Catégorie : Tendances & Innovations

  • Textile hôtelier : Resuinsa remplace le plastique par la circularité

    Alors que la majorité des établissements hôteliers ont supprimé les plastiques à usage unique visibles par le client, un usage persiste en coulisses : les sacs plastiques destinés à protéger couvertures, oreillers, édredons et accessoires textiles en réserve.
    Resuinsa annonce aujourd’hui une alternative concrète : des housses textiles réutilisables fabriquées à partir de fibres recyclées issues de textiles hôteliers en fin de vie. Pour le fabricant, cette innovation ne constitue pas un simple changement d’emballage. Elle matérialise une évolution structurelle : intégrer la circularité à chaque étape du cycle de vie textile.

    La démarche de Resuinsa repose sur un principe clair : les textiles hôteliers usagés deviennent une ressource.

    Collectés en fin d’usage, ces produits sont transformés en fibres recyclées, puis réintégrés dans la fabrication de nouvelles housses de protection écoconçues. Ces dernières remplacent les emballages plastiques traditionnels tout en assurant les mêmes fonctions de protection et de stockage. Ainsi, le cycle se referme, de la production textile à l’usage hôtelier, à la fin de vie au recyclage matière et à la nouvelle application textile.

    Dans un contexte où la réglementation européenne pousse à la réduction des déchets et à l’augmentation des taux de recyclage, cette approche illustre concrètement la logique d’économie circulaire appliquée au textile professionnel.

    Une réponse alignée avec les exigences environnementales actuelles

    Lavables, résistantes et réutilisables, ces housses post-consumer s’intègrent aux processus internes des établissements et des prestataires textiles. Elles permettent :

    • La suppression d’un flux plastique encore présent dans les réserves
    • La réduction des déchets d’emballage
    • L’optimisation de la durée de vie des textiles protégés
    • Une cohérence accrue des politiques RSE

    Pour la filière — fabricants, distributeurs, hôteliers et blanchisseurs — l’enjeu dépasse le produit. Il s’agit de repenser la responsabilité collective sur l’ensemble du cycle de vie.

    Comme le souligne Félix Martí, directeur général de Resuinsa :
    « Chaque hôtel décide de l’empreinte qu’il souhaite laisser ; notre mission est de proposer des alternatives qui rendent ce chemin plus responsable. »

    Une évolution qui dépasse le discours

    Présente dans plus de 150 pays, Resuinsa inscrit cette innovation dans une stratégie plus large : transformer les déchets textiles issus de l’hôtellerie en nouvelles matières premières, et intégrer la circularité dans le quotidien opérationnel des établissements.

    La transition écologique du textile hôtelier ne se joue plus uniquement sur la qualité des fibres ou la durabilité des produits. Elle se joue dans la capacité à réduire les flux invisibles, à fermer les boucles matière et à intégrer la circularité dans le quotidien opérationnel.

    Moins de plastique.
    Plus de matière recyclée.
    Une responsabilité partagée à l’échelle de toute la filière.

    Pourquoi la REP textile change la donne

    La Responsabilité Élargie du Producteur (REP) impose aux metteurs sur le marché de prendre en charge la fin de vie des produits textiles.

    Concrètement, cela signifie :

    • Financement de la collecte et du tri
    • Objectifs de réemploi et de recyclage
    • Incitations à l’écoconception
    • Traçabilité accrue des flux


    Dans ce contexte, les initiatives qui intègrent dès l’amont la valorisation matière des textiles professionnels prennent une dimension stratégique.

    Transformer des textiles hôteliers usagés en nouvelles housses réutilisables ne relève plus uniquement d’une démarche RSE volontaire : cela anticipe un modèle où la fin de vie devient une responsabilité économique structurante.

  • MOLINEL LANCE KARELINE, UNE NOUVELLE GAMME RESPONSABLE POUR LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

    Molinel, spécialiste français du vêtement professionnel, lance Kareline, une nouvelle gamme destinée aux professionnels de santé. Conçue en polyester recyclé, viscose EcoVero™ et stretch, la gamme associe confort, liberté de mouvement et durabilité, pour un usage quotidien en cabinet comme en officine. Elle s’inscrit dans la transformation progressive des collections de la marque pour réduire son impact environnemental.

    Une innovation matière

    Avec Kareline, Molinel a fait le choix de matières à impact environnemental réduit, sélectionnées pour répondre aux exigences d’un usage professionnel quotidien. La gamme est confectionnée dans un sergé associant :

    • Polyester recyclé, issu de bouteilles plastiques post-consumer d’origine européenne, assurant résistance, tenue et facilité d’entretien
    • Viscose EcoVero™ Lenzing™, douce et souple, favorisant l’évacuation de l’humidité
    • Elasthanne qui garantit un stretch optimal et un maintien irréprochable.

