Étiquette : industrie

  • Paul de Montclos a transmis la direction de Garnier Thiebaut à Nikita Mulard

    Paul de Montclos a transmis la direction de Garnier Thiebaut à Nikita Mulard

    En juillet 1995, Paul De Montclos arrive dans les Vosges pour un mandat de trois mois. Sa mission : organiser la fermeture de la société Garnier Thiebaut, entreprise textile fragilisée par la mondialisation. Mais pris de passion pour l’histoire de l’entreprise fondée en 1833, pour son savoir-faire d’exception et pour l’engagement de ses salariés, il décide de se battre pour préserver Garnier Thiebaut. Et ce qui devait être une mission temporaire se transforme alors en une aventure industrielle, humaine et entrepreneuriale de trente années. 

    Fin juillet 2025 et 30 ans après son arrivée, Paul de Montclos continue d’écrire l’histoire de l’entreprise en transmettant la direction de Garnier Thiebaut à Nikita Mulard. Avec cette nomination, le fabricant accueille un dirigeant dont le profil est parfaitement en phase avec les enjeux de l’entreprise : un parcours industriel solide, une vision stratégique et une sensibilité pour les maisons dotées d’une histoire riche. 

    Ingénieur de formation, Nikita Mulard a repris le chemin des études à 40 ans pour obtenir un Executive MBA à HEC. « Tombé par hasard dans l’industrie papetière, j’ai immédiatement  eu la fibre, notamment parce que j’ai eu la chance de côtoyer des gens passionnés par leur métier. Je retrouve ce même état d’esprit au sein de Garnier Thiebaut. » Fort d’un parcours solide dans l’industrie, Nikita Mulard a dirigé la Papeterie d’Arches dans les Vosges, plusieurs business à l’international et piloté différents projets avec succès.

    « De la balle de papier, à la bobine fille expédiée au client, ou du fil de chaine au produit fini confectionné, je perçois une proximité évidente entre ces deux industries. C’est le même fil rouge au bout du compte : servir le client avec ce même niveau d’exigence, en termes de qualité et de service. » 

    Nikita Mulard

    En novembre 2024, il rejoint l’entreprise vosgienne pour mener une transition opérationnelle aux côtés de Paul de Montclos. Cette phase d’intégration lui a permis de s’imprégner pleinement des spécificités industrielles et organisationnelles de Garnier Thiebaut et de rencontrer l’ensemble des équipes et partenaires. 

    Nikita Mulard souhaite orienter son action autour d’axes clés  : assurer la pérennité d’un outil historique, valoriser le territoire et accélérer le développement de la marque à l’international. 

    De son côté, Paul de Montclos, créatif et engagé, n’a jamais cessé d’inventer, de proposer, de s’impliquer. Il a mobilisé son entreprise dans des moments importants : incendie de Notre Dame, crise du Covid-19, guerre en Ukraine… Localement, il a toujours veillé à apporter son soutien aux initiatives culturelles, sportives ou solidaires, en mettant le savoir-faire de Garnier Thiebaut à leur service. 

    Son engagement a dépassé les murs de l’entreprise. Convaincu que l’avenir de l’industrie textile vosgienne, et plus largement française, repose sur l’engagement collectif et la solidarité, il a fondé successivement les labels Vosges terre textile et France terre textile. Il y invite les producteurs à mettre de côté leurs concurrences pour défendre ensemble la filière textile. 

  • TDV Industries dans la tourmente

    TDV Industries dans la tourmente

    TDV Industries, spécialiste des tissus techniques pour les vêtements de travail et de protection pour l’industrie, l’énergie, la construction et le militaire, fait face à des difficultés structurelles majeures, aggravées par la conjoncture économique défavorable en Europe et la concurrence asiatique. L’entreprise lavalloise
    envisage une cessation d’activité en 2026 et se donne 4 mois pour trouver des solutions de reprise pour le site et ses emplois.

    Après avoir investi près de 15M€ dans son outil industriel depuis 2015 et réalisé de nombreux efforts pour faire évoluer sa production, améliorer sa compétitivité et ses performances commerciales, TDV Industries demeure structurellement déficitaire. La société, qui réalise un chiffre d’affaires moyen de 30M€ sur ses marchés historiques (tissus en coton-polyester), n’est jamais parvenue à générer un flux d’exploitation positif ces 10 dernières années.

