Leader mondial des soins professionnels pour textiles, le groupe allemand Kreussler Textile Care a présenté ses dernières innovations lors de Texcare France 2025, illustrant son engagement à répondre aux besoins évolutifs du marché. Tournée vers des solutions écoresponsables et respectueuses de l’environnement, l’entreprise a mis en avant le procédé de nettoyage à l’eau écolabellisé Lanadol Aktiv Green, la solution de lavage modulaire OptiCare 50 Green, le nouveau système bag-in-box « Click it », ainsi que le lancement de sa nouvelle division Advanced Energy Solutions, dédiée à l’accompagnement de ses clients dans l’optimisation de leur consommation d’eau et d’énergie.
Dans la jungle des données, notamment celles relatives aux clients, c’est la qualité des informations qui fait la différence. Semarchy a été choisi pour être au cœur des outils applicatifs du groupe ELIS. Le nettoyage et le dédoublonnage des données ont été confiés aux équipes locales formées pour devenir « data stewards » – comprenez coordinateurs des données. L’I.A. a permis d’automatiser les tâches chronophages lors de la mise en qualité des données.
En blanchisserie industrielle et dans les services textiles, l’exploitation efficace des multiples données résonne parfois comme un vrai casse-tête. Si l’I.A. et le Big Data ont fait rentrer la blanchisserie industrielle dans l’ère du 4.0, il n’en reste pas moins compliqué pour beaucoup d’assurer une exploitation optimale de tous ces flux d’informations. Elis développe pour sa part chaque année de nouveaux outils innovants pour améliorer l’expérience de chacun de ses clients et contribuer à leur satisfaction. Le géant blanc a donc choisi de se faire accompagner par Semarchy xDM pour consolider les données relatives à ses clients internationaux. Cette solution de Master Data Management* permet d’uniformiser les informations clients en amont de la mise en place du nouveau CRM (Customer Relationship Management)** global fourni par Salesforce. Le point sur les résultats et perspectives que cela ouvre pour le leader mondial aux 400 000 clients.
« 25 à 30 % de nos données provenant de nos outils de production n’étaient soit pas intégrées dans le MDM, soit de mauvaise qualité. » Sébastien Vigneau, Customer Data Manager d‘Elis
Une amélioration des processus commerciaux pour garantir des données fiables
Afin d’améliorer sa connaissance clients et son efficacité commerciale, le groupe Elis a fait le choix de s’équiper d’un nouveau CRM global pour homogénéiser son paysage applicatif. Après un appel d’offres, Salesforce a été sélectionné pour remplacer les anciens CRMs. Les équipes Elis avaient en effet constaté que l’ensemble des données clients et commerciales n’étaient pas correctement intégrées dans l’ancien CRM, occasionnant ainsi une vision incomplète de ses clients, et une déperdition d’opportunités commerciales potentielles. « Il y a de nombreux obstacles à la qualité des données clients, dont l’un des premiers est la multiplicité des sources au travers de nos différentes plateformes. 25 à 30 % de nos données provenant de nos outils de production n’étaient soit pas intégrées dans le MDM, soit de mauvaise qualité. Nous avions également des process de vente fonctionnels jusqu’à la signature du contrat mais totalement manuels lors du transfert vers les outils des équipes de production », commente Sébastien Vigneau, Customer Data Manager d‘Elis.
« Le MDM est indispensable pour transformer les entreprises en organisations axées sur les données. » Philippe Romano, VP Sales EMEA de Semarchy
Or, cette nouvelle saisie d’informations générait une perte potentielle d’informations ainsi qu’une altération de la qualité des données. Déployer un outil de Master Data Management dédié, au lieu de Salesforce, au cœur des outils applicatifs, a donc été préféré pour garantir une donnée unique tout le long du processus de vente, mais également pour disposer d’une plateforme faisant le lien entre les différents outils du groupe Elis, du portail clients aux solutions de facturation et d’IAM (gestion des accès et identités), en passant par l’automatisation marketing. « Le choix d’Elis s’est porté sur Semarchy après un nouvel appel d’offres. Ce spécialiste du Master Data Management (MDM) et de l’intégration de données, correspondait à nos besoins : permettre l’indépendance de notre nouveau CRM vis-à-vis de nos autres systèmes », ajoute Gilles Corcos, DSI Sales & Marketing d’Elis Group. « Nous avons eu le plaisir de collaborer avec le groupe Elis pour l’accompagner dans cette étape aussi cruciale qu’un changement de CRM. Le Master Data Management constitue une phase incontournable pour assurer de disposer et de maîtriser des données fiables et, plus largement, il est indispensable pour transformer les entreprises en organisations axées sur les données », commente Philippe Romano, VP Sales EMEA de Semarchy.