    La fabrication en zone Euromed permet à Molinel de s’appuyer sur une chaîne d’approvisionnement maîtrisée, cohérente avec sa démarche de responsabilité globale.

    ECOVERO par LENZING – Une viscose responsable

    Elle est produite selon un procédé optimisé qui permet de réduire jusqu’à 50 % les émissions de CO₂ et la consommation d’eau par rapport à une viscose conventionnelle. La fibre est issue de bois provenant de forêts gérées durablement, certifiées FSC® ou PEFC, et bénéficie d’une traçabilité renforcée tout au long de la chaîne de valeur.

    Elle est par ailleurs certifiée par l’Écolabel européen, qui atteste du respect de critères environnementaux stricts sur l’ensemble du cycle de production.

    Une conception inspirée du prêt-à-porter

    Kareline a été conçue pour les professionnels de santé, avec un travail spécifique sur l’ergonomie inspirée des codes du prêt-à-porter.

    Elle associe des lignes actuelles à des matières souples, pour une grande liberté de mouvement. Fonctionnelle, elle est équipée de nombreux accessoires : nombreuses poches, cordon de serrage, portebadge.

    Déclinée en modèles homme et femme, avec tuniques et pantalons dissociables, la gamme permet d’équiper des équipes mixtes. Les coloris gris minéral et rose poudré ont été développés spécifiquement pour Kareline.

    (Source : communiqué de presse)

  • IFPEN INNOVE POUR CAPTER LES MICROFIBRES PLASTIQUE ISSUES DU LAVAGE TEXTILE PROFESSIONNEL

    Chaque lavage de textiles synthétiques peut libérer jusqu’à plusieurs millions de microfibres plastique, une pollution en grande partie invisible mais majeure. Pour y remédier, IFP Energies nouvelles (IFPEN) a développé CleanWash, une technologie qui capte et récupère directement ces microfibres en sortie des installations de lavage textile professionnel.

    Testée avec succès dans un pressing du groupe 5àsec à Vénissieux (69), avec l’appui du CTTN-IREN, cette solution a prouvé son efficacité en éliminant plus de 80 % des microfibres plastique. Une avancée concrète, alors que ces microparticules échappent encore largement aux stations d’épuration et contribuent à la pollution des eaux et des sols.

    Dans un contexte où 60 % des fibres textiles dans le monde sont des matières plastiques, la captation à la source de ces microfibres libérées lors du lavage représente en effet un enjeu essentiel pour éviter leur relargage dans le milieu aquatique et leur migration dans les boues de stations d’épuration utilisées en épandage agricole.

    Le fruit de 4 années de recherche et développement

    Adaptée aux pressings et blanchisseries industrielles, la technologie CleanWash utilise un procédé directement inspiré des travaux d’IFPEN sur la séparation huile/eau dans l’industrie. 

    Développée grâce aux compétences combinées des équipes IFPEN, CleanWash repose sur un système de flottation avancée utilisant des bulles d’air de taille contrôlée, capable de capter les microfibres en suspension et de les concentrer en surface avant de les récupérer dans un compartiment dédié.

    Le design innovant de l’équipement optimise la collision entre les microfibres et les bulles améliorant ainsi l’efficacité de séparation tout en restant suffisamment compact pour répondre aux contraintes du secteur.

    Lors des 4 semaines de test, la technologie a montré :
     

    • Une très bonne opérabilité et un faible volume de rejet
       
    • Une rétention de 80% des microfibres de longueur ≥ 50 micromètres.
       
    • La possibilité d’accroitre cette performance à des niveaux supérieurs à 95% par l’ajout de bioclarifiants.


    « Cette technologie est l’une des premières solutions concrètes pour le marché du lavage professionnel. Elle offre des performances en ligne avec les projets de réglementation, consomme très peu d’électricité et permet une opération robuste sans les problématiques de colmatage rencontrées généralement avec des solutions de type filtration. »
     

    Matthieu DREILLARD, Chef de projet et ingénieur de recherche à IFPEN.

    Une industrialisation dépendante de futures réglementations

    La démonstration réussie du système CleanWash est une étape clé vers son industrialisation. Cependant, l’absence de réglementation limite aujourd’hui le déploiement de telles solutions. Le projet CleanWash avait anticipé les exigences de la loi AGEC qui avait pour ambition d’imposer par décret l’équipement des lave-linges professionnels avec des dispositifs de captation des microfibres plastique dès le début de l’année 2025. En attendant ces précisions réglementaires, la technologie développée par IFPEN pourra permettre aux acteurs du secteur de prendre une longueur d’avance et de contribuer activement à la préservation de l’environnement.

