      Un gain de crédibilité

      La blanchisserie Max Stich traite environ 26 tonnes de linge par jour avec 110 employés, dans le respect des normes de qualité et environnementales les plus strictes. Entreprise familiale de troisième génération, elle teste régulièrement de nouvelles technologies en tant que partenaire d’innovation. Avec des modèles de leasing, des services de blanchisserie en interne, le commerce de textiles et la location flexible de linge, Stich propose une offre complète et sans souci pour le secteur de l’hôtellerie.
      La certification ISO 50001 témoigne de son engagement en faveur de partenariats durables avec le secteur hôtelier. Non seulement les évolutions juridiques indiquent que des prix de l’énergie équitables pourraient être liés à des mesures d’économies certifiées à l’avenir, mais les clients et les exploitants sont également de plus en plus attentifs à des normes de durabilité crédibles tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

    6. L’OMS rappelle que les gants ne remplacent pas l’hygiène des mains

      L’OMS rappelle que les gants ne remplacent pas l’hygiène des mains

      À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène des mains, ce 5 mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un message fort : « Les gants, parfois. L’hygiène des mains, toujours. »



      L’occasion de rappeler qu’en blanchisserie, il est essentiel de vérifier les pratiques de lavage des mains du personnel, en particulier dans les secteurs finition et expédition, pour éviter les biocontaminations manuportées. Un sujet sensible, surtout dans le secteur de la Santé et du médico-social.

      L’hygiène des mains est l’un des moyens les plus efficaces, abordables et universels dont nous disposons pour prévenir la transmission des infections et assurer la sécurité de soins médicaux de qualité et hygiéniques avec un linge irréprochable.

      Bien que les gants médicaux soient essentiels pour prévenir la transmission d’infections, ils ne remplacent pas le nettoyage des mains quand celui-ci s’impose.

      L’utilisation incorrecte des gants non seulement nuit à la lutte anti-infectieuse, mais aussi augmente considérablement la quantité de déchets issus d’activités de soins. Grâce à une bonne hygiène des mains et à l’utilisation de gants uniquement quand c’est nécessaire, il est possible d’éviter une grande partie de ces déchets.


      EN PRATIQUE
      Les agents doivent-ils se laver les mains avec un savon ou un gel hydro alcoolique ?
      Dans la majorité des cas, le lavage avec un savon classique est largement suffisant. Ce type de lavage permet d’éviter les risques de réaction cutanée aux produits désinfectants. L’utilisation du gel hydro alcoolique est à réserver aux emplacements où l’utilisation d’eau est problématique (absence de point d’eau ou point d’eau trop éloigné du poste de travail).


      (Source : Méthode RABC : Guide de mise en œuvre • 3ème édition – 2022 / URBH)

    7. Prévention : travailler par de fortes chaleurs

      Prévention : travailler par de fortes chaleurs

      Si la loi ne prévoit pas spécifiquement de température au-dessus de laquelle il est nécessaire d’arrêter une activité de travail, l’employeur reste responsable en ce qui concerne l’exposition d’un travailleur à la chaleur. Et cette responsabilité sera renforcée à compter du 1er juillet 2025. Sa faute inexcusable pourrait désormais être reconnue s’il est prouvé qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour protéger son salarié.

      Parmi les principales mesures à instaurer :
      1. Un environnement de travail aménagé : installer des adaptations techniques pertinentes (et fonctionnelles!) (stores, aération, ventilateurs, etc.) limitant les effets de la chaleur ; s’assurer du renouvellement de l’air dans les locaux fermés où les salariés évoluent ; prévoir un local de repos frais.
      2. Adapter les EPI : vérifier la compatibilité des équipements de protection individuelle et collective avec la chaleur ; prévoir des aides mécaniques à la manutention.
      3. Revoir l’organisation du travail : aménager les horaires ; organiser des pauses supplémentaires et/ou plus longues aux heures les plus chaudes, dans des lieux frais si possible ; s’assurer de la bonne hydratation des opérateurs ; réduire les cadences si nécessaire…
      4. Sensibiliser aux règles de sécurité : éviter le travail isolé ; former et informer les salariés sur les risques, les signes et symptômes du coup de chaleur et les bonnes pratiques, diffuser les consignes de conduite à tenir le cas échéant.

      Un décret du 27 mai 2025 modifie le Code du travail pour y intégrer des dispositions relatives à la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense. Il détaille en particulier une série d’actions de prévention à mettre en œuvre par l’employeur, lorsqu’après une évaluation des risques liés à l’exposition des travailleurs à des épisodes de chaleur intense, en intérieur ou en extérieur, il a été identifié un risque d’atteinte à leur santé ou à leur sécurité.

      La notion d’épisode de chaleur intense est définie par un arrêté, publié également au journal officiel du 1er juin 2025, par l’atteinte du seuil de niveau de vigilance « jaune » ou « orange » ou « rouge », par référence au dispositif développé par Météo-France pour signaler le niveau de danger de la chaleur.
      Par ailleurs, le décret prévoit une obligation générale de maintenir les locaux fermés affectés au travail à une température adaptée compte tenu de l’activité des travailleurs et de l’environnement dans lequel ils évoluent, ceci quelle que soit la saison (jusqu’à présent il n’existait qu’une obligation de chauffer les locaux de travail pendant la saison froide).

      Liens vers les décrets :
      https://lnkd.in/eXxUe4zm
      https://lnkd.in/eEQiFTFp