    Sans perspectives d’amélioration et pour cesser d’aggraver les pertes, la direction a engagé des discussions avec les représentants du personnel dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi pour accompagner au mieux ses 120 salariés. L’arrêt de la production étant envisagée début 2026, la direction se donne 4 mois pour rechercher en parallèle des solutions de reprise pour le site et un maximum de ses emplois.

    « Créée en 1867, TDV Industries est une usine historique de Laval, spécialisée dans les tissus techniques et fonctionnels. En plus de la conjoncture défavorable que nous connaissons tous, les difficultés structurelles du site ainsi que son faible niveau de production et les pertes qu’elle enregistre depuis plus de 10 ans ne permettent plus aujourd’hui d’assurer la continuité de la production. Cette situation n’est plus viable et c’est avec le cœur lourd que nous annonçons être contraints d’envisager la cessation d’activité en 2026. Pleinement conscients de la responsabilité sociale qui nous incombe, nous nous engageons à tout faire pour permettre à chacun de nos 120 collaborateurs de retrouver des perspectives d’emploi. Tout sera mis en œuvre pour les accompagner et les protéger au mieux, autour d’un dialogue constructif avec les représentants du personnel, dans l’intérêt de tous. Dans le même temps, nous souhaitons nous donner toutes les chances de réussite au cours des quatre prochains mois pour trouver des solutions de reprise, » assure la Direction.

    Un site industriel de 24 000 m2 surcapacitaire au regard de son activité et de son marché

    Comme tous les acteurs européens sur le marché textile, TDV Industries a été durement impacté ces dernières années par l’augmentation généralisée des coûts de production (matières premières, énergie, transport) et l’essor de la concurrence asiatique sur un marché européen de tissus techniques particulièrement exposé et en pleine mutation.
    Situé en bord de Mayenne, le site de production s’étend sur une superficie de plus de 24 000 m2. En 2024, l’usine a produit moins de 4 millions de mètres de tissus, soit 50% de sa capacité de production.

    Un positionnement historique en décalage avec l’évolution du marché mondial

    Aujourd’hui, 10 clients représentent près de 80% de son chiffre d’affaires. TDV Industries est fortement dépendant d’un portefeuille de clients restreint de confectionneurs français sur des marchés hyper concurrentiels souvent régis par les appels d’offres, par nature cycliques et incertains. L’essor de la concurrence asiatique dans la fabrication des vêtements de travail a par ailleurs renforcé la pression sur les prix.

    D’un point de vue technique, la spécialisation de TDV Industries dans les tissus coton-polyester (à 65% coton) se trouve également en décalage par rapport aux évolutions du marché du vêtement de travail. La demande internationale favorise de plus en plus les tissus constitués de fibres synthétiques mieux adaptés aux lavages intensifs à haute température (75°) notamment pour répondre aux attentes des loueurs de linge.

    De nombreux efforts réalisés pour redresser l’entreprise

    Avec ses équipes, TDV Industries a mis en place de nombreuses actions pour se redresser ces dernières années: redéploiement de l’activité (croissance externe en 2016, masques Covid en 2020-2022); redimensionnement de la production (arrêt en 2019 de l’activité filature trop exposée à la concurrence à bas prix) ; investissements dans la modernisation de l’outil industriel (15M€ sur 10 ans dont 7M€ ces 3 dernières années); tentative de diversification du portefeuille clients et plan d’optimisation des performances (achats, coûts, productivité) entre 2023 et 2024.
    Malgré ces nombreux efforts, l’usine demeure structurellement déficitaire et les prévisions indiquent que les pertes se poursuivront dans les années à venir.

    Une recherche de solutions de reprise pour le site et un maximum de ses emplois

    Devant les pertes projetées et en l’absence de viabilité économique et sociale, TDV Industries se voit contrainte d’envisager une cessation d’activité au premier trimestre 2026.
    Ce projet a été présenté aux représentants du personnel et sera discuté avec eux au cours des prochains mois pour proposer l’accompagnement le plus protecteur possible aux 120 collaborateurs du site dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi.
    En parallèle de ces discussions, l’usine se donne 4 mois pour poursuivre et intensifier la recherche de solutions de reprise. Parce que ce fleuron du textile lavallois ne doit pas disparaître, parce que derrière cette annonce, ce sont surtout des femmes et des hommes, des compétences et des passions qui risquent d’être emportés, nous adressons tout notre soutien et notre solidarité à toutes les équipes, aux familles, et à ceux qui se battent aujourd’hui pour trouver un avenir au site de Laval.
    Puissent les prochains mois permettre de trouver une solution de reprise et de préserver ce magnifique savoir-faire textile.