    (Source : communiqué de presse)

  • Décarbonation : Netexial passe un cap à Colmar

    Netexial vient de franchir une étape structurante de sa transition énergétique avec le raccordement de son site industriel de Colmar au réseau de chauffage urbain de la Ville. Un projet initié localement, qui s’inscrit pleinement dans la trajectoire de décarbonation du groupe et dans la transformation durable de ses outils de production.

    Grâce à ce raccordement, le site de Colmar — qui traite 2 850 tonnes de linge par an et constitue un site « emblématique de Netexial », comme le souligne Flore Levardon, responsable RSE — réduit de 50 % ses émissions de CO₂, en diminuant fortement le recours au gaz pour le chauffage de l’eau, un poste particulièrement énergétique dans les activités de blanchisserie industrielle. « 60 % de nos consommations sont désormais couvertes grâce à cette installation, notamment la zone de lavage, le chauffage des bâtiments et, à terme, l’unité de production », précise Fabrice Shoshany, président de Netexial.

    ▶️ Vidéo – Retour sur le raccordement du site Netexial de Colmar au chauffage urbain
    (vidéo issue de la page LinkedIn de Netexial)

    Cette journée marquante, retracée dans cette vidéo publiée par Netexial, donne la parole aux équipes ayant porté le projet ainsi qu’aux partenaires territoriaux engagés dans cette transition, parmi lesquels Éric Straumann, maire de Colmar, et Benoît Schnell, directeur général de Vialis. Elle illustre concrètement comment la mobilisation conjointe des équipes industrielles et des partenaires locaux permet de concrétiser des projets de décarbonation ambitieux.

    Un enjeu central pour les blanchisseries industrielles

    Pour les blanchisseries industrielles, dont les process reposent largement sur la production de chaleur (eau chaude, vapeur, séchage), la question de la décarbonation énergétique devient un enjeu stratégique. Sous l’effet conjugué de la hausse des coûts de l’énergie, des exigences réglementaires et des attentes croissantes des clients en matière de performance environnementale, les exploitants sont amenés à repenser en profondeur leurs choix énergétiques.

    Le raccordement à un réseau de chaleur urbain, lorsqu’il est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, comme c’est le cas à Colmar, constitue l’un des leviers concrets pour réduire l’empreinte carbone des sites, tout en garantissant fiabilité, continuité de service et stabilité des approvisionnements — des critères essentiels pour des installations fonctionnant en flux tendus.

    Avec la montée en puissance des obligations de reporting extra-financier, notamment l’entrée en vigueur progressive de la CSRD, les projets de décarbonation énergétique prennent également une dimension réglementaire. Pour les blanchisseries industrielles, disposer d’indicateurs mesurables sur la réduction des émissions de CO₂ et la part d’énergies décarbonées devient un atout stratégique, tant pour répondre aux exigences des donneurs d’ordre que pour anticiper les futures contraintes normatives. Des initiatives comme celle menée à Colmar illustrent la nécessité d’intégrer la transition énergétique au cœur des décisions industrielles.

    Crédit Netexial

    Des projets territoriaux, au-delà du seul site industriel

    L’exemple de Colmar illustre également l’importance des dynamiques territoriales dans la transition énergétique des blanchisseries. Ces projets ne peuvent aboutir qu’à travers une coopération étroite entre industriels, collectivités et opérateurs énergétiques, capable d’aligner contraintes industrielles et politiques locales de décarbonation. A plus long terme, ces démarches participent à la modernisation des outils de production, à l’anticipation des futures obligations réglementaires et à la valorisation de l’image des entreprises auprès de leurs clients et partenaires.

    Au-delà de la performance énergétique, Netexial réaffirme ainsi sa volonté de proposer des solutions fiables et responsables, sans compromis sur la qualité, la sécurité et le service rendu à ses clients. Le groupe entend donc poursuivre cette dynamique, avec d’abord le raccordement du site de Chambéry à l’horizon 2026, et au moins cinq autres sites d’ici 2030, illustrant une trajectoire de décarbonation inscrite dans la durée.

    À retenir pour les blanchisseries industrielles

    Décarbonation : quels enseignements tirer de l’exemple Netexial ?

