Étiquette : santé

  • MOLINEL LANCE KARELINE, UNE NOUVELLE GAMME RESPONSABLE POUR LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

    Molinel, spécialiste français du vêtement professionnel, lance Kareline, une nouvelle gamme destinée aux professionnels de santé. Conçue en polyester recyclé, viscose EcoVero™ et stretch, la gamme associe confort, liberté de mouvement et durabilité, pour un usage quotidien en cabinet comme en officine. Elle s’inscrit dans la transformation progressive des collections de la marque pour réduire son impact environnemental.

    Une innovation matière

    Avec Kareline, Molinel a fait le choix de matières à impact environnemental réduit, sélectionnées pour répondre aux exigences d’un usage professionnel quotidien. La gamme est confectionnée dans un sergé associant :

    • Polyester recyclé, issu de bouteilles plastiques post-consumer d’origine européenne, assurant résistance, tenue et facilité d’entretien
    • Viscose EcoVero™ Lenzing™, douce et souple, favorisant l’évacuation de l’humidité
    • Elasthanne qui garantit un stretch optimal et un maintien irréprochable.

    La fabrication en zone Euromed permet à Molinel de s’appuyer sur une chaîne d’approvisionnement maîtrisée, cohérente avec sa démarche de responsabilité globale.

    ECOVERO par LENZING – Une viscose responsable

    Elle est produite selon un procédé optimisé qui permet de réduire jusqu’à 50 % les émissions de CO₂ et la consommation d’eau par rapport à une viscose conventionnelle. La fibre est issue de bois provenant de forêts gérées durablement, certifiées FSC® ou PEFC, et bénéficie d’une traçabilité renforcée tout au long de la chaîne de valeur.

    Elle est par ailleurs certifiée par l’Écolabel européen, qui atteste du respect de critères environnementaux stricts sur l’ensemble du cycle de production.

    Une conception inspirée du prêt-à-porter

    Kareline a été conçue pour les professionnels de santé, avec un travail spécifique sur l’ergonomie inspirée des codes du prêt-à-porter.

    Elle associe des lignes actuelles à des matières souples, pour une grande liberté de mouvement. Fonctionnelle, elle est équipée de nombreux accessoires : nombreuses poches, cordon de serrage, portebadge.

    Déclinée en modèles homme et femme, avec tuniques et pantalons dissociables, la gamme permet d’équiper des équipes mixtes. Les coloris gris minéral et rose poudré ont été développés spécifiquement pour Kareline.

    (Source : communiqué de presse)

  • Jeûne, vigilance et sécurité : un enjeu RH souvent sous-estimé en blanchisserie

    Travail physique, chaleur, rythmes soutenus : la blanchisserie industrielle cumule des contraintes qui exigent vigilance et endurance. À certaines périodes de l’année, des salariés peuvent pratiquer le jeûne à l’occasion notamment du Ramadan et du Carême, sans que cela soit toujours anticipé dans l’organisation du travail. Pour les services RH et les responsables de site, la question n’est pas culturelle ou religieuse, mais bien préventive et managériale.

    Un facteur humain à intégrer dans l’évaluation des risques

    Le jeûne peut entraîner fatigue, baisse de concentration ou déshydratation, notamment en fin de poste. Dans un environnement de blanchisserie industrielle — manipulation du linge, manutention répétée, machines automatisées, zones chaudes, station debout — ces effets peuvent accroître le risque d’erreurs ou d’accidents.
    Sans viser une approche médicale, il s’agit pour l’employeur d’intégrer cette réalité au même titre que d’autres facteurs humains influençant la sécurité au travail.

    Un sujet RH avant tout organisationnel

    La prévention repose avant tout sur l’anticipation et le dialogue. Identifier les postes les plus exposés, informer l’encadrement de proximité et encourager une communication ouverte permettent d’adapter temporairement l’organisation, sans perturber la production.
    L’objectif n’est pas de contrôler, mais de préserver la sécurité collective tout en respectant les choix individuels.

    Des ajustements simples et pragmatiques

    En blanchisserie, plusieurs leviers peuvent être actionnés :

    • réorganiser ponctuellement certaines tâches les plus physiques ou les plus exigeantes,
    • adapter les horaires ou la répartition des postes sur la journée,
    • renforcer la vigilance sur les pauses et la récupération,
    • rappeler les règles de sécurité et les signaux d’alerte liés à la fatigue.

    Ces ajustements, souvent légers, contribuent à limiter les risques tout en envoyant un message clair : la prévention passe aussi par la prise en compte des réalités humaines du terrain. Autre adaptation possible : réduire le temps de pause du midi. En passant en journée continue, on réduit l’amplitude du temps de travail et on permet au salarié d’aller se reposer plus tôt à son domicile. Attention, il faut quand même respecter au moins la règle des 20 minutes de pause toutes les 6 heures de travail consécutives (Code du travail, art. L. 3121-16).

    Sécurité et climat social : un équilibre gagnant

    Aborder le jeûne sous l’angle de la prévention permet d’éviter les malentendus et les tensions. En blanchisserie industrielle, où la fidélisation et l’engagement des équipes sont des enjeux majeurs, cette approche renforce la confiance et la cohésion.
    Une preuve supplémentaire que la prévention des risques professionnels est aussi un levier de management et de performance durable !