    À propos de TDV Industries

    Acteur majeur du vêtement de travail et du vêtement de protection en France, TDV Industries est implantée à Laval, en Mayenne. La société dispose d’un site de production d’environ 24 000 m2 et a produit environ 4 millions de mètres de tissu au cours de l’exercice 2024 pour un chiffre d’affaires de 37M€. TDV Industries compte 120 salariés.
    L’offre de TDV Industries s’articule autour d’une large gamme de tissus techniques, chacune adaptée à des usages professionnels précis :
    ▪  Les vêtements de travail adressés aux professionnels du bâtiment, de l’artisanat ou de l’industrie
    ▪  Les vêtements de protection : chaleur, flammes, projections chimiques ou de métal en fusion, décharges électrostatiques…
    ▪  Les vêtements tactiques pour répondre aux secteurs de la défense, de la sécurité et des services publics
    ▪  Gamme de tissus Koncept pour répondre aux exigences du secteur du luxe pour lequel TDV Industries assure des missions de sous-traitance

  • Alliance Laundry Systems bientôt en Bourse

    Alliance Laundry Systems bientôt en Bourse

    Alliance Laundry Systems a déposé une déclaration d’enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission américaine pour un projet d’offre publique initiale de ses actions ordinaires, selon un communiqué de l’entreprise. Le fabricant d’équipements de blanchisserie commerciale, qui revendique 40% du marché nord-américain, a l’intention d’inscrire ses actions à la Bourse de New York sous le symbole boursier « ALH ».

    Alliance Laundry a par ailleurs annoncé une progression de près de 15 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2025, un bond à 836,8 millions de dollars sur le premier semestre, contre 729 millions un an plus tôt, selon les documents déposés vendredi pour son introduction en bourse (IPO) aux États-Unis. Le fabricant entend donc profiter d’un marché des introductions en bourse particulièrement dynamique ! Les introductions en bourse américaines connaissent en effet un regain en ce début d’automne, les investisseurs semblant ignorer les incertitudes persistantes liées aux droits de douane, alors que les marchés actions atteignent des sommets historiques. Ce projet de cotation marque en tout cas un véritable changement de stratégie pour BDT & MSD Partners, la banque d’affaires détentrice d’Alliance, qui envisageait encore l’an dernier une vente de cette société fondée il y a 117 ans.

    Le choix de la transparence

    Alliance n’a pas manqué de souligner dans son dossier les difficultés liées aux barrières commerciales, précisant que les prix des matières premières telles que l’acier et l’aluminium ont connu de fortes fluctuations ces dernières années. Et si son chiffre d’affaires est en hausse, son bénéfice, en revanche, a reculé à 48,3 millions de dollars, contre 67,6 millions.

    Alliance Laundry Systems opère en tant que fournisseur d’équipements de blanchisserie commerciale avec les marques Speed Queen, UniMac, Huebsch, Primus et IPSO. L’entreprise dessert plus de 150 pays grâce à un réseau mondial de distributeurs et emploie plus de 4.000 personnes.

  • Georges installe à Rouen sa 8ème unité de production

    Georges installe à Rouen sa 8ème unité de production

    Le petit trublion de la blanchisserie n’en finit plus de grandir et poursuit son développement avec l’ouverture officielle de sa 8ème unité de production à Rouen, au cœur d’un territoire stratégique pour son maillage industriel.

    Implantée sur un site de 1 121m2, cette nouvelle unité répond à une ambition forte : accroître les capacités de production tout en renforçant la proximité avec les clients et partenaires de la région nord-ouest. « L’ouverture de cette unité à Rouen marque une étape clé dans notre plan de développement. Elle reflète notre volonté de rester agiles, proches du terrain et toujours plus engagés pour une production responsable », déclare Karine DA SILVA, Fondatrice et Présidente de Georges.