    • La chaleur reste le principal levier : lavage, production d’eau chaude, chauffage des bâtiments et process représentent une part majeure des consommations énergétiques des blanchisseries.
    • Les réseaux de chaleur urbains peuvent constituer une alternative crédible au gaz, lorsqu’ils sont alimentés par des énergies renouvelables ou de récupération.
    • La coopération territoriale est clé : collectivités, opérateurs énergétiques et industriels doivent travailler de concert pour sécuriser les projets.
    • Les gains sont mesurables : réduction des émissions de CO₂, meilleure visibilité sur les consommations et sécurisation des approvisionnements.
    • La trajectoire doit être anticipée : les investissements engagés aujourd’hui préparent la conformité réglementaire et la compétitivité de demain.
  • Quand les uniformes prennent une seconde vie : un projet pilote ouvre la voie à une véritable circularité textile

    Quand les uniformes prennent une seconde vie : un projet pilote ouvre la voie à une véritable circularité textile

    Alors que la filière textile est au cœur des enjeux environnementaux, une initiative autrichienne vient de franchir une étape majeure. Un consortium d’acteurs — SALESIANER, Austrian Airlines, ÖBB, Wiener Linien, Austrian Post et CAT — s’est uni pour lancer un projet pilote ambitieux : recycler les vêtements professionnels usagés et les retransformer en ressources textiles. Une démarche pionnière accompagnée par le cabinet EY denkstatt en tant que conseiller indépendant en développement durable, qui illustre de manière concrète ce que peut être une économie circulaire réellement opérationnelle.

    Crédit Manuela Horny

    Un cycle complet : du vêtement usagé à la fibre régénérée

    Au cœur de cette initiative baptisée « Pionniers du recyclage des uniformes », un principe simple mais encore rarement mis en pratique à grande échelle : considérer l’uniforme en fin de vie non comme un déchet, mais comme une matière première. Le projet repose sur un processus structuré :

    1. Collecte des vêtements en fin d’usage ;
    2. Tri et préparation par TURNS, spécialiste du textile ;
    3. Recyclage mécanique pour récupérer les fibres ;
    4. Valorisation sous forme de nouveaux fils ou de matières techniques.

    Dès la phase pilote, les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 50 tonnes de textiles évitées chaque année, soit environ 170 000 chemises qui ne finiront pas incinérées.

    SALESIANER, acteur clé du linge professionnel en Europe centrale, joue ici un rôle structurant. L’entreprise démontre qu’un prestataire textile peut activement contribuer à une gestion durable du cycle de vie des vêtements.

    Des partenaires convaincus

    Les déclarations des partenaires soulignent toutes l’importance de cette démarche. Mathias Nell, responsable durabilité chez SALESIANER, résume l’esprit du projet : « Cette initiative commune démontre le potentiel de pratiques d’économie circulaire appliquées de manière cohérente. Le recyclage des vêtements de travail ne réduit pas seulement les déchets, il crée également une valeur écologique et sociale sur l’ensemble de la chaîne de valeur. »

    Pour les entreprises impliquées, la démarche est aussi culturelle que technique. Ainsi, du côté de l’Austrian Post, la responsable textile Sabine Krispel insiste sur le rôle des équipes dans la réussite de cette circularité : « Nous avons mis en place des incitations pour encourager le retour systématique des uniformes usagés. Cela permet à chacun de contribuer activement à un modèle textile plus durable. » CAT, autre partenaire du projet, rappelle quant à lui que la circularité n’est plus un horizon lointain mais une réalité concrète : « Le recyclage des uniformes fonctionne déjà aujourd’hui. Le potentiel des vêtements usagés est réel. »

    Ces propos illustrent une conviction partagée : seule une coopération intersectorielle permet de franchir un cap décisif vers la circularité.

    Une reconnaissance publique : le prix “Sustainable Shapers 2025”

    Le projet a reçu le prix « Sustainable Shapers / Nachhaltige Gestalter*innen » décerné par BUSINESSART en 2025. Une distinction qui souligne à la fois la pertinence écologique du modèle, la solidité de la coopération entre entreprises et la dimension pionnière du cycle textile mis en place.

    Cette reconnaissance donne au projet une portée qui dépasse les frontières autrichiennes. Elle montre qu’une circularité textile crédible est possible dès aujourd’hui, même avec des volumes importants, dans des secteurs aussi exigeants que le transport aérien, ferroviaire ou postal.

    Un signal fort pour la filière textile

    Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les réglementations européennes sur les déchets textiles se renforcent et où les attentes sociétales en matière de durabilité sont croissantes.

    Pour le secteur de la blanchisserie industrielle, elle ouvre plusieurs perspectives :

    • Nouveaux partenariats entre opérateurs, marques et recycleurs ;
    • Optimisation du cycle de vie des uniformes ;
    • Valorisation matière permettant de réduire les coûts et l’impact carbone ;
    • Rôle accru des prestataires textiles dans la structuration d’écosystèmes circulaires.

    Elle démontre aussi que les uniformes — traditionnellement difficiles à recycler — peuvent entrer dans un modèle textile circulaire réellement viable.

    Un modèle inspirant pour l’Europe entière

    Avec ce projet, SALESIANER et ses partenaires montrent la voie. Une voie dans laquelle le vêtement professionnel n’est plus une fin en soi, mais une ressource circulaire qui peut se régénérer.

    La démarche prouve que l’économie circulaire n’est pas qu’un concept théorique : elle peut déjà transformer profondément la filière textile professionnelle. Et pour les acteurs de la blanchisserie, habitués à raisonner en cycles, en flux, en durabilité, ce projet représente un signal fort — peut-être même un avant-goût de l’avenir du textile en Europe.

  • Miele Professional étoffe sa gamme Benchmark

    Miele Professional étoffe sa gamme Benchmark

    Le fabricant joue la carte de l’évolution sur sa gamme de laveuses Benchmark et upgrade la capacité des précédentes versions de 24 et 32 kg, désormais passées à 27 (modèle Performance – PWM 927) et 35 kg (modèle Performance Plus – PWM 935). Un choix pour offrir aux utilisateurs d’un large éventail de secteurs d’activité plus de performance et d’efficacité, ainsi qu’une consommation d’eau et d’énergie optimisée. Décryptage.

    La gamme de laveuses Benchmark développée par Miele Professional affiche clairement ses ambitions :  optimiser la productivité tout en permettant de remarquables économies d’énergie et de coûts. Avec ces deux nouvelles versions, le fabricant peut revendiquer une réelle évolution qui ne manquera pas d’interpeller les blanchisseries et responsables de la fonction linge :
    – jusqu’à 17% d’eau et 40% d’énergie en moins sur le modèle PWM 927 versus l’ancien modèle PW 6241, soit 7,3 l/kg et 0,06 kWh/kg* ;
    – et jusqu’à 15% d’eau et 38% d’énergie en moins sur le modèle PWM 935 versus son prédécesseur PW 6321, soit 7,5 l/kg et 0,06 kWh/kg*.

    * Pour un programme coton 60 °C avec alimentation en eau chaude

     » Le lave-linge PWM 927 affiche une vitesse d’essorage extrêmement élevée de 542G, la plus élevée du marché à date pour les appareils de 27 kg, et réduit considérablement le taux d’humidité résiduelle du linge. Tous les autres modèles de la série Benchmark Performance Plus atteignent également 500G et plus grâce à la fonction BoostSpin 500G+, dans toutes les catégories jusqu’à 35 kg. Le résultat : nettement moins d’humidité résiduelle, des temps de séchage nettement plus courts, toujours plus de rendements – et donc des économies en termes d’énergie et de coûts d’exploitation. « 

    Une gamme durable et innovante

    Les nouveaux lave-linge PWM 927 et PWM 935 ont été testés pendant plus de 30 000 heures en fonctionnement continu : il sont conçus et testés pour une durée de vie de plus de 20 ans et bénéficie de la qualité de l’ingéniérie allemande : amortisseurs renforcés, contrepoids en fonte, moteur électrique puissant…

    Le fabricant a également élaboré des modèles spéciaux « RH » à chauffage électrique réduit, c’est-à-dire possédant 3 résistances électriques au lieu de 6 dans les modèles standards. Ils sont spécialement conçus pour les établissements disposants d’une puissance électrique limitée ou sensibles à la réduction de la consommation d’eau et d’énergie.

    Le lave-linge PWM 927 affiche par ailleurs une vitesse d’essorage extrêmement élevée de 542G, la plus élevée du marché pour les appareils de 27 kg, à date là encore. Notez que la technologie BoostSpin permet à tous les modèles de la série Benchmark Performance Plus d’atteindre eux aussi 500G et plus. Or, un facteur G plus élevé c’est moins d’humidité résiduelle, moins de temps et d’énergie nécessaires au séchage, pour des économies significatives.

    Deux versions de tambour

    Chacun pourra choisir, le fabricant proposant deux versions de tambours : celui désormais bien connu en nid d’abeilles Hydrogliss breveté Miele, qui offre une meilleure évacuation de la saleté, une humidification plus efficace et une qualité du linge préservée. Ou le tambour spécial salissures « HS »  pour le traitement du linge présentant une proportion élevée de salissures (poils d’animaux, etc.) grâce à sa surface perforée.

    Commande tactile et connectivité simplifiée

    Le système de commande M Touch Pro ou M Touch Pro Plus, avec son interface tactile intuitive, offre un accès rapide à un large éventail de programmes répondant à toute une variété d’exigence. Grâce à Miele MOVE (LAN et Wi-Fi), vous pouvez connecter vos appareils et obtenir des informations en temps réel sur les données de consommations de vos appareils.

    Technologie OneFingerTouch

    La technologie innovante OneFingerTouch permet d’ouvrir et de fermer la porte sans effort, avec un seul doigt, pour un maximum de praticité lors du chargement et du déchargement. Cet atout ergonomique réduit les efforts physiques et améliore la fluidité des opérations. Idéal pour les environnements de travail traitant de grands volumes de linge, où chaque geste compte.  

