Étiquette : management

  • Un ESAT remporte le marché de blanchisserie de la Métropole du Grand Paris

    L’ESAT Les Ateliers de Jemmapes, géré par l’association Entraide Union, assurera désormais l’entretien des vêtements professionnels et EPI des services de la Métropole du Grand Paris. Le contrat porte notamment sur l’entretien de vêtements professionnels et d’équipements de protection individuelle (EPI), ainsi que sur l’organisation logistique associée.

    Entretien des vêtements professionnels et gestion logistique

    La prestation comprend le nettoyage et l’entretien des vêtements professionnels utilisés par les services de la Métropole du Grand Paris, comme le détaille Matthieu Pasini, chargé de développement ESAT/EA pour l’Ile-de-France chez Entraide Union . Elle intègre également la gestion logistique du linge — collecte, livraison et mise à disposition de contenants adaptés — ainsi que la traçabilité des articles afin d’assurer un suivi précis des équipements.

    Le marché prévoit par ailleurs la mise en œuvre d’une démarche écoresponsable portant sur les produits utilisés, la gestion des ressources et l’organisation des transports.

    Une reconnaissance du savoir-faire des équipes

    Pour les équipes des Ateliers de Jemmapes, ce contrat constitue une reconnaissance du savoir-faire développé au sein de l’ESAT dans le domaine de l’entretien textile. Les activités de blanchisserie représentent en effet un support de travail structurant dans certaines structures du secteur du travail protégé et adapté, permettant de développer des compétences techniques tout en répondant aux exigences croissantes des donneurs d’ordre.

    Une évolution des pratiques d’achat public

    L’attribution de ce marché s’inscrit dans un contexte plus large d’évolution des pratiques d’achat public. Elle illustre également une tendance où les dimensions sociales et environnementales prennent une place croissante aux côtés des critères économiques et techniques.

    Dans ce contexte, certaines structures du secteur du travail protégé et adapté se positionnent désormais sur des prestations d’entretien textile de plus en plus structurées, y compris sur des segments exigeants comme les vêtements professionnels.

  • Un ESAT de la Drôme développe une activité de blanchisserie au service du médico-social

    Dans la Drôme, l’ESAT de Saint-Donat-sur-l’Herbasse, géré par AÉSIO Santé, vient de lancer une activité de blanchisserie professionnelle. L’atelier, qui mobilise une douzaine de travailleurs en situation de handicap, assure désormais l’entretien du linge de deux établissements médico-sociaux du territoire.

    Un atelier de blanchisserie pour diversifier les activités de l’ESAT

    L’ESAT de Saint-Donat-sur-l’Herbasse accueille plus de 70 travailleurs en situation de handicap dans différents ateliers, notamment en plasturgie, conditionnement, menuiserie ou entretien des espaces verts.

    Avec la création de cette activité blanchisserie, l’établissement élargit son offre et propose à une partie de ses usagers de nouvelles opportunités d’apprentissage. Douze travailleurs sont désormais mobilisés dans l’atelier pour assurer l’entretien du linge de deux foyers de vie accueillant environ 180 résidents.

    Installée dans un local d’environ 200 m² situé à Peyrins, l’atelier est opérationnel depuis le 1er mars 2026. Il constitue à la fois un levier d’insertion pour les travailleurs en situation de handicap et une réponse à des besoins locaux en entretien du linge.la blanchisserie est équipée de matériels professionnels — laveuses, séchoirs, chariots à linge et outils de marquage — permettant d’assurer les différentes étapes du traitement du linge : lavage, séchage, tri et repassage. Les travailleurs sont formés à ces nouvelles tâches et accompagnés par des moniteurs d’atelier et des techniciens spécialisés.

    Un projet soutenu par les acteurs publics

    La mise en place de cette activité s’inscrit dans le cadre du plan de transformation des ESAT et a bénéficié du soutien de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que de la Mutualité Française.

    Au-delà de l’investissement matériel, l’objectif est double : renforcer les parcours professionnels des travailleurs en situation de handicap et consolider le modèle économique de l’établissement grâce à la diversification de ses activités.

    Un rôle croissant des ESAT dans les services de blanchisserie

    Cette initiative illustre également la place croissante des structures du travail protégé dans certaines activités de services, dont l’entretien textile. Pour les établissements médico-sociaux, l’organisation de blanchisseries internes ou externalisées peut représenter un débouché professionnel structurant, tout en répondant à des besoins territoriaux spécifiques. Ce nouvel atelier constitue ainsi une étape supplémentaire dans la stratégie d’inclusion portée par AÉSIO Santé, qui vise à développer l’autonomie et l’insertion sociale des personnes accompagnées par le travail

  • Blanchisserie industrielle : la bataille de l’attractivité s’organise

    À l’heure où de nombreux secteurs industriels peinent à recruter, la filière de la location-entretien textile affiche clairement ses besoins : plus de 1 600 postes sont actuellement à pourvoir, dont près de la moitié en CDI. Le 18 mars prochain, 70 blanchisseries ouvriront leurs portes dans toute la France dans le cadre de l’opération « Visite ma blanchisserie », portée par le GEIST.
    Au-delà de la dimension événementielle, cette initiative révèle un enjeu stratégique majeur : celui de l’attractivité et du renouvellement des compétences dans une industrie encore largement méconnue.

    Une filière industrielle solide… mais discrète

    Avec un chiffre d’affaires cumulé de 2,52 milliards d’euros en 2024 et plus de 24 000 salariés, la location-entretien textile constitue un maillon essentiel de l’économie française. Présentes sur l’ensemble du territoire, les blanchisseries industrielles emploient en moyenne 120 personnes et assurent quotidiennement le traitement de plusieurs tonnes de textiles professionnels destinés à l’industrie, à la santé ou encore à l’hôtellerie-restauration.

    Non délocalisable par nature, la filière repose sur un maillage territorial dense et sur des infrastructures industrielles lourdes. Pourtant, elle souffre encore d’un déficit de visibilité auprès du grand public — et plus particulièrement des jeunes actifs.

    1 600 postes : un signal plus qu’un chiffre

    Les 1 600 postes recensés à l’occasion de cette sixième édition ne constituent pas un simple indicateur conjoncturel. Ils traduisent une tension structurelle sur certains métiers clés :

    • opérateurs de production,
    • techniciens de maintenance,
    • chauffeurs-livreurs.

    Autant de fonctions indispensables à la continuité de la chaîne de traitement du linge et à la qualité du service rendu aux clients.

    Dans un contexte de transformation industrielle (automatisation accrue, modernisation des outils, exigences environnementales renforcées), ces profils techniques deviennent stratégiques. L’enjeu n’est pas seulement de recruter, mais de recruter durablement.

    Attirer les moins de 26 ans : un enjeu générationnel

    Le focus mis cette année sur les jeunes de moins de 26 ans n’est pas anodin. Emplois saisonniers, jobs étudiants, alternance : la filière cherche à créer des points d’entrée progressifs vers des parcours professionnels plus structurés.