    MEMO
    Le Code du travail oblige l’employeur à protéger la santé et la sécurité de ses salariés, en évaluant les risques et en mettant en place des mesures appropriées. Favoriser le dialogue social et l’anticipation collective permet non seulement de réduire les accidents mais aussi de renforcer la cohésion d’équipe et la qualité de vie au travail — deux enjeux forts en blanchisserie industrielle. La prévention devient ici un levier RH stratégique, généralement peu coûteux mais fortement impactant sur la satisfaction et la sécurité des salariés.
    Sans remettre en cause l’organisation de la production, plusieurs mesures pragmatiques peuvent être envisagées :

    ✔️ Aménagement des horaires
    — décaler les heures de travail pour réduire l’exposition pendant les plages les plus exigeantes,
    — proposer des plages horaires continues pour permettre un repos plus tôt.

    ✔️ Adaptation des tâches
    — affecter temporairement les salariés jeûnant à des postes moins pénibles ou moins risqués,
    — favoriser des missions d’observation ou de contrôle plutôt que des tâches physiques lourdes.

    ✔️ Renforcer les pauses et les points d’eau
    — encourager à bien s’hydrater avant le début du jeûne et à faire des pauses supplémentaires si possible,
    — rappeler l’importance du repos et de l’hygiène de vie pour assurer la concentration.

  • PFAS au travail : mieux comprendre les expositions professionnelles pour protéger les travailleurs

    Découvertes à la fin des années 1940 et plus connues sous le nom de PFAS, parfois qualifiées de « polluants éternels », les substances per- et polyfluoroalkylées regroupent plusieurs milliers de composés chimiques utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur. De nombreux salariés sont ainsi exposés à ces composés, tout au long de leur cycle de vie, de leur production à leur élimination.

    Même si les PFAS sont très médiatisés sur les volets environnemental et sanitaire, l’exposition professionnelle à ces substances est encore méconnue. C’est pourquoi l’Institut national de recherche et sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) vient de publier plusieurs articles présentant les résultats d’une enquête menée auprès d’établissements sur les PFAS, un état des connaissances sur leurs effets sur la santé et les perspectives de recherche en santé au travail.

    En milieu professionnel, les salariés sont principalement exposés aux PFAS par inhalation de poussières, de gaz ou de vapeurs et dans une moindre mesure par ingestion. Certaines de ces substances présentent des effets toxiques avérés : immunotoxicité, perturbation endocrinienne, troubles neurodégénératifs, hépatotoxicité, reprotoxicité et effets cancérogènes. On les retrouve dans différents produits industriels et de consommation, et c’est un sujet d’actualité dans les blanchisseries industrielles et chez les fabricants textiles. Leur persistance dans l’environnement et dans l’organisme humain en fait aussi un sujet de préoccupation croissante en santé publique et au travail. 


    « À ce jour, l’exposition professionnelle aux PFAS est encore très peu documentée, les données existantes concernent les métiers les plus exposés, comme les pompiers, les salariés de la chimie produisant ou utilisant ces substances, de la métallurgie et du textile ainsi que les techniciens de fartage des skis, ou encore les salariés du secteur du recyclage des déchets. »

    Myriam Ricaud, responsable du pôle risques chimiques à l’INRS.

    Une enquête qui révèle des difficultés de repérage des PFAS en entreprise

    Pour pallier ce manque de connaissances et renforcer la protection des travailleurs face à ces substances chimiques, une enquête nationale a été lancée en 2024 par l’INRS auprès d’établissements concernés par la fabrication et l’utilisation de PFAS ou le traitement de déchets en contenant. Elle visait principalement à identifier les secteurs d’activité utilisant les PFAS ; les substances, leurs utilisations et les procédés de fabrication concernés ; les produits de substitution ; le contexte d’exposition ; les démarches d’évaluation du risque, des expositions professionnelles et les mesures de prévention et de protection mises en œuvre. 

    Près de 900 entreprises ont répondu, dans des secteurs d’activité aussi variés que la fabrication de produits métalliques, l’industrie chimique, la fabrication de machines et équipements, la fabrication de produits en caoutchouc et plastique et la collecte et le traitement des déchets. « Même si les résultats ne sont pas extrapolables à l’ensemble des établissements ciblés, cette étude apporte des données utiles pour identifier où et comment des expositions professionnelles aux PFAS peuvent survenir », souligne Andrea Emili, responsable d’études à l’INRS. 

    Plus d’une entreprise sur deux se déclare « non concernée » par les PFAS

    L’enquête montre que 51 % des répondants se déclarent « non concernés » par les PFAS, 32 % se disent « concernés » et 17 % « ne savent pas ». Cette incertitude s’explique notamment par la difficulté à identifier les PFAS dans les produits utilisés (comme l’absence de mention spécifique « PFAS » dans les fiches de données de sécurité) et par une méconnaissance du sujet, qui s’avère complexe en raison du nombre élevé de substances. 

    Les résultats du questionnaire montrent que, s’il y a bien une démarche d’évaluation du risque chimique mise en œuvre chez les répondants, dans la majorité des cas (92 %), elle n’est pas spécifique aux PFAS. Parmi les établissements réalisant une évaluation spécifique aux PFAS, environ 83 % déclarent le faire depuis moins de cinq ans. Seules 3 % des entreprises de la filière déchets réalisent des analyses de PFAS et 13 % envisagent de le faire prochainement.