    Témoignage client

    « La décision de choisir Miele et les modèles Benchmark en particulier était, pour nous, une bonne décision à tous égards, en termes de fonctionnement économique, mais aussi pour le bien-être de nos résidents. Les appareils n’offrent pas seulement une qualité et une durabilité maximales, mais séduisent également par la puissance de leurs programmes, leur utilisation ergonomique et leur mise en réseau numérique via Miele MOVE. Cela nous permet de réguler efficacement nos processus de blanchisserie, de réduire la consommation d’énergie et le temps passé, et de diminuer les coûts d’exploitation à long terme. Dans le même temps, nos employés profitent du fait que les appareils sont beaucoup plus simples à utiliser et l’ensemble de nos installations bénéficient de processus hygiéniques et sûrs. Miele nous a impressionnés non seulement par sa technologie, mais aussi par la compétence de la planification et les conseils personnalisés qui nous ont été prodigués dès le départ. »

    ELVIRA SCHULZE, DIRECTRICE GÉNÉRALE DES MAISONS DE RETRAITE LAVENDIO SENIORENRESIDENZEN


  • Recyclage textile : Alsico et Sixone créent une nouvelle norme

    Recyclage textile : Alsico et Sixone créent une nouvelle norme

    Le fabricant international de vêtements de travail Alsico a réussi à développer son premier vêtement entièrement circulaire. Cette innovation est la preuve qu’un système en boucle fermée dans lequel les vêtements usagés sont recyclés et transformés en nouveaux produits, est bel et bien réalisable. Grâce à cette avancée, la marque franchit une étape importante dans sa stratégie de développement durable à long terme.

    Au début de cette année, l’Alsico Academy, le groupe d’experts de l’entreprise qui se concentre sur le développement des tissus les plus durables et les plus confortables, a relevé le défi de créer un système en boucle fermée complète. Après des recherches intensives, un travail de conception et une collaboration avec le recycleur de pointe Sixone, Alsico a réussi le pari de livrer un vêtement fini fabriqué à partir de matériaux recyclés. 

    Sixone transforme les textiles post-consommation en granulés de polyester de haute qualité, garantissant que le vêtement est fabriqué exclusivement à partir de ces sources recyclées et que la production ne dépend plus du polyester vierge issu de ressources fossiles. Le tissu ainsi développé a été testé et validé conformément aux exigences du marché et aux rigoureux critères de performance d’Alsico.

    Vers une chaîne d’approvisionnement entièrement circulaire

    Vincent Siau, responsable de l’Alsico Academy, explique : « Notre ambition est de mettre en place une chaîne d’approvisionnement circulaire entièrement intégrée, dans laquelle les vêtements Alsico sont collectés, recyclés et transformés en nouveaux produits Alsico. Cette méthode nous permet de continuer à protéger et à offrir du confort aux personnes qui portent nos vêtements dans une panoplie de secteurs, tout en gérant activement l’impact de nos solutions sur l’environnement. »

    « La création de notre premier tissu et de notre premier vêtement fini fabriqués à partir de chips de polyester est un tour de force. Les granulés de polyester sont le fruit de notre collaboration avec Sixone. Cette réalisation est la preuve que la circularité peut vraiment devenir la nouvelle norme dans l’industrie textile. »

    Vincent Siau, Responsable de l’Alsico Academy

    L’ARX : la durabilité comme stratégie

    Le développement du vêtement circulaire fait partie de l’initiative ARX d’Alsico. Cette initiative est axée sur les retouches, la réparation, l’entretien et le recyclage des vêtements. Dans le cadre de ce programme, l’entreprise a mis en place des objectifs ambitieux en matière de durabilité. Il s’agit par exemple de l’élimination progressive des matières premières fossiles vierges et la présence de 90 % de fibres durables dans sa gamme de produits d’ici 2040 (avec un objectif intermédiaire de 40 % d’ici 2030).

    Réduction de l’impact environnemental de 60 %

    En misant sur des partenariats stratégiques avec des spécialistes internationaux, comme Sixone, Alsico peut utiliser des technologies de pointe, à savoir l’analyse moléculaire, assistée par l’IA. Grâce à ces technologies, il est possible de recycler efficacement les mélanges complexes de polyester. Ce recyclage efficace constitue une avancée majeure, étant donné que les fibres mélangées ont traditionnellement tendance à réduire la qualité des tissus recyclés. Une analyse indépendante a démontré que, par rapport au polyester provenant des matières premières fossiles, le nouveau tissu d’Alsico et de Sixone permet de réduire de 60 % les émissions, de 64 % la consommation énergétique et de 40 % la consommation d’eau.