    Ce site représente également un levier d’emploi local, avec la création de 9 emplois directs dès juin 2025. D’ici la fin de l’année Georges ouvrira une nouvelle unité à Lille et observe avec intérêt certains pays frontaliers qui pourraient être intéressés par le modèle de l’entreprise – qui indéniablement a le vent en poupe !


    Georges est une blanchisserie industrielle spécialisée dans le nettoyage, l’entretien, la dépollution/décontamination et la gestion logistique des vêtements de travail et d’image.
    Il propose à ses clients une solution dédiée et globale qui s’appuie sur une logistique sur-mesure, un nettoyage performant et éco-responsable, et une traçabilité optimale grâce à l’application mobile myGeorges.
    > Création : en 2017
    > 8 sites en France : Avignon, Bordeaux, Lyon, Rennes, Nancy, Stain
    et Villebon en région parisienne, Rouen et Lille à la fin de l’année…
    > Effectif : 160 salariés
    > Chiffre d’affaires en 2024 : 10 millions d’euros
    > Vêtements lavés en 2024 : 1 600 000 vêtements
    > Les clients : SNCF, Air France, Dock du pétrole d’Ambès, Renault, JTEKT, Cargill, Eiffage énergie systèmes, Clemessy services, Notre Dame de Paris, Egger, Bouygues Energies & Services, Samat, Sodi, Jarnias…

  • Mewa lance une nouvelle gamme conçue spécialement pour les artisans

    Mewa lance une nouvelle gamme conçue spécialement pour les artisans

    Des vêtements de travail solides et résistants : Mewa a développé une nouvelle collection dédiée aux artisans. Les tenues Force Heavy Duty, Bodyforce et Dynamic Works allient robustesse exceptionnelle, durabilité accrue et résistance optimale aux sollicitations mécaniques les plus fortes.

    Le métier d’artisan requiert un engagement sans faille face à des conditions souvent exigeantes : matériaux lourds, environnements difficiles ou encore contraintes physiques intenses. Face à cette réalité, Mewa a développé une nouvelle collection de vêtements professionnels.  » Les tenues Force Heavy Duty, Bodyforce et Dynamic Works allient robustesse exceptionnelle, durabilité accrue et résistance optimale aux sollicitations mécaniques les plus fortes. Pensées pour le terrain, ces gammes se démarquent par des coupes ergonomiques, qui garantissent confort et liberté de mouvement, des couleurs modernes, mais aussi des détails fonctionnels directement inspirés des besoins quotidiens des professionnels.  » Comme l’ensemble de sa gamme, Mewa propose ces tenues dans le cadre d’un service de gestion complète.

    Des tenues pensées pour les artisans exigeants

    Les nouvelles collections de Mewa répondent aux besoins concrets de la pratique artisanale. Leur principal point fort réside dans leur concept de poches intelligentes. Les multiples compartiments à bouton-pression et fermetures éclair permettent de toujours garder à portée de main et en toute sécurité des outils ou un smartphone. Les fermetures éclair, équipées de tirettes ergonomiques, se manipulent aisément même avec des gants. Les coupes sportives et ergonomiques garantissent, quant à elle, une liberté de mouvement optimale, essentielle pour les gestes précis et répétitifs du métier. Grâce à leurs cols droits modernes, leurs passepoils réfléchissants décoratifs et une impression générale de robustesse, ces tenues confèrent une image à la fois professionnelle et dynamique.

    Force Heavy Duty : la collection robuste et modulable

    La collection Force Heavy Duty comprend une gamme complète de vestes de travail, pantalons, salopettes, gilets, chemises et bermudas, conçus pour être parfaitement combinables entre eux. Plusieurs variantes de couleurs sont proposées afin de refléter l’identité de chaque entreprise. Ce choix permet de composer des tenues personnalisées et cohérentes. Enfin, les zones particulièrement exposées à l’usure, comme les coudes et les genoux, bénéficient d’un renfort en Cordura.

    Bodyforce : la collection sportive, flexible et robuste

    La collection Bodyforce se distingue par sa coupe sportive et près du corps, réalisée dans un tissu robuste et extensible. Pantalons et vestes s’ajustent parfaitement aux mouvements grâce à des zones stretch stratégiquement placées au niveau des épaules, du dos, des genoux et des coudes. Les manches et genoux préformés assurent également un confort optimal. Pensée pour les professionnels très mobiles, cette gamme est idéale pour les artisans, les monteurs, les acteurs du bâtiment ou encore les opérateurs logistiques en entrepôt.

    Mewa Dynamic Works : la collection confortable, durable et moderne

    La collection Dynamic Works s’adresse aux professionnels actifs à la recherche d’un équipement fonctionnel et moderne. Vestes, pantalons de travail et salopettes affichent une coupe sportive pensée pour accompagner tous les mouvements avec un confort optimal. Très durable, cette gamme jeune séduit par son design contemporain. Elle allie performance et esthétique sur le chantier ou en atelier.  

    Source : communiqué de presse

  • Recyclage textile : premier marché test pour le recyclage d’effets militaires

    Recyclage textile : premier marché test pour le recyclage d’effets militaires

    Le ministère des Armées poursuit ses travaux visant à contribuer à l’émergence d’une filière industrielle française de recyclage des effets d’habillement des armées. À cet effet, un accord-cadre ayant pour objet une prestation de recyclage d’effets militaires et de confection de tours de cou à base de laine et de polyester recyclés a ainsi été notifié à un groupement d’entreprises le 14 août 2025.

    Cet accord-cadre de 3 ans bénéficie notamment aux entreprises du textile de la région Hauts-de-France, historiquement très investie dans ce secteur industriel, dont la démarche est appuyée par le conseil régional et son président, Monsieur Xavier Bertrand. Il vise à évaluer, dans un premier temps, le potentiel de développement de la filière, et constitue ainsi une première étape majeure, puisqu’il permet d’attester de la pertinence de la démarche initiée il y a 5 ans, de la viabilité économique d’un modèle véritablement circulaire de recyclage textile et de mobilisation des acteurs de la base industrielle de soutien de défense (BISD). « L’objectif est d’établir une consommation plus sobre et plus responsable des ressources dédiées à l’habillement des militaires français », précise le ministère des Armées.
    Quatre groupements momentanés d’entreprises se sont ainsi spécialement constitués pour répondre à cette consultation :
    DAGOBAIRE, basée à Toufflers dans le Nord
    UTEXBEL, société belge qui possède un site à Baiseux dans le Nord et un à Mouscron en Belgique (société titulaire du marché du tissage du treillis/BME)
    SMB BORD COTE, basée à Vindry-sur-Turdine dans le Rhône
    ABILIS basée à Paris avec exécution partagée entre Besançon dans le Doubs et Paris.

    Cet exemple contribue à démontrer que le groupement d’entreprises constitue une force pour les PME françaises leur permettant de proposer des offres souveraines adaptées aux besoins exprimés dans le cadre des procédures d’attribution de marchés publics.

    Le ministère des Armées  » incite les acteurs du secteur à continuer à s’investir avec force, pour poursuivre cette ambition concernant le recyclage textile. «  Parmi les mesures mises en place, il est désormais possible de réintégrer l’ensemble des effets du paquetage qui ne sont plus utilisés. La destruction des effets ne doit donc être envisagée qu’à titre exceptionnel. Les campagnes de destruction en cours feront l’objet d’un réexamen en opportunité à l’aune des principes fixés par la directive. Par ailleurs, le réemploi des effets et des équipements en bon état doit être recherché systématiquement sur la base des différentes pistes proposées dans la directive. Enfin, les articles textiles ne trouvant pas à être réemployés, seront recyclés dans le cadre d’un marché spécifique.
     » Ce soutien à l’émergence d’une filière industrielle de recyclage des effets militaires s’inscrit pleinement dans notre démarche de développement durable », indique le ministère des Armées.  » À plus long terme, le Commissariat des armées travaille sur la mise en place d’un marché national de recyclage en « boucle fermée » (d’environ 370 tonnes annuelles) qui permettra, via un accord-cadre pluriannuel, de mettre nos stocks d’effets usagés à disposition d’opérateurs privés qui les transformeraient et pourraient les faire entrer dans la composition d’articles neufs. « 

  • Un accord sur les mesures urgentes pour l’emploi et la formation signé par l’industrie textile

    Un accord sur les mesures urgentes pour l’emploi et la formation signé par l’industrie textile

    Un accord de branche* sur les mesures urgentes en faveur de l’emploi et la formation dans l’industrie textile IDCC 18 est paru parmi les BOCC de cet été.

    La branche de l’industrie textile a été le secteur industriel impacté le plus tôt par les conséquences de la mondialisation, qui se sont traduites par une baisse du nombre d’entreprises et une baisse des effectifs salariés en France. Les partenaires sociaux de la branche se sont historiquement mobilisés pour accompagner les entreprises et les salariés dans les mutations structurelles de la branche, afin de préserver la compétitivité des entreprises ainsi que l’emploi salarié en France, mais également pour mobiliser les leviers nécessaires pour faire face aux difficultés conjoncturelles rencontrées par la branche.
    C’est ainsi notamment que les partenaires sociaux de la branche ont conclu un accord du 24 novembre 2020, et un avenant du 21 novembre 2022 sur l’activité partielle de longue durée, qui s’inscrivent dans un objectif de préservation des compétences et de l’emploi, et de sauvegarde de l’activité des entreprises de l’industrie textile. Or, depuis 2022, les entreprises textiles ont été confrontées à des difficultés d’approvisionnement en matières premières et des problèmes liés à la logistique mondiale qui ont été accentués par la guerre en Ukraine.
    De plus, la hausse exponentielle des prix de l’énergie a frappé durement les industriels du secteur textile. Le prix du gaz naturel a en effet augmenté de 80% en France entre le premier semestre 2019 et le premier semestre 2024 (source Xerfi), alors qu’une partie de la branche (l’ennoblissement) fait partie des secteurs énergo-intensifs. Dans la mesure où le prix de l’électricité est en grande partie associé à celui du gaz, ces augmentations des coûts liés à l’énergie ont été violentes pour les industriels textiles.

    Toujours animées par l’objectif commun de sauvegarder l’ensemble des entreprises de la branche et de préserver l’emploi de leurs salariés, les parties signataires ont décidé, conformément aux dispositions de l’Article L. 6332-1-3 du Code du travail, d’ouvrir la possibilité d’une prise en charge par Opco 2i, pendant une durée de deux ans, des coûts de formation engagés pour faire face à de graves difficultés économiques conjoncturelles.

    Etat des difficultés rencontrées


    L’enquête de conjoncture économique conduite en janvier 2025 auprès de 450 entreprises représentatives de la branche montre qu’une partie des industriels textiles rencontre des difficultés économiques. Outre la tendance baissière du chiffre d’affaires, les industriels de la branche continuent à subir les hausses du prix de l’électricité et du prix du gaz, en conséquence notamment du conflit en Ukraine. Le prix du gaz naturel a en effet augmenté de 80% en France entre le premier semestre 2019 et le premier semestre 2024 (source Xerfi), alors qu’une partie de la branche (l’ennoblissement) fait partie des secteurs énergo-intensifs.
    Enfin, les industriels ont continué à témoigner dans cette enquête des difficultés rencontrées pour recruter et former leurs salariés, notamment en raison de la mise en œuvre de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et ses impacts sur la prise en charge des coûts de formation.

    Tension sur l’emploi

    Les entreprises de l’industrie textile continuent néanmoins de recruter, notamment en raison d’une pyramide des âges marquée par une forte présence de seniors dans la branche (39,7% des salariés ont 50 ans et plus – source : DARES), qui devront être remplacés à plus ou moins brève échéance, et nécessitent d’assurer la formation des équipes en place pour assurer la transmission des savoirfaire indispensables au bon fonctionnement des entreprises.

    C’est dans ce contexte de difficultés rencontrées par une partie des entreprises que les parties signataires souhaitent mettre en œuvre un accord de mesures d’urgence pour soutenir l’emploi et la formation professionnelle de la branche de l’industrie textile. Découvrez le contenu de l’accord ci-après.


    * Il a été signé le 4 mars 2025 par l’Union des Industries Textiles UIT ; ainsi que par les syndicats de salariés Fédération des Services – C.F.D.T., Fédération C.F.T.C. – CMTE Chimie, Mines, Textiles, Energie, Fédération Textile-Habillement-Cuir-Blanchisserie – C.G.T. et Fédération de la Chimie FO. Il a pour objet, conformément aux dispositions de l’Article L. 6332-1-3 du Code du travail, d’ouvrir la possibilité d’une prise en charge par Opco 2i, pendant une durée de deux ans, des coûts de formation engagés pour faire face à de graves difficultés économiques conjoncturelles. L’accord est applicable au 1er mai 2025, pour une durée déterminée de 2 ans.