    Cette démarche traduit une prise de conscience : le renouvellement générationnel ne se décrète pas. Il se construit. Et il suppose de mieux faire connaître des métiers souvent perçus comme techniques, exigeants, mais peu visibles. Or, dans les faits, la blanchisserie industrielle combine aujourd’hui logistique, automatisation, maintenance de pointe, gestion de flux et enjeux RSE. Des compétences qui résonnent pourtant avec les attentes contemporaines en matière d’industrie responsable et territoriale.

    Au-delà des portes ouvertes : structurer l’image d’un secteur

    L’opération « Visite ma blanchisserie » s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de valorisation des métiers. Les sessions de job dating organisées en parallèle des visites témoignent d’une volonté de passer de la découverte à l’action. Car derrière la communication, l’enjeu est clair : sécuriser la continuité opérationnelle des sites industriels, accompagner la modernisation technologique et préserver la compétitivité d’une filière intégrée au cœur de l’économie circulaire.

    Dans un marché où la performance repose autant sur l’outil industriel que sur la qualité des équipes, l’attractivité devient un levier stratégique.

    Une bataille collective

    Reste une question centrale : ces initiatives ponctuelles suffiront-elles à inverser durablement la perception du secteur ?

    La bataille de l’attractivité ne se joue pas uniquement lors d’une journée portes ouvertes. Elle se joue dans la durée : qualité de l’intégration, formation, évolution professionnelle, conditions de travail, valorisation des parcours.

    La mobilisation de 70 sites constitue un signal fort. Elle traduit une volonté collective d’assumer la visibilité d’un secteur trop longtemps resté discret. Dans un contexte de tensions sur l’emploi industriel, la location-entretien textile ne cherche plus seulement à recruter. Elle cherche à se rendre visible, lisible et désirable. Et c’est peut-être là le véritable enjeu de cette sixième édition.

  • Inforum : une transmission dans la continuité, une modernisation assumée

    Après plus de trente ans d’histoire familiale et une décennie de structuration et d’innovation, Inforum ouvre un nouveau chapitre. David Berardozzi passe le relais à Alexandre Gautier-Gander, déjà impliqué aux côtés des équipes depuis deux ans. Une transmission préparée, pensée dans la continuité des valeurs fondatrices de l’entreprise, mais aussi tournée vers l’accélération technologique et les nouveaux défis du secteur de l’entretien textile. Rencontre croisée autour d’un passage de flambeau stratégique.

    David Berardozzi

    Inforum entre dans un nouveau chapitre. À quel moment avez-vous senti que la transmission devenait une évidence ?
    La décision s’est imposée en novembre dernier, au terme d’une réflexion commune sur nos priorités de vie avec mon épouse Claire, qui est aussi notre DAF. L’entreprise étant adossée au groupe Everfield depuis deux ans, elle bénéficiait déjà d’une structure pérenne et d’un écosystème européen solide. Le contexte professionnel était donc idéal pour envisager cette transition. Surtout, j’avais à mes côtés Alexandre : en voyant à quel point il comprenait notre ADN et partageait nos valeurs, la transmission est devenue une évidence. Le successeur idéal était déjà là.

    Reprendre puis diriger l’entreprise fondée par votre père donne forcément une perspective particulière. Comment cette histoire familiale a-t-elle façonné votre manière de diriger ?
    Elle a forgé ma culture de l’effort et du terrain. J’ai dirigé Inforum avec mon « bâton de pèlerin », en gardant toujours à l’esprit la réalité quotidienne des exploitants. J’ai connu l’époque où je pouvais câbler moi-même des armoires électriques le matin avant d’aller négocier un contrat l’après-midi. Cette histoire m’a appris à ne jamais me déconnecter de la réalité concrète de nos clients.

    Qu’avez-vous cherché à préserver en priorité dans cette transmission ?
    Notre posture : être bien plus qu’un simple fournisseur, mais un véritable partenaire, partie prenante de l’écosystème de l’entretien textile. J’ai toujours eu une conviction profonde : si nos clients vont mal, nous allons mal. C’est ce qui nous a poussés à nous investir bien au-delà du simple cadre logiciel. Je pense notamment à notre engagement ferme auprès du CTTN et de la FFPB pour cofinancer et maintenir pendant plus de 5 ans l’expérience Clean & Collect. L’objectif n’était pas seulement de tester de nouveaux canaux de vente en ligne pour les pressings, mais aussi de lutter activement contre l’ubérisation de notre secteur. C’est cet engagement total et sincère envers la profession que je voulais sécuriser. Alexandre l’a parfaitement intégré.

    Quel regard portez-vous sur l’évolution d’Inforum ces dernières années ?
    Un regard extrêmement fier ! Nous sommes passés d’une petite structure presque artisanale à une entreprise très structurée, dotée d’une équipe formidable dont certains piliers m’accompagnent depuis plus de 10 ans. Nous avons réussi le virage technologique du SaaS et des abonnements avec nos solutions BrooClean et GestiClean, tout en maintenant une croissance soutenue, sans jamais perdre notre âme.

    Qu’est-ce qui, selon vous, distingue aujourd’hui Inforum dans le paysage de l’entretien textile ? C’est d’abord notre ancrage viscéral dans ce métier. Nous n’avons pas découvert le pressing et la blanchisserie par hasard ! L’histoire remonte à ma grand-mère qui a démarré dans ce domaine à son arrivée d’Italie en France. Mon père a ensuite repris l’activité avec mon oncle, et a créé les premiers logiciels pour soutenir la structure familiale. Moi-même, j’ai travaillé dans la blanchisserie familiale pendant des années, tous les samedis et pendant mes congés scolaires ! Nous connaissons donc parfaitement cet environnement, ses contraintes et ses réalités. Nous avons créé des outils parfaitement adaptés à ce que nous vivions de l’intérieur.
    Mais au-delà de cet ADN, ce qui nous distingue aujourd’hui, c’est notre hyper-spécialisation assumée. Nous avons fait le choix de constituer une équipe d’experts dédiée à 100 % à cette niche. Là où beaucoup d’éditeurs échouent faute de moyens ou de volonté, notre pari stratégique a été d’investir massivement dans les véritables facteurs clés de succès de notre secteur : la R&D, l’accompagnement client et un support technique d’excellence.

    Si vous deviez identifier une transformation majeure que vous avez accompagnée, laquelle serait-elle ?
    C’est la transformation du quotidien des exploitants. De manière très prosaïque, le temps d’un dirigeant est précieux. Notre plus grande victoire est de lui en redonner. Là où l’établissement de la facturation client sacrifiait souvent les week-ends des gérants, cela se fait aujourd’hui en un clic et en quelques minutes. Nous avons fiabilisé les process de bout en bout, de la réception du linge à sa restitution, avec des outils pensés pour une prise en main ultra-rapide par les nouveaux salariés. Nous sommes passés de la simple caisse enregistreuse au véritable système nerveux de l’entreprise.

    Comment percevez-vous les mutations actuelles du secteur (énergie, RSE, attractivité des métiers…) ?
    Le secteur traverse des défis intenses, particulièrement sur l’attractivité. C’est pourquoi nos outils doivent faciliter l’intégration rapide des équipes. Sur le plan de la RSE, c’est un engagement qui dépasse les mots chez Inforum. En interne, nous avions mis en place le télétravail bien avant qu’il ne s’impose avec le Covid, ainsi que des horaires souples dans le respect absolu du service rendu à nos clients. Sur le plan sociétal, au-delà de notre forte présence dans les ESAT avec BrooClean, nous sommes engagés de longue date auprès de la Fondation Kunz ou de Vaincre la Mucoviscidose, en tant que donateurs mais aussi bénévoles. Récemment, la grande majorité de l’équipe s’est mobilisée pour organiser l’Arbre de Noël des familles touchées par la Mucoviscidose en Auvergne-Rhône-Alpes. Un moment de cohésion extraordinaire qui montre bien nos valeurs.

    Quels défis stratégiques devront être relevés dans les prochaines années ?
    Le grand défi sera d’accompagner la modernisation technologique du secteur. Nous sommes d’ailleurs en plein renouveau de notre offre back-office, avec des fonctionnalités très modernes pour encourager l’omnicanalité, et même l’intégration des intelligences artificielles (LLM). L’avenir immédiat, c’est notamment le lancement de « GestiClean Suite », avec une interface complètement repensée et de nombreuses améliorations. Notre mission stratégique sera d’accompagner le déploiement de ces innovations chez nos clients, dont certains nouveaux venus sont absolument stratégiques pour l’avenir de la profession, sous l’impulsion de la nouvelle équipe dirigeante.

    Alexandre Gautier-Gander

    Vous connaissez Inforum depuis deux ans déjà. Qu’est-ce qui vous a convaincu que le moment était venu d’aller plus loin ?
    J’ai passé trois ans chez Everfield comme Business Partner, ce qui m’a permis d’accompagner 6 éditeurs de logiciels français sur la définition de leur stratégie et leurs projets de croissance. Ce type de rôle permet de voir beaucoup de choses en peu de temps concernant la gestion d’une entreprise comme Inforum, et est un bon tremplin vers des postes de direction. Quand David a annoncé son départ et m’a parlé de l’opportunité de prendre sa suite, je n’ai donc pas hésité. J’ai énormément apprécié travailler avec les équipes d’Inforum pendant ces deux dernières années, et je suis convaincu qu’Inforum peut jouer un rôle clé dans la réussite des professionnels du textile.

    Comment décririez-vous l’ADN de l’entreprise ?
    L’ADN d’Inforum, c’est d’abord une attention toute particulière à l’équipe, qui est le pilier de la réussite de l’entreprise et nous permet de continuer à capitaliser sur 30 ans d’expertise sur notre marché. C’est aussi une culture forte d’écoute attentive de nos clients et de nos partenaires, aussi bien du point de vue développement produit qu’au niveau du support. Le secteur fait face à de nombreux défis avec un contexte réglementaire et économique changeant, et notre objectif est de contribuer à la tranquillité de nos clients.

    Que représente pour vous le fait de succéder à une direction familiale historique ?
    C’est à la fois un grand honneur et une forte responsabilité. La famille Berardozzi a construit une forte relation de confiance de plus de trente ans avec ses clients et partenaires. Mon rôle est de préserver cette expérience, en garantissant une transition en douceur. Cela fait deux ans que je travaille étroitement avec David, ce qui a permis de bien préparer ce passage de flambeau.

    Parlez-vous plutôt de continuité ou d’évolution ?
    Mon rôle est d’abord d’assurer une continuité rassurante pour nos clients et partenaires, en m’appuyant sur l’immense expérience de nos équipes. Nous allons ensuite accélérer l’intégration d’outils modernes pour que nos solutions s’adaptent plus vite aux attentes de nos clients qui évoluent. Les développements engagés se poursuivent, et nous avons pour objectif de les accélérer.

    Quelles seront vos priorités dès cette première année ?
    Ma première priorité est l’organisation interne : assurer la continuité opérationnelle après le départ de David, et renforcer les compétences de nos équipes face à une demande en hausse. Ensuite, les développements produits se poursuivent autour de trois axes : l’ajout de nouvelles fonctionnalités attendues par nos clients, la garantie de leur conformité réglementaire, et l’intégration croissante d’outils IA à nos processus internes.

    Où souhaitez-vous positionner Inforum à horizon 3 à 5 ans ?
    Nous souhaitons renforcer le positionnement d’Inforum comme partenaire technologique incontournable des professionnels du textile. Cela passe par être à la pointe des usages (pilotage à distance, intégration du paiement, nouvelles fonctionnalités IA pertinentes pour le secteur), mais aussi par le fait de représenter un « bouclier » solide sur la conformité réglementaire.

    Dans un contexte de transformation rapide, quel rôle Inforum peut-il jouer auprès des professionnels ?
    Notre rôle est d’anticiper ces transformations et de sécuriser leurs pratiques. Nous sommes en veille permanente pour décrypter le contexte législatif mouvant et nous saisir des nouvelles opportunités technologiques. Le groupe dont nous faisons partie, Everfield, joue également un rôle important pour accélérer notre modernisation et assurer notre mise en conformité.

    Comment renforcer encore la valeur ajoutée et l’impact d’Inforum ?
    Nous renforçons déjà régulièrement la valeur de nos produits en continuant à améliorer leur ergonomie et leurs fonctionnalités sur la base des retours de nos clients. Dans cette lignée, l’un de nos objectifs est de mettre plus facilement à disposition de nos utilisateurs les données de consommation de leurs clients, afin de leur permettre de faire des offres attractives et personnalisées à ces derniers.


      Au-delà d’un simple changement de direction, cette transmission marque une étape structurante pour un acteur profondément ancré dans son marché. Fidèle à son histoire familiale, mais désormais intégré dans un écosystème européen solide, Inforum aborde cette nouvelle phase avec une ambition claire : conjuguer continuité et accélération.
      La transition n’est ni une rupture ni un virage stratégique, mais une amplification. Dans un contexte où les professionnels de l’entretien textile doivent composer avec modernisation technologique, exigences réglementaires et enjeux d’attractivité, le rôle d’un partenaire logiciel dépasse largement la gestion opérationnelle. Pour la nouvelle équipe dirigeante, la feuille de route est assumée : sécuriser, accompagner, anticiper — et continuer à faire gagner du temps et de la sérénité aux exploitants. Car derrière les solutions logicielles, c’est bien la structuration et la pérennité d’un secteur tout entier qui se jouent. Et dans une profession en mutation, la stabilité d’un partenaire engagé reste un levier éminemment stratégique.

    1. Textile hôtelier : Resuinsa remplace le plastique par la circularité

      Alors que la majorité des établissements hôteliers ont supprimé les plastiques à usage unique visibles par le client, un usage persiste en coulisses : les sacs plastiques destinés à protéger couvertures, oreillers, édredons et accessoires textiles en réserve.
      Resuinsa annonce aujourd’hui une alternative concrète : des housses textiles réutilisables fabriquées à partir de fibres recyclées issues de textiles hôteliers en fin de vie. Pour le fabricant, cette innovation ne constitue pas un simple changement d’emballage. Elle matérialise une évolution structurelle : intégrer la circularité à chaque étape du cycle de vie textile.

      La démarche de Resuinsa repose sur un principe clair : les textiles hôteliers usagés deviennent une ressource.

      Collectés en fin d’usage, ces produits sont transformés en fibres recyclées, puis réintégrés dans la fabrication de nouvelles housses de protection écoconçues. Ces dernières remplacent les emballages plastiques traditionnels tout en assurant les mêmes fonctions de protection et de stockage. Ainsi, le cycle se referme, de la production textile à l’usage hôtelier, à la fin de vie au recyclage matière et à la nouvelle application textile.

      Dans un contexte où la réglementation européenne pousse à la réduction des déchets et à l’augmentation des taux de recyclage, cette approche illustre concrètement la logique d’économie circulaire appliquée au textile professionnel.

      Une réponse alignée avec les exigences environnementales actuelles

      Lavables, résistantes et réutilisables, ces housses post-consumer s’intègrent aux processus internes des établissements et des prestataires textiles. Elles permettent :

      • La suppression d’un flux plastique encore présent dans les réserves
      • La réduction des déchets d’emballage
      • L’optimisation de la durée de vie des textiles protégés
      • Une cohérence accrue des politiques RSE

      Pour la filière — fabricants, distributeurs, hôteliers et blanchisseurs — l’enjeu dépasse le produit. Il s’agit de repenser la responsabilité collective sur l’ensemble du cycle de vie.

      Comme le souligne Félix Martí, directeur général de Resuinsa :
      « Chaque hôtel décide de l’empreinte qu’il souhaite laisser ; notre mission est de proposer des alternatives qui rendent ce chemin plus responsable. »

      Une évolution qui dépasse le discours

      Présente dans plus de 150 pays, Resuinsa inscrit cette innovation dans une stratégie plus large : transformer les déchets textiles issus de l’hôtellerie en nouvelles matières premières, et intégrer la circularité dans le quotidien opérationnel des établissements.

      La transition écologique du textile hôtelier ne se joue plus uniquement sur la qualité des fibres ou la durabilité des produits. Elle se joue dans la capacité à réduire les flux invisibles, à fermer les boucles matière et à intégrer la circularité dans le quotidien opérationnel.

      Moins de plastique.
      Plus de matière recyclée.
      Une responsabilité partagée à l’échelle de toute la filière.

      Pourquoi la REP textile change la donne

      La Responsabilité Élargie du Producteur (REP) impose aux metteurs sur le marché de prendre en charge la fin de vie des produits textiles.

      Concrètement, cela signifie :

      • Financement de la collecte et du tri
      • Objectifs de réemploi et de recyclage
      • Incitations à l’écoconception
      • Traçabilité accrue des flux


      Dans ce contexte, les initiatives qui intègrent dès l’amont la valorisation matière des textiles professionnels prennent une dimension stratégique.

      Transformer des textiles hôteliers usagés en nouvelles housses réutilisables ne relève plus uniquement d’une démarche RSE volontaire : cela anticipe un modèle où la fin de vie devient une responsabilité économique structurante.

    2. Jeûne, vigilance et sécurité : un enjeu RH souvent sous-estimé en blanchisserie

      Travail physique, chaleur, rythmes soutenus : la blanchisserie industrielle cumule des contraintes qui exigent vigilance et endurance. À certaines périodes de l’année, des salariés peuvent pratiquer le jeûne à l’occasion notamment du Ramadan et du Carême, sans que cela soit toujours anticipé dans l’organisation du travail. Pour les services RH et les responsables de site, la question n’est pas culturelle ou religieuse, mais bien préventive et managériale.

      Un facteur humain à intégrer dans l’évaluation des risques

      Le jeûne peut entraîner fatigue, baisse de concentration ou déshydratation, notamment en fin de poste. Dans un environnement de blanchisserie industrielle — manipulation du linge, manutention répétée, machines automatisées, zones chaudes, station debout — ces effets peuvent accroître le risque d’erreurs ou d’accidents.
      Sans viser une approche médicale, il s’agit pour l’employeur d’intégrer cette réalité au même titre que d’autres facteurs humains influençant la sécurité au travail.

      Un sujet RH avant tout organisationnel

      La prévention repose avant tout sur l’anticipation et le dialogue. Identifier les postes les plus exposés, informer l’encadrement de proximité et encourager une communication ouverte permettent d’adapter temporairement l’organisation, sans perturber la production.
      L’objectif n’est pas de contrôler, mais de préserver la sécurité collective tout en respectant les choix individuels.

      Des ajustements simples et pragmatiques

      En blanchisserie, plusieurs leviers peuvent être actionnés :

      • réorganiser ponctuellement certaines tâches les plus physiques ou les plus exigeantes,
      • adapter les horaires ou la répartition des postes sur la journée,
      • renforcer la vigilance sur les pauses et la récupération,
      • rappeler les règles de sécurité et les signaux d’alerte liés à la fatigue.

      Ces ajustements, souvent légers, contribuent à limiter les risques tout en envoyant un message clair : la prévention passe aussi par la prise en compte des réalités humaines du terrain. Autre adaptation possible : réduire le temps de pause du midi. En passant en journée continue, on réduit l’amplitude du temps de travail et on permet au salarié d’aller se reposer plus tôt à son domicile. Attention, il faut quand même respecter au moins la règle des 20 minutes de pause toutes les 6 heures de travail consécutives (Code du travail, art. L. 3121-16).

      Sécurité et climat social : un équilibre gagnant

      Aborder le jeûne sous l’angle de la prévention permet d’éviter les malentendus et les tensions. En blanchisserie industrielle, où la fidélisation et l’engagement des équipes sont des enjeux majeurs, cette approche renforce la confiance et la cohésion.
      Une preuve supplémentaire que la prévention des risques professionnels est aussi un levier de management et de performance durable !


      MEMO
      Le Code du travail oblige l’employeur à protéger la santé et la sécurité de ses salariés, en évaluant les risques et en mettant en place des mesures appropriées. Favoriser le dialogue social et l’anticipation collective permet non seulement de réduire les accidents mais aussi de renforcer la cohésion d’équipe et la qualité de vie au travail — deux enjeux forts en blanchisserie industrielle. La prévention devient ici un levier RH stratégique, généralement peu coûteux mais fortement impactant sur la satisfaction et la sécurité des salariés.
      Sans remettre en cause l’organisation de la production, plusieurs mesures pragmatiques peuvent être envisagées :

      ✔️ Aménagement des horaires
      — décaler les heures de travail pour réduire l’exposition pendant les plages les plus exigeantes,
      — proposer des plages horaires continues pour permettre un repos plus tôt.

      ✔️ Adaptation des tâches
      — affecter temporairement les salariés jeûnant à des postes moins pénibles ou moins risqués,
      — favoriser des missions d’observation ou de contrôle plutôt que des tâches physiques lourdes.

      ✔️ Renforcer les pauses et les points d’eau
      — encourager à bien s’hydrater avant le début du jeûne et à faire des pauses supplémentaires si possible,
      — rappeler l’importance du repos et de l’hygiène de vie pour assurer la concentration.

    3. Netexial prend son envol

      Changer de nom n’est jamais un acte anodin dans la vie d’une entreprise. C’est un moment où l’on accepte de se regarder en face, de mesurer ce que l’on veut continuer à porter et ce qu’il est temps de transformer. 
      Pour Initial Textile, désormais Netexial, cette évolution ne se résume pas à une nouvelle identité visuelle. Elle marque un repositionnement, une vision et une manière d’assumer plus clairement son rôle dans son secteur et dans son territoire.
      Nous avons rencontré l’équipe pour comprendre la logique derrière ce choix, la dynamique humaine qui l’accompagne et la trajectoire qu’il ouvre. Plus qu’un changement d’enseigne, c’est une histoire de sens, de projection et de responsabilité.

      Début octobre 2025, H.I.G. Capital finalisait le rachat d’Initial Textile France. A peine deux mois plus tard, l’ancienne activité de Rentokil affichait fièrement son indépendance à travers une nouvelle identité : Netexial. Mais quelle a donc été la première question que s’est posée l’équipe quand il a été décidé de changer le nom de l’entreprise ? « En fait, il y en a 4 ! indique Laure Brutinaud, directrice marketing de Netexial et membre du CODIR : comment trouver un nom qui soit à la fois dans la continuité de notre histoire et de notre culture ? Car oui, on change d’identité mais nous voulons vraiment conserver ce qui fait la valeur de l’entreprise : les femmes et les hommes qui la composent, leur expertise et leur engagement… Puis, comment trouver un nom qui soit tourné vers l’avenir ? Et comment faire pour que cela soit facilement mémorisable et prononçable ? Et enfin, comment trouver un nom adapté à l’international ? » Des questions propres à ancrer une nouvelle identité sans dénaturer l’ADN de l’entreprise finalement. Et aussi une opportunité pour « marquer la prise d’indépendance suite au rachat d’Initial Textile France par HIG, souligner le renouveau, l’arrivée de nouveaux projets, d’une nouvelle ère », précise Thomas Goupil, directeur commercial et membre du COMEX.

      Laure Brutinaud, directrice marketing de Netexial et membre du CODIR, et Thomas Goupil, directeur commercial et membre du COMEX.

      Une nouvelle identité pour marquer son indépendance

      Si on devait raconter ce rebranding non pas comme une décision stratégique, mais comme une histoire, le moment clé du récit serait-il celui de l’annonce officielle aux 2 500 collaborateurs ? « C’est un moment important, mais je dirais que c’est plutôt l’alignement parfait des remontées terrain qui a rendu cette nouvelle identité évidente », confie Thomas Goupil. Même si bien sûr, « il a fallu rassurer les équipes, expliquer, souligne Laure Brutinaud. Il y a eu un travail de co-construction conséquent en interne. Le fait d’impliquer tout le monde, y compris nos clients et nos fournisseurs, afin d’établir cette nouvelle identité, devrait contribuer à son appropriation. »

      Un projet co-construit

      Réfléchir à un nom, un logo, semble avoir été une véritable aventure collective, mais aussi une opportunité d’introspecter. « Notre premier constat était que nous ne sommes pas simplement un spécialiste de l’équipement de travail mais une vraie marque qui exprime son rôle dans la société. Nous souhaitions donc clarifier notre positionnement et l’affirmer avec notre nouvelle identité. Pour cela, nous avons travaillé avec l’agence de communication (NDLR : Publicis-Carré Noir) en favorisant une approche collaborative et de co-construction avec nos clients, les parties prenantes, nos collaborateurs sur l’ensemble du territoire… Nous les avons interrogés pour obtenir l’ADN de l’entreprise et capitaliser dessus, saisir leur vision de la société pour laquelle ils travaillent et l’ambition projetée », explique la directrice marketing. « Cette approche a permis de transcrire les remontées de l’intégralité de nos salariés, quelles que soient leurs fonctions. Nous sommes allés puiser l’information auprès d’eux. Nous avons découvert un incroyable alignement des valeurs dans l’entreprise, que même notre prestataire a souligné comme assez rare : expertise, savoir-faire, accompagnement au client – quelle que soit la fonction, le métier, le segment d’activité, quel que soit le lieu en France ! », s’exclame Thomas Goupil.

      De ce travail ressort une colonne vertébrale en trois axes qui sonnent comme autant de messages clés unanimement partagés :

      – Etre avant tout une entreprise de service, un partenaire-expert, pour qui l’équipement professionnel n’est pas une finalité mais un vecteur de performance, de confort et de confiance.

      – Etre un acteur profondément responsable : le choix de la durabilité, bien avant que cela ne devienne une norme.

      – Etre engagé dans la transformation, avec la notion d’innovation au service de l’usage et de l’expérience des clients.

      « Dès lors, nous avons voulu mettre l’humain au cœur. Au sens du collaborateur d’abord – cela fait plus de 100 ans que nous avons développé un vrai savoir-faire textile : nous changeons de nom mais nous conservons notre expertise. On vient même la renforcer avec cette nouvelle identité et nos ambitions. Nous souhaitions aussi confirmer notre rôle de conseil, notamment sur la partie technique, normative. Notre discours n’était pas suffisamment mis à l’écrit, donc l’idée était d’accompagner et d’avoir une réelle prise de parole, surtout avec les enjeux qui se dessinent, y compris à l’international. Nous souhaitions bien entendu continuer à accompagner nos clients, notamment sur l’expertise des vêtements EPI, de la salle propre, là où il y a le plus besoin de conseils et de protection pour les hommes et les femmes, les produits », détaille Laure Brutinaud.

      La suite s’est inscrite comme une évidence. Le travail de Publicis-Carré Noir a été de synthétiser toutes ces notions, ces valeurs, avec un cahier des charges clair. « On voulait un nom évocateur, simple, en un seul mot, adapté pour l’international et contemporain. »

      Les yeux les plus aguerris auront sans doute cerné la symbolique dans la signification du nom, mais aussi du logo. « On retrouve le « NET » en référence à la propreté, mais aussi l’honnêteté, la confiance, la transparence. Le « TEX », revient plus sur l’aspect textile et de tech- dans laquelle on retrouve notre volonté d’innovation. Enfin, la sonorité « Next -IAL », au-delà du clin d’œil angliciste pour ouvrir sur le monde, souligne bien que nous sommes sur une continuité : les valeurs d’Initial, son ADN, l’engagement de ses équipes fortes d’un savoir-faire que nous souhaitons conserver. C’est une nouvelle page qui s’écrit dans la continuité et qui assied la conviction que pour bien protéger ceux que nous équipons, nous devons faire davantage que livrer et nettoyer. C’est notre volonté, animée par notre connaissance du terrain, notre capacité à proposer la solution la plus adaptée à chaque client. »

      Une vision métier qui, en clair, s’ancre dans le conseil et l’expertise. Le logo pour sa part, aux inspirations « De Vinciennes », apporte lui aussi sa pierre à l’édifice : il remet l’humain au cœur, évoque l’humain augmenté, l’humain protégé, l’idée du prendre soin, d’un écosystème où tout est lié.

      Une impulsion au service de la stratégie du groupe

      Ce qui incarne particulièrement bien ce changement d’identité, « c’est la puissance du collectif », souligne Thomas Goupil. Concernant les attentes relatives au ressenti des clients face à ce nouveau nom, l’équipe espère insuffler avant tout « la confiance, la sérénité et l’envie ». « Nous espérons inspirer à nos clients l’envie de faire partie de l’aventure, en restant partenaire… ou en nous rejoignant ! », s’enthousiasme Laure Brutinaud. « La notion de confiance existe évidemment déjà mais va être renforcée avec cette nouvelle dynamique – même si on peut revendiquer un taux de fidélité de 95% », indique Thomas Goupil. « Ce taux de fidélité, dont nous sommes fiers, s’explique par la qualité de notre accompagnement, du démarrage à la mise en place, et surtout tout au long de notre prestation, au fil des besoins, des nouveaux métiers, des nouvelles normes. C’est notre mission ! », rappelle Laure Brutinaud.

      A la question de savoir de quelle façon ce rebranding traduit la feuille de route, Thomas Goupil revient sur la stratégie et les ambitions de Netexial. « Cette indépendance va nous permettre d’accélérer notre développement. Au-delà du logo ou de la signalétique, ce qui va être perceptible par les clients dès à présent, c’est le nouveau Comex piloté par Fabrice Shoshany, qui devient président, et l’accélération sur notre plan stratégique. Parmi les piliers de ce plan, l’exigence en termes de qualité service, de qualité client, et l’amélioration du pilotage lié à ces sujets. Puis, la question de l’innovation bien sûr aussi – dès lors qu’elle est au bénéfice du client, à l’instar du déploiement de la traçabilité HF-UHF dont nous avons été précurseurs en 2017 et que, depuis, nous n’avons cessé de déployer avec de nouveaux services pour nos clients. »

      L’ambition de grandir

      Nous sommes à l’écoute de toutes les opportunités qui se présentent et correspondant à ce que l’on veut faire, pour choisir celles qui répondent à notre ambition : être un partenaire qui apporte expertise et conseil.

      Thomas Goupil

      Cette ambition induit de fait une logique d’investissement, que Thomas Goupil admet sans hésitation. « Au-delà des chiffres, il y a deux points essentiels : H.I.G. est un partenaire solide avec une expertise, un portefeuille d’entreprises conséquent et surtout bien accompagné pour se développer en Europe comme à l’international. C’est un gage de confiance ! Puis surtout, H.I.G. a « acheté » notre stratégie : il nous a même choisis pour cela. C’est pourquoi ils nous laissent une autonomie stratégique – c’est nous qui irons chercher les opportunités de croissance externe. C’est très plaisant d’avoir un partenaire, un investisseur, dans cet état d’esprit. » « Après la construction de notre site Cleanrooms à Douvrin, de 4 000m2 et à la pointe de la technologie, nous avons désormais la volonté de poursuivre et d’accélérer notre développement »,indique Laure Brutinaud. 

      Finalement, sur une projection à 10 ans, Netexial ambitionne « d’être identifié comme l’expert partenaire du vêtement et de la protection professionnels au travail, en France et ailleurs. »

      Dans sa feuille de route, le spécialiste se voit bien en effet comme un acteur présent également en Europe, voire à l’international. « Nous sommes à l’écoute de toutes les opportunités qui se présentent et correspondant à ce que l’on veut faire pour choisir celles qui répondent à notre ambition : être un partenaire qui apporte expertise et conseil », explique Thomas Goupil. Quant à résumer la stratégie à venir en trois verbes d’action, « cela donnerait « conseiller, protéger, s’engager ». Et en une phrase ? « Nous savons qu’un équipement professionnel, c’est un métier à valoriser et un expert à respecter. »

      Une identité attendue et très bien accueillie

      Annoncés jeudi 20 novembre à l’ensemble des collaborateurs sur tout le territoire au même moment, dans chaque unité – un choix témoin de l’importance de la notion de proximité – le nouveau nom et la nouvelle identité graphique ont été l’occasion d’un moment festif, comme le souligne Thomas Goupil. « C’est une étape majeure. Les membres du COMEX et du Codir se sont déplacés sur l’ensemble des sites pour être proches des équipes. Tout au long du projet, nous les avons tenus informées. L’attente était forte, cette journée est une nouvelle page de notre histoire. C’est excitant ! » 

      Alors c’est vrai, un changement de nom ne suffit pas, à lui seul, à transformer une entreprise. Ce sont les gestes quotidiens, les engagements tenus, les décisions concrètes et les relations de confiance entretenues qui viennent lui donner consistance. À l’écoute des propos de l’équipe, on comprend que ce rebranding est moins une rupture qu’une affirmation d’indépendance, qu’un point d’appui pour aller plus loin, plus clairement, plus collectivement.

      L’avenir dira ce que cette nouvelle identité permettra de construire, mais une chose est certaine : la direction assume une volonté d’évolution durable, partagée et visible. Ce qui se joue ici, c’est bien l’alignement entre ce que l’entreprise fait, ce qu’elle dit, et ce qu’elle souhaite devenir.

    4. Le GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé fête ses dix ans : « C’est avant tout une réussite collective »

      Le GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé fête ses dix ans : « C’est avant tout une réussite collective »

      Fêter dix ans d’existence, c’est avant tout célébrer les femmes et les hommes qui ont bâti ce succès. Au GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé, les équipes sont au cœur de chaque réussite : leur engagement, leur savoir-faire et leur esprit collectif ont permis de doubler l’activité, de moderniser les process et d’offrir un service de qualité irréprochable aux adhérents, comme le souligne Marc Drezen, son directeur technique.

      Crédit photo : Frédéric Maligne
      Pour commencer, pourriez-vous revenir sur l’histoire du GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé ?

      Marc Drezen : À l’origine, la Blanchisserie Toulousaine de Santé était la blanchisserie interne du CHU de Toulouse. En 2015, elle est devenue un groupement de coopération sanitaire (GCS) afin d’élargir son action à deux autres établissements. Ce statut nous permettait aussi d’autofinancer nos investissements et de conduire nos projets en autonomie. Dix ans plus tard, le bilan est très positif : nous avons créé 98 emplois et doublé notre activité, l’activité extérieure dépassant désormais celle du CHU.

      Pourriez-vous nous donner quelques chiffres ?

      Nous traitons en moyenne 27,2 tonnes de linge par jour pour 22 adhérents dans le Gers et la Haute-Garonne. Environ 60 % de ce volume concerne des établissements MCO, et 40 % des structures médico-sociales. Parmi ces dernières, 1,5 tonne correspond au linge des résidents, pour lequel un processus spécifique a été instauré en 2023, avec un projet d’automatisation en cours. Notre capacité de lavage, renforcée en 2024, nous permet ponctuellement d’atteindre 32 à 33 tonnes par jour, offrant une marge pour accompagner l’évolution des besoins de nos adhérents.

      Comment expliquer ce succès ?

      Il repose, bien sûr, sur la qualité du service rendu. Malgré une croissance d’activité soutenue, nous avons réussi à maintenir notre certification ISO 9001 tout au long de ces dix dernières années, ce qui témoigne de la rigueur et de la stabilité de nos process. Nous avons aussi su proposer un coût de revient adapté aux capacités financières de nos adhérents : nos tarifs n’ont augmenté que de 4 % en dix ans, alors même que l’inflation nationale s’élevait à 22,5 %. Mais surtout – et c’est le point le plus important – ce succès repose sur la mobilisation de nos équipes. Leur engagement quotidien a été déterminant : c’est avant tout une réussite collective.

      Pourriez-vous détailler ce point ?

      Nous comptons aujourd’hui 124 agents en blanchisserie comprenant la production, la maintenance, la logistique et l’administratif, dont 16 agents détachés dans les établissements pour gérer les stocks, les inventaires et les distributeurs automatiques de vêtements. Cette organisation nous garantit une maîtrise complète de la fonction linge et contribue directement à la qualité de service que nous offrons. Nos ressources humaines constituent donc, très clairement, notre capital le plus précieux, et nos relations sont fondées sur la confiance et la concertation. Conscients de la valeur de nos équipes, nous avons d’ailleurs toujours veillé à préserver leurs conditions de travail.

      Pourriez-vous nous donner quelques exemples ?

      Nous avons été le premier GCS à financer une mutuelle pour tous les agents, et proposons des plannings adaptés pour concilier vie professionnelle et vie personnelle. Nous sommes particulièrement attentifs aux situations sociales complexes, comme les parents isolés, dont nous cherchons à faciliter l’organisation quotidienne. Ces efforts se traduisent par un taux d’absentéisme de seulement 4 %, ce qui est remarquablement bas dans notre secteur. Et la réputation positive de nos conditions de travail fait son effet : nous recevons très régulièrement des candidatures spontanées.

      Vous accordez également une grande importance à la valorisation de l’engagement de vos agents…

      Le GCS est organisé en douze processus, chacun piloté par un cadre formé et promu en interne, et affichant une ancienneté moyenne de quinze ans. Cette stabilité explique notre très faible turn-over et garantit une fiabilité essentielle. Nos encadrants connaissent parfaitement l’établissement et ses enjeux, ce qui est crucial pour la plus grande blanchisserie publique du Sud-Ouest. L’expertise et l’ancrage de nos équipes constituent donc un véritable atout stratégique. Pour les remercier, nous organiserons le 12 décembre 2025 une soirée anniversaire des 10 ans du GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé afin de célébrer nos réussites. Ce sera aussi l’occasion de découvrir un reportage vidéo retraçant cette aventure collective.

      Comment voyez-vous les dix prochaines années ?

      Nous souhaitons poursuivre le développement de notre capacité d’autofinancement afin d’accompagner les évolutions du secteur. Nous comptons, notamment, renforcer notre engagement environnemental. Nous avons déjà été pionniers en utilisant la vapeur produite par l’incinérateur du Mirail pour laver et sécher le linge, sans recours aux énergies fossiles, et nous envisageons désormais d’investir dans des dispositifs de recyclage énergétique pour diminuer encore notre impact. Par ailleurs, face à une automatisation qui progresse, nous projetons d’acquérir des robots pour le tri du linge sale et l’engagement des éponges, afin de continuer à diminuer la pénibilité au travail pour nos agents. Ces projets nécessitent une capacité d’investissement solide, dont nous disposons et que nous souhaitons pérenniser. Le statut de GCS s’avère ainsi idéal pour conjuguer autonomie et agilité, et atteindre la performance économique.

      Propos recueillis par Joëlle Hayek – article paru dans Hospitalia (déc. 2025)

    5. Quand les uniformes prennent une seconde vie : un projet pilote ouvre la voie à une véritable circularité textile

      Quand les uniformes prennent une seconde vie : un projet pilote ouvre la voie à une véritable circularité textile

      Alors que la filière textile est au cœur des enjeux environnementaux, une initiative autrichienne vient de franchir une étape majeure. Un consortium d’acteurs — SALESIANER, Austrian Airlines, ÖBB, Wiener Linien, Austrian Post et CAT — s’est uni pour lancer un projet pilote ambitieux : recycler les vêtements professionnels usagés et les retransformer en ressources textiles. Une démarche pionnière accompagnée par le cabinet EY denkstatt en tant que conseiller indépendant en développement durable, qui illustre de manière concrète ce que peut être une économie circulaire réellement opérationnelle.

      Crédit Manuela Horny

      Un cycle complet : du vêtement usagé à la fibre régénérée

      Au cœur de cette initiative baptisée « Pionniers du recyclage des uniformes », un principe simple mais encore rarement mis en pratique à grande échelle : considérer l’uniforme en fin de vie non comme un déchet, mais comme une matière première. Le projet repose sur un processus structuré :

      1. Collecte des vêtements en fin d’usage ;
      2. Tri et préparation par TURNS, spécialiste du textile ;
      3. Recyclage mécanique pour récupérer les fibres ;
      4. Valorisation sous forme de nouveaux fils ou de matières techniques.

      Dès la phase pilote, les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 50 tonnes de textiles évitées chaque année, soit environ 170 000 chemises qui ne finiront pas incinérées.

      SALESIANER, acteur clé du linge professionnel en Europe centrale, joue ici un rôle structurant. L’entreprise démontre qu’un prestataire textile peut activement contribuer à une gestion durable du cycle de vie des vêtements.

      Des partenaires convaincus

      Les déclarations des partenaires soulignent toutes l’importance de cette démarche. Mathias Nell, responsable durabilité chez SALESIANER, résume l’esprit du projet : « Cette initiative commune démontre le potentiel de pratiques d’économie circulaire appliquées de manière cohérente. Le recyclage des vêtements de travail ne réduit pas seulement les déchets, il crée également une valeur écologique et sociale sur l’ensemble de la chaîne de valeur. »

      Pour les entreprises impliquées, la démarche est aussi culturelle que technique. Ainsi, du côté de l’Austrian Post, la responsable textile Sabine Krispel insiste sur le rôle des équipes dans la réussite de cette circularité : « Nous avons mis en place des incitations pour encourager le retour systématique des uniformes usagés. Cela permet à chacun de contribuer activement à un modèle textile plus durable. » CAT, autre partenaire du projet, rappelle quant à lui que la circularité n’est plus un horizon lointain mais une réalité concrète : « Le recyclage des uniformes fonctionne déjà aujourd’hui. Le potentiel des vêtements usagés est réel. »

      Ces propos illustrent une conviction partagée : seule une coopération intersectorielle permet de franchir un cap décisif vers la circularité.

      Une reconnaissance publique : le prix “Sustainable Shapers 2025”

      Le projet a reçu le prix « Sustainable Shapers / Nachhaltige Gestalter*innen » décerné par BUSINESSART en 2025. Une distinction qui souligne à la fois la pertinence écologique du modèle, la solidité de la coopération entre entreprises et la dimension pionnière du cycle textile mis en place.

      Cette reconnaissance donne au projet une portée qui dépasse les frontières autrichiennes. Elle montre qu’une circularité textile crédible est possible dès aujourd’hui, même avec des volumes importants, dans des secteurs aussi exigeants que le transport aérien, ferroviaire ou postal.

      Un signal fort pour la filière textile

      Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les réglementations européennes sur les déchets textiles se renforcent et où les attentes sociétales en matière de durabilité sont croissantes.

      Pour le secteur de la blanchisserie industrielle, elle ouvre plusieurs perspectives :

      • Nouveaux partenariats entre opérateurs, marques et recycleurs ;
      • Optimisation du cycle de vie des uniformes ;
      • Valorisation matière permettant de réduire les coûts et l’impact carbone ;
      • Rôle accru des prestataires textiles dans la structuration d’écosystèmes circulaires.

      Elle démontre aussi que les uniformes — traditionnellement difficiles à recycler — peuvent entrer dans un modèle textile circulaire réellement viable.

      Un modèle inspirant pour l’Europe entière

      Avec ce projet, SALESIANER et ses partenaires montrent la voie. Une voie dans laquelle le vêtement professionnel n’est plus une fin en soi, mais une ressource circulaire qui peut se régénérer.

      La démarche prouve que l’économie circulaire n’est pas qu’un concept théorique : elle peut déjà transformer profondément la filière textile professionnelle. Et pour les acteurs de la blanchisserie, habitués à raisonner en cycles, en flux, en durabilité, ce projet représente un signal fort — peut-être même un avant-goût de l’avenir du textile en Europe.

    6. Nominations au sein de l’Union des Industries Textiles et de son réseau

      Nominations au sein de l’Union des Industries Textiles et de son réseau

      Afin d’accompagner les mutations du textile français et de renforcer son organisation, l’Union des Industries Textiles (UIT) et Unitex annoncent les nominations de Pierric Chalvin au poste de Délégué Général de l’UIT et de Céline Pardon comme Secrétaire Générale d’Unitex.

      « Aujourd’hui, il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur une organisation solide et cohérente. Ces nominations renforcent notre capacité à accompagner efficacement les industriels du secteur textile, à anticiper les évolutions du marché et à défendre les intérêts d’une filière confrontée à de nombreux défis. »
      Olivier Ducatillion, Président de l’UIT et Olivier Balas, Vice Président de l’UIT et Président d’Unitex.

      ZOOM SUR PIERRIC CHALVIN
      Âgé de 56 ans, Pierric Chalvin est diplômé d’un Master en Droit Privé des Affaires de la Faculté de Droit Jean Moulin Lyon 3 et d’un Master Administration des Entreprises de l’IAE de Lyon.
      Après un début de carrière en tant que responsable juridique dans le secteur immobilier lyonnais, il prend la direction du Syndicat de l’Ennoblissement de la
      Région Rhône­Alpes, puis rejoint Unitex, l’organisation professionnelle textile d’Auvergne­Rhône­Alpes, en qualité de Délégué Général. Il exerce également les fonctions de Secrétaire Général de la Fédération de l’Ennoblissement Textile (FET) et de Secrétaire Général de l’Association des Industries Textiles de France (AITF), ex ­Association Première Vision.

      « Dans un contexte économique particulièrement tendu et sans aucune visibilité, nous devons mobiliser les responsables politiques et l’administration pour créer un environnement qui soit plus favorable à l’industrie textile française. La priorité pour nos entreprises est de retrouver des niveaux de commandes satisfaisants et d’obtenir des baisses de charges – notamment énergétiques ­ et un allègement des contraintes réglementaires et normatives qui les pénalisent fortement face à leurs concurrents internationaux ».

      Dans ses nouvelles fonctions, Pierric Chalvin assurera l’animation de l’UIT sous la présidence d’Olivier Ducatillion. Il sera notamment chargé de piloter le projet de
      simplification du réseau national de l’UIT, en étroite collaboration avec les fédérations sectorielles et les organisations professionnelles régionales. « Nous devons adapter notre organisation aux nouveaux défis auxquels sont confrontées les entreprises textiles françaises : transition environnementale, intégration des nouveaux outils digitaux, transmission des savoir­faire aux nouvelles générations, évolution des marchés exports dans un climat international bouleversé. »

      ZOOM SUR CÉLINE PARDON
      Âgée de 44 ans, Céline Pardon a construit un parcours riche de plus de 15 ans en entreprise avant de rejoindre Unitex. Elle est diplômée d’un Master 2 Communication et Technologies Numériques du CELSA ­ Sorbonne Université, école de référence en communication et en sciences humaines, en partenariat avec l’Ecole des Mines d’Alès. Ce diplôme vient compléter un DUT Information ­ Communication obtenu à l’Université Lyon 3 et une Maîtrise de Sciences et Techniques
      Presse et Communication de l’Université Jean Monnet.

      Elle débute sa carrière dans le secteur de la chimie, puis dans l’industrie automobile, avant de piloter la communication et les services généraux du groupe Firalp, ETI familiale spécialisée dans les travaux publics, où elle officie pendant 7 ans.
      En 2019, elle rejoint Unitex en tant que Responsable marketing et communication. Dans ce cadre, elle contribue activement à la visibilité et au rayonnement de la filière textile régionale. Depuis 2023, elle coordonne également le pôle communication national pour l’Union des Industries Textiles (UIT), renforçant la cohérence des actions de communication à l’échelle nationale. Sa nomination à la fonction de Secrétaire Générale marque une nouvelle étape dans son engagement au service de la filière textile et de ses acteurs, avec la volonté de continuer à fédérer et à promouvoir l’excellence industrielle de la région.