    La circularité deviendra la norme

    M. Siau conclut : « Notre vêtement fini est une preuve importante de nos progrès. Ce n’est que le début d’une transformation durable. Nous continuons à évaluer nos processus de recyclage et à faire preuve de transparence tout au long de notre chaîne d’approvisionnement. En 2025, notre objectif est de prouver que la circularité est non seulement réalisable, mais qu’elle est essentielle pour l’avenir de notre industrie. »

  • Baptême et avant-première d’un robot révolutionnaire

    Baptême et avant-première d’un robot révolutionnaire

    Les Journées d’Étude de l’URBH, qui se tiendront du 15 au 17 octobre à La Rochelle, seront résolument un événement à ne pas manquer. Alors que l’association fête ses 40 ans et accueillera quelque 300 congressistes, un bras robotique de manutention et de palettisation conçu spécifiquement pour la blanchisserie industrielle y sera dévoilé en avant-première.

    Blanchisseries Mag vous avait présenté dans son premier numéro ce projet ambitieux et novateur, porté par José Machado, travaillant à la Direction Opérationnelle du GCS Blanchisserie du Grand Clermont, et mûri par Tony Berton, directeur technique chez Mi2s.  » Le système ultra-performant sera présenté sur un stand par son concepteur Mi2s « , pointe José Machado.

    Fort de ses capacités autonomes (manutention des plateaux et du linge, assemblage de lots, palettisation), le robot ne manquera pas d’attirer l’attention des blanchisseurs. « Sa robustesse et son efficacité sont remarquables : il peut gérer une charge de travail de 8 tonnes sur 7 heures ! C’est un véritable bond en avant pour l’optimisation des flux et la réduction de la pénibilité dans le secteur « .

    Un nom pour un nouveau collaborateur

     » Comme il est de coutume pour le lancement d’un premier bras robotique, ces journées seront l’occasion unique de donner un nom de baptême à notre futur collaborateur de la Blanchisserie du Grand Clermont ! Venez participer à l’accueil de ce membre clé de l’équipe, invite José Machado. « Ne manquez pas cette opportunité de voir le futur de la logistique en blanchisserie industrielle ! « 

    Rendez-vous à La Rochelle du 15 au 17 octobre !

  • Mewa lance une nouvelle gamme conçue spécialement pour les artisans

    Mewa lance une nouvelle gamme conçue spécialement pour les artisans

    Des vêtements de travail solides et résistants : Mewa a développé une nouvelle collection dédiée aux artisans. Les tenues Force Heavy Duty, Bodyforce et Dynamic Works allient robustesse exceptionnelle, durabilité accrue et résistance optimale aux sollicitations mécaniques les plus fortes.

    Le métier d’artisan requiert un engagement sans faille face à des conditions souvent exigeantes : matériaux lourds, environnements difficiles ou encore contraintes physiques intenses. Face à cette réalité, Mewa a développé une nouvelle collection de vêtements professionnels.  » Les tenues Force Heavy Duty, Bodyforce et Dynamic Works allient robustesse exceptionnelle, durabilité accrue et résistance optimale aux sollicitations mécaniques les plus fortes. Pensées pour le terrain, ces gammes se démarquent par des coupes ergonomiques, qui garantissent confort et liberté de mouvement, des couleurs modernes, mais aussi des détails fonctionnels directement inspirés des besoins quotidiens des professionnels.  » Comme l’ensemble de sa gamme, Mewa propose ces tenues dans le cadre d’un service de gestion complète.

    Des tenues pensées pour les artisans exigeants

    Les nouvelles collections de Mewa répondent aux besoins concrets de la pratique artisanale. Leur principal point fort réside dans leur concept de poches intelligentes. Les multiples compartiments à bouton-pression et fermetures éclair permettent de toujours garder à portée de main et en toute sécurité des outils ou un smartphone. Les fermetures éclair, équipées de tirettes ergonomiques, se manipulent aisément même avec des gants. Les coupes sportives et ergonomiques garantissent, quant à elle, une liberté de mouvement optimale, essentielle pour les gestes précis et répétitifs du métier. Grâce à leurs cols droits modernes, leurs passepoils réfléchissants décoratifs et une impression générale de robustesse, ces tenues confèrent une image à la fois professionnelle et dynamique.

    Force Heavy Duty : la collection robuste et modulable

    La collection Force Heavy Duty comprend une gamme complète de vestes de travail, pantalons, salopettes, gilets, chemises et bermudas, conçus pour être parfaitement combinables entre eux. Plusieurs variantes de couleurs sont proposées afin de refléter l’identité de chaque entreprise. Ce choix permet de composer des tenues personnalisées et cohérentes. Enfin, les zones particulièrement exposées à l’usure, comme les coudes et les genoux, bénéficient d’un renfort en Cordura.

    Bodyforce : la collection sportive, flexible et robuste

    La collection Bodyforce se distingue par sa coupe sportive et près du corps, réalisée dans un tissu robuste et extensible. Pantalons et vestes s’ajustent parfaitement aux mouvements grâce à des zones stretch stratégiquement placées au niveau des épaules, du dos, des genoux et des coudes. Les manches et genoux préformés assurent également un confort optimal. Pensée pour les professionnels très mobiles, cette gamme est idéale pour les artisans, les monteurs, les acteurs du bâtiment ou encore les opérateurs logistiques en entrepôt.

    Mewa Dynamic Works : la collection confortable, durable et moderne

    La collection Dynamic Works s’adresse aux professionnels actifs à la recherche d’un équipement fonctionnel et moderne. Vestes, pantalons de travail et salopettes affichent une coupe sportive pensée pour accompagner tous les mouvements avec un confort optimal. Très durable, cette gamme jeune séduit par son design contemporain. Elle allie performance et esthétique sur le chantier ou en atelier.  

    Source : communiqué de presse

  • Tout savoir sur l’interdiction progressive des PFAS

    Tout savoir sur l’interdiction progressive des PFAS

    Face aux risques sanitaires et environnementaux associés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), la loi n° 2025-188 du 27 février 2025 instaure de nouvelles mesures de protection. Cette réglementation prévoit l’interdiction progressive de certains produits contenant des PFAS dès le 1ᵉʳ janvier 2026. Comment anticiper dès à présent ces évolutions pour adapter vos pratiques et vos gammes de produits ? On fait le point.

    Que sont les PFAS ?

    Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) forment une famille de plusieurs milliers de composés chimiques utilisés dans de nombreux produits pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur. On les retrouve notamment dans les textiles ou certains produits industriels.

    Ces substances sont qualifiées de « polluants éternels » car elles se dégradent très peu dans l’environnement. Elles peuvent s’accumuler dans les organismes vivants et sont aujourd’hui détectées dans l’air, l’eau et les sols.

    PFAS : quelle réglementation en France et en Europe ?

    Au niveau européen

    La réglementation européenne encadre déjà certaines substances de la famille des PFAS via le règlement REACH (enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques). Plusieurs composés comme l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), l’acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) ou l’acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS) sont restreints ou interdits dans certains usages.

    En janvier 2023, cinq pays européens, dont la France, ont proposé une restriction plus large de l’ensemble des PFAS. Cette proposition est en cours d’examen par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

    En France

    Le plan d’action national sur les PFAS, publié en janvier 2024, prévoit des mesures de réduction, de surveillance et de substitution des PFAS dans les produits de consommation et les procédés industriels.

    La loi du 27 février 2025 vient concrétiser ces engagements, notamment par des interdictions progressives de mise sur le marché de produits contenant des PFAS.

    PFAS : quels produits seront interdits en 2026 et 2030 ?

    À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, seront interdits à la fabrication, à l’importation, à l’exportation et à la mise sur le marché des produits suivants contenant des PFAS :

    • cosmétiques,
    • farts (revêtement sous les skis),
    • vêtements, chaussures et leurs imperméabilisants (excepté les vêtements et chaussures de protection, comme ceux des militaires ou des pompiers).

    Cette interdiction sera étendue au 1ᵉʳ janvier 2030 à tous les textiles (d’ameublement, par exemple) contenant des PFAS (sauf exceptions, comme les textiles techniques à usage industriel, qui seront listés par décret).

    Ces interdictions ne concerneront pas les produits contenant seulement des traces de PFAS. Des seuils de concentration résiduelle seront définis par décret.

    Un contrôle et des sanctions administratives en cas de violations des nouvelles interdictions posées par la loi sont prévus.

    Si votre entreprise est concernée, une anticipation dès aujourd’hui est donc essentielle, afin d’adapter votre offre et votre conformité réglementaire.

    Comment bien vous préparer en tant qu’entreprise ?

    Voici les principales étapes pour anticiper les futures interdictions et adapter votre activité :

    • Identifier les substances concernées : réalisez un inventaire précis de la présence de PFAS dans vos produits, matières premières et procédés de fabrication.
    • Rechercher des alternatives : explorez des substituts plus respectueux de la santé et de l’environnement. Le plan national encourage le développement de solutions innovantes.
    • Surveiller vos rejets : mettez en place des dispositifs de contrôle des émissions de PFAS, en conformité avec la réglementation sur les installations classées (ICPE).
    • Former vos équipes : informez vos collaborateurs sur les obligations réglementaires et les bonnes pratiques pour une transition sans rupture.
    • Suivre les échéances : gardez à l’esprit les dates clés de 2026 et 2030 pour mettre en œuvre vos changements à temps.

    Source : ministère de l’Economie