Crédit : Nemuel Sereti
Elis a défini des objectifs reposant sur quatre points majeurs pour mettre la donnée client au cœur des processus métier : harmoniser les processus métiers et les normes au sein du groupe, fluidifier les process utilisateurs, partager la donnée avec les autres applications du SI ou les autres domaines avec un référentiel groupe et, enfin, maintenir la donnée à jour au travers des systèmes.
Pour garantir une vision pertinente de la donnée client, Elis a défini des objectifs reposant sur quatre points majeurs pour mettre la donnée client au cœur des processus métier : harmoniser les processus métiers et les normes au sein du groupe, fluidifier les process utilisateurs, partager la donnée avec les autres applications du SI ou les autres domaines avec un référentiel groupe et, enfin, maintenir la donnée à jour au travers des systèmes.
Avant de déployer Semarchy, avec l’aide de son partenaire Clever Age dans les 29 pays du groupe, un premier déploiement a été réalisé en 2022 aux Pays-Bas. Garant de la qualité et du dédoublonnage de la donnée, la solution xDM de Semarchy a permis d’obtenir une donnée de qualité diffusée par la suite dans tout le SI de façon uniforme. Les données ont ensuite été unifiées à travers un data provider externe.
Une solution sur-mesure pour des opportunités d’utilisations multiples
La particularité chez Elis est la multiplicité de ses fournisseurs de données. Si celui aux Pays-Bas est différent de celui d’Elis France, Semarchy a pu démontrer sa faculté à s’interconnecter de manière fluide et sans friction avec des fournisseurs de données différents, existants ou à venir. « Durant ces dry run, nos équipes opérationnelles participent à tout un process de nettoyage pour choisir la donnée de référence qui sera déployée et communiquée à notre système CRM et à nos systèmes opérationnels. Nous obtenons à terme une sorte d’annuaire de référence pour l’entreprise », explique Sébastien Vigneau. « Nous accompagnons Elis dans la mise en place complète de Semarchy en tant que solution MDM, avec un focus initial sur la relation client. Dès le démarrage du projet, nous avons animé des ateliers de discovery afin d’identifier les enjeux stratégiques, de bien comprendre les besoins métier, et de repérer rapidement les éventuelles contraintes »,ajoute Olivier Martinerie, Responsable Alliances et Partenariats chez Clever Age. « Ces ateliers ont été suivis par des ateliers d’architecture, qui nous ont permis de cartographier et d’aligner l’ensemble des processus produisant ou consommant des données clients au sein des différents domaines de l’entreprise : des ventes à la production, en passant par le décisionnel. »
Plus d’autonomie pour les pays vis-à-vis de leurs données
Jusqu’à présent, la gestion des données clients se faisait sans processus de mise en qualité dès la saisie. Or, comment avoir une vision 360° du client sans donnée qui réconcilie les systèmes d’information ? Le groupe Elis a confié les pouvoirs de data steward aux personnes compétentes dans son équipe néerlandaise. Elles ont été formées pour être responsables de leurs données et gérer leur qualité localement. Grâce à la personnalisation de la solution xDM de Semarchy, chaque data steward peut avoir accès à des écrans, des listes et des actions dédiés sur des périmètres de données spécifiques. « Il y a désormais un effet vertueux puisque les données golden** sont renvoyées dans le système opérationnel et dans Salesforce », complète Gilles Corcos. « Pour assurer une mise en œuvre fluide et efficace, nous avons mobilisé une équipe de développement dédiée, chargée de l’intégration de la solution MDM chez Elis. Cette équipe a travaillé en étroite collaboration avec les parties prenantes pour connecter Semarchy aux différentes sources de données, développer les flux d’intégration nécessaires, et garantir un fonctionnement optimal au sein de l’écosystème SI existant. Leur expertise permet d’assurer une intégration robuste, adaptée aux besoins spécifiques de notre client », ajoute Olivier Martinerie.
« Les champs d’applications sont innombrables. L’homogénéisation des données va faciliter le travail des équipes métiers et permettre le développement de nouvelles opportunités avec les clients comme les fournisseurs ou les employés. » Philippe Romano
Nettoyer, interpréter, contextualiser : donner un sens et une réelle utilité aux données
En 2024, Elis a lancé son projet « data cleansing », un plan d’ampleur pour accélérer le nettoyage et la mise en qualité des données. Pour y parvenir, le groupe a lancé un POC**** basé sur l’intelligence artificielle. Afin de gagner du temps sur ces tâches chronophages et de limiter le nombre de corrections manuelles, les Large Language Models (LLM) sont venus automatiser les suggestions faites aux assistants du service clients (ASC) en charge de la mise en qualité des comptes clients. Enfin, l’IA a été entraînée sur les choix faits par les data stewards afin d’analyser les règles de gestion. « Une fois ces règles de gestion identifiées, le but est de les reporter dans le MDM. Il s’agit ici d’un cercle vertueux entre l’IA et le MDM. Notre objectif était de continuer à réduire les coûts et de gagner du temps pour permettre aux data stewards de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée », ajoute Guillaume Lamboley, IT CRM Domain Manager chez Elis. « Par ailleurs, chez Elis, nous contribuons également à une réflexion globale sur l’architecture d’entreprise. Cette démarche transverse nous a permis d’identifier d’autres cas d’usage où un MDM pouvait générer une réelle valeur ajoutée. Ainsi, Semarchy est désormais utilisé chez Elis comme un MDM multi-domaines, couvrant non seulement la gestion des données clients, mais également des cas tels que la gestion des sites, de la traçabilité, ou encore la gestion des pièces de machines », affirme Olivier Martinerie. « Le MDM permet aux organisations de gouverner toutes les données en leur possession, de s’assurer de leur qualité et d’en extraire de la valeur métier nécessaire au développement de l’entreprise. Les champs d’applications sont innombrables. L’homogénéisation des données va faciliter le travail des équipes métiers et permettre le développement de nouvelles opportunités avec les clients comme les fournisseurs ou les employés », conclut Philippe Romano.
Si vous êtes perdus dans le jargon informatique, pas de panique, c’est par ici ! 😉
Le Master Data Management ou MDM permet de stocker, gérer et organiser les données référentielles au sein d’une entreprise.
**Le CRM ou gestion de la relation client (Customer Relationship Management) est une stratégie de gestion des relations et interactions d’une entreprise avec ses clients ou clients potentiels. Un système CRM aide les entreprises à interagir en permanence avec les clients, à rationaliser leurs processus et à améliorer leur rentabilité.
***Les données Golden, ou Golden Data, sont une version nettoyée, dédoublonnée, consolidée et validée des données de base originales. C’est ce que l’on appelle la « Vue à 360° du client » ou « l’unique Vérité » (« Single Version of The Truth ») !
****Le PoC, Proof of Concept, ou preuve de concept en français, est une méthode qui permet d’évaluer la faisabilité d’un projet.
Le fabricant s’appuie sur une technologie RFID de pointe et lance une nouvelle solution de tri automatisé : Sortech. Une innovation pour transformer les processus de blanchisserie en un environnement de travail plus sûr et plus hygiénique, améliorant à la fois la sécurité et le bien-être des opérateurs.
Ce nouvel équipement identifie chaque pièce de linge sale, lit les puces et les classe automatiquement, offrant ainsi un système hautement configurable qui s’adapte à diverses capacités de production et espaces.
Grâce à une conception simple et fiable, Sortech garantit une production continue et une maintenance abordable à toutes les blanchisseries ayant intégré la technologie RFID. Entre autres avantages, Sortech inclut une série de signaux visuels pour réduire les temps d’arrêt, un accès aisé pour faciliter la maintenance et des écrans tactiles pour une interaction claire. La machine, configurable à 100 %, est dotée de différentes options de tri et peut détecter et mettre de côté les articles contenant des objets dangereux ou ceux dont la puce RFID est défectueuse.
Les fonctionnalités et la disposition de la machine Sortech sont configurables sur mesure afin de répondre aux contraintes de la production au cas par cas. Une ligne Sortech comprenant 2 stations de picking débouchant sur une voie de sortie unique peut assurer une production de 1 800 pièces/heure, soit l’équivalent du travail de deux opérateurs par équipe. En outre, Sortech inclut des signaux visuels pour réduire les temps d’arrêt et maximiser la productivité.
Dans un secteur où il est de plus en plus difficile de trouver du personnel, optez pour l’amélioration des conditions de travail en automatisant des tâches complexes et pénibles, à faible valeur ajoutée, telles que le tri du linge sale. Sortech supprime le contact direct de l’opérateur avec les articles contaminés, ce qui améliore la sécurité et l’hygiène. De surcroît, Sortech peut être équipée d’un scanner permettant d’identifier les vêtements contenant des éléments dangereux, pour un renforcement des protocoles de sécurité.
Grâce à sa grande capacité de configuration et de personnalisation, Sortech est une machine incroyablement polyvalente : · Configurable avec le nombre de stations de picking nécessaire pour la productivité visée. · Offre de multiples options de tri et de catégories. · Adaptable à différentes dispositions et géométries, pour installation dans les espaces étroits et complexes. · Prend en charge différentes sortes d’articles, y compris le linge de grande taille comme les couettes, les housses de couette et les draps king-size.
Enrichi de retours d’expériences terrains, cet ouvrage a pour objectif d’appuyer les acteurs publics ou privés non lucratifs du secteur du bien-vieillir, en particulier les EHPAD, les résidences autonomie, les GCSMS et les CCAS dans leur recherche d’une meilleure gestion et performance de leurs achats dans un contexte particulièrement tendu sur le plan financier.
Acteurs incontournables de l’accueil des personnes âgées avec 600 000 résidents vivant dans leurs murs, près de 7 300 EHPAD quadrillent aujourd’hui la France. Un peu moins de la moitié d’entre eux ont un statut public.
Chaque jour, ces établissements remplissent leur mission auprès de nos aînés dépendants, nonobstant maintes difficultés structurelles qu’aggravent depuis trois ans des réalités économiques fortement dégradées. En témoigne la part d’EHPAD publics déficitaires en 2024 : 85 %, selon la Fédération hospitalière de France.
Dans ce contexte, la question des achats, qui constituent le deuxième poste de dépense après la masse salariale, devient donc hautement stratégique, exigeant professionnalisation et optimisation. A la quatrième marche du top 5 des achats viennent les prestations de blanchisseries (linge plat et linge résident), qui représentent plus de 4 % du budget des dépenses courantes d’un EHPAD (0,8 % du budget global). Ce volet de l’entretien constitue ainsi un véritable défi économique. Mais, sans moyens humains et financiers, comment aborder ce champ juridiquement et techniquement complexe ? Sur qui s’appuyer et avec qui se regrouper pour mieux acheter sans pour autant voir ses spécificités négligées ?
Dans un contexte particulièrement tendu sur le plan financier pour le secteur médico-social, le recours à la mutualisation des achats garantit aux acteurs du bien-vieillir une meilleure maîtrise de leur budget, une expertise technique sur des achats devenant de plus en plus complexes, une sécurité juridique et la possibilité de consacrer plus de temps à leurs missions principales.
Annoncée par le groupe Malwee lors d’un événement à la Fashion Week de Londres il y a environ 8 mois, cette maille innovante et inédite nous vient tout droit du Brésil. Ce projet textile, à la croisée de la mode durable, de la science et de l’engagement environnemental, a été baptisé Ar.voree.
Dévoilé à l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité ce 22 mai, ce t-shirt proposé en édition limitée sur le site de Malwee marque une avancée majeure dans la mode écoresponsable : c’est le premier vêtement à utiliser un tissu capable de capter le CO₂ atmosphérique, puis, lors du lavage, à transformer le gaz capturé en bicarbonate de sodium, une substance inoffensive ensuite dissoute. L’innovation repose sur une technologie baptisée COzTERRA, développée pendant deux années de recherche par la startup singapourienne Xinterra. À l’origine pensée pour le secteur du bâtiment, elle a été adaptée ici au domaine textile, en collaboration avec Malwee.
Le tissu du t-shirt fonctionne comme un filtre à charbon actif. Il capte jusqu’à 12,6 grammes de CO2 par jour, et se “recharge” automatiquement à chaque lavage grâce au contact avec la lessive en poudre ou liquide. Ce processus lui permet de continuer à absorber le dioxyde de carbone. Ainsi les chiffres parlent d’eux-mêmes : 25 t-shirts Ar.voree portés pendant une journée peuvent capturer autant de CO2 qu’un arbre adulte en 24heures ! Un résultat qui met en lumière le potentiel des technologies textiles pour une mode plus responsable, du fil au porteur !
« Notre tissu transforme les produits textiles en alliés dans la lutte contre le changement climatique », affirme Gabriela Rizzo Cirne Lima, PDG du Grupo Malwee. « Nous pensons que l’innovation est l’une des voies les plus efficaces vers une mode plus responsable et à moindre impact environnemental. Mode, technologie et développement durable doivent aller de pair. Et cette pièce est une invitation à prendre part à ce cycle, explique Gregorio Reis, directeur marketing du groupe Malwee. Nous inaugurons une nouvelle ère dans la mode. Ar.voree n’est pas qu’un simple t-shirt. C’est un manifeste vestimentaire. Nous voulons que le consommateur ait le sentiment de porter un message porteur de sens, d’innovation et de transformation. »
Le T-shirt Ar.voree marque donc la première application pratique, dans l’habillement, de cette technologie intelligente, et renforce les engagements pris par le Groupe Malwee dans l’agenda climatique mondial. Depuis 2019, l’entreprise est en effet signataire de la campagne Business Ambition for 1.5°C , une initiative de l’ONU qui vise à limiter le réchauffement climatique et à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Lors des derniers journées d’étude du GEIST, le secteur des services textiles a pu faire valoir une donnée très enthousiasmante : en 2024, 90% des textiles réformés ont été recyclés, soit 7 268 tonnes de linge, répartis entre vêtements de travail (35%) et linge plat (65%), dont 83% et 94% valorisés respectivement. Un bel effort collectif qui mérite d’être souligné !
Une coalition inédite d’associations de collectivités et d’ONG* s’est formée pour enjoindre l’État d’appliquer la loi AGEC. Cette loi votée en 2020 prévoyait l’application du principe « pollueur-payeur » aux fabricants de nombre de textiles sanitaires à usage unique (TSUU), dont les EPI et autres linges plats jetables.
Si les avantages écologiques et économiques du textile VS le jetable ont déjà été prouvés depuis longtemps dans le secteur par exemple de la restauration, l’usage historique de l’usage unique en milieu hospitalier ou médico-social a longtemps eu la préférence des professionnels de ces secteurs. Mais confrontée, comme tous, aux défis à relever face à l’ampleur des conséquences au niveau environnemental, la blanchisserie hospitalière reste moteur sur la valorisation du textile en lieu et place de l’usage unique et a déjà largement contribué à revoir la copie.
Le sujet revient toutefois sur le devant de la scène avec un recours déposé le 7 juillet devant le conseil d’État visant la pleine application des principes de la loi AGEC sur l’ensemble des gisements, et avec pour objectif que les financements obtenus servent à engager une véritable réduction des quantités mises sur le marché grâce à la promotion d’alternatives durables et réemployables.
Un gisement problématique
Ayant triplé depuis les années 90 [1], ce gisement de 2,4 millions de tonnes de déchets annuels, majoritairement incinéré ou enfoui, est devenu la dernière grande famille de déchets non valorisables encore présents dans nos poubelles, y compris celles des hôpitaux, parfois encore friands de produits jetables en non-tissés destinés au bloc opératoire, aux soins ambulatoires ou pour l’incontinence (draps, alèses, couvertures, couches, lingettes). Pourtant, dans la période post-crise Covid, une tendance s’était dégagée qui montrait que le lavable prenait le pas sur le jetable. Entre les années 1995 et 2000, l’usage unique avait en effet pris un énorme essor. Mais avec la pénurie due à la crise sanitaire, les prix s’étaient envolés et multipliés par 50 voire 70 par rapport au prix initial, incitant les blanchisseries à réfléchir et sourcer autrement. Un mal pour un bien, alors que le secteur hospitalier traquait de toute façon lui aussi les axes d’amélioration en matière d’impact environnemental.
Bref, avec la loi AGEC, le principe “pollueur payeur” visait à faire peser le coût de la gestion de ces déchets (tous segments confondus) sur leurs fabricants, et ainsi à récupérer à terme près de 800 millions d’euros [2] aujourd’hui à la charge des collectivités locales et de leurs contribuables.
Un recul du gouvernement
Attendu au 1er janvier 2024, le gouvernement a finalement reculé à la dernière minute refusé d’appliquer ce principe à l’ensemble du gisement. Toutefois, afin d’éviter le paiement de pénalités européennes, il a maintenu cette mesure sur les seules lingettes, soit 1% du gisement initial, conformément aux exigences du droit européen.
Ce principe devait permettre d’instaurer des critères pour améliorer l’écoconception de ces produits et promouvoir le recours à des alternatives réemployables, sans plastique ou autres perturbateurs endocriniens, davantage respectueuses de la santé des utilisateurs et de l’environnement. Il devait également contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux en matière d’économie circulaire en visant la réduction et la valorisation de ce gisement, notamment grâce à des campagnes de prévention et au déploiement de collecte séparée pour recyclage. Enfin, il devait soutenir l’innovation française et l’émergence de solutions locales alternatives au tout jetable.
7 associations de collectivités et ONG ont donc décidé d’aller devant le Conseil d’État pour demander à l’État de respecter la loi et de s’engager dans sa pleine application.
Avec ce recours, les associations souhaitent relancer la dynamique de travail autour de l’application de cette mesure afin :
Que les industriels supportent la pollution de leurs déchets et leur gestion, le cas échéant à travers les collectivités
Que l’éco-conception de ces produits intègre mieux les enjeux de santé, alors que la plupart de ces textiles sanitaires sont reconnus comme pouvant contenir des substances chimiques préoccupantes présentant des propriétés cancérigènes, mutagènes, ou reprotoxiques et un effet perturbateur endocrinien
Que les éco-contributions puissent être pensées en intégrant la composante sociale des produits de première nécessité
Que ces financements servent à engager une véritable réduction des quantités mises sur le marché grâce à la promotion d’alternatives durables et réemployables.
“AMORCE, qui s’est mobilisée pour inscrire cette filière dans la loi AGEC, dénonce une réduction drastique – 98% – de son périmètre. C’est un recul environnemental majeur et une opportunité ratée pour réduire et valoriser les déchets sanitaires, alors que des alternatives durables existent”. – Antoine Guillou, Vice-Président AMORCE délégué à la collecte et au tri à la source des déchets et à la propreté
*Réseau Réduire+ (anciennement Compostplus), Amis de la Terre France, AMORCE, Cercle National du Recyclage, France Nature Environnement, Surfrider Foundation Europe, Zero Waste France.
Quelques graphes pour mieux comprendre les enjeux :
Le leader des services de location-entretien de vêtements professionnels franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’économie circulaire avec une innovation majeure : le lancement de Workwear to Workwear, première collection de vêtements éco-conçus, 100% recyclés, dont 60% de textiles usagés d’Elis. En gérant toute la boucle de vie du vêtement, la marque pose un jalon inédit dans l’industrie : elle devient le seul acteur du marché capable de recycler ses propres vêtements pour en refaire des nouveaux. Une démarche inédite dans le monde, qui illustre l’ambition de cette entreprise française : faire de l’économie circulaire un levier de performance durable.
Alors que le textile figure parmi les secteurs les plus impactant de la planète et que seulement 1% des textiles sont recyclés en Europe, Elis devient le seul acteur du marché à proposer des vêtements 100% recyclés à partir de ses propres tissus. Une démarche qui est la parfait illustration de la circularité saluée par plusieurs distinctions. Le projet a notamment été récompensé lors de la Nuit de la RSE, du Sommet de la transformation durable, des Trophées européens de la mode circulaire, du concours Cégos les Mines et du Trophée des Alliances Circulaires.
Avec l’objectif ambitieux de recycler ou réutiliser 80% de ses textiles en fin de vie d’ici à fin 2025 et 1 collection minimum dans chaque gamme de produits faite à partir de matériaux responsables, l’entreprise française se positionne ainsi comme un leader qui transforme les enjeux environnementaux en opportunités d’innovation et de performance durable.
Intégration de matières responsables, éco-conception, allongement de la durée de vie des vêtements, optimisation de l’étape de lavage, tout est mis en œuvre afin de limiter l’impact environnemental. Au travers de ces initiatives, Elis accompagne les entreprises et collectivités dans leur transition écologique. En intégrant des solutions concrètes et responsables à leurs usages quotidiens, le géant blanc les aide à respecter leurs engagements RSE tout en renforçant leur performance.
Avec Workwear to Workwear, nous envoyons un signal fort : l’économie circulaire n’est pas une option, c’est un levier d’innovation et d’opportunités. Cette collection prouve qu’un autre modèle est possible et cela pourrait bien inspirer d’autres filières industrielles
— Claire Bottineau, Durectrice RSE chez Elis
Symbole de cette démarche, ELIS propose, en partenariat avec l’enseigne LE JACQUARD FRANCAIS, plusieurs vêtements de la nouvelle collection Workwear to Workwear, intégrant de la matière recyclée issue de ses propres textiles usagés avec notamment la veste de Chef et le tablier “zéro gâchis”. Ils s’adressent à plusieurs secteurs : restauration, hôtellerie, commerces et services. D’autres collections seront lancées prochainement, tels que des polos et t-shirts. Et parce que limiter l’impact environnemental commence dès la conception, Elis pousse sa démarche encore plus loin en ne gaspillant aucun tissu lors de la confection !
Zoom sur le tablier « Zéro gâchis»
Elis recycle 79,6 % de ses textiles en fin de vie en chiffons, en isolant et depuis 2 ans pour produire sa propre gamme de textile.
Fabriqué avec un tissu 100% recyclé, le tablier “zéro gâchis” est le premier produit Elis spécialement conçu pour ne générer aucune chute de tissu lors de sa confection. Ses principales caractéristiques :
Un tissu recyclé en boucle fermée, dont 60% de textiles usagés d’Elis en fin de vie et 40% de polyester recyclé,
Eco-conception optimale : pas de perte de matière grâce à un patron innovant,
Peu d’accessoires pour optimiser le recyclage,
Réduction de l’empreinte environnementale vs un tablier standard : -60% kg d’émissions de CO2 et -90% de litres d’eau.
Des polos et t-shirts devraient bientôt compléter l’offre.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène des mains, ce 5 mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un message fort : « Les gants, parfois. L’hygiène des mains, toujours. »
L’occasion de rappeler qu’en blanchisserie, il est essentiel de vérifier les pratiques de lavage des mains du personnel, en particulier dans les secteurs finition et expédition, pour éviter les biocontaminations manuportées. Un sujet sensible, surtout dans le secteur de la Santé et du médico-social.
L’hygiène des mains est l’un des moyens les plus efficaces, abordables et universels dont nous disposons pour prévenir la transmission des infections et assurer la sécurité de soins médicaux de qualité et hygiéniques avec un linge irréprochable.
Bien que les gants médicaux soient essentiels pour prévenir la transmission d’infections, ils ne remplacent pas le nettoyage des mains quand celui-ci s’impose.
L’utilisation incorrecte des gants non seulement nuit à la lutte anti-infectieuse, mais aussi augmente considérablement la quantité de déchets issus d’activités de soins. Grâce à une bonne hygiène des mains et à l’utilisation de gants uniquement quand c’est nécessaire, il est possible d’éviter une grande partie de ces déchets.
EN PRATIQUE Les agents doivent-ils se laver les mains avec un savon ou un gel hydro alcoolique ? Dans la majorité des cas, le lavage avec un savon classique est largement suffisant. Ce type de lavage permet d’éviter les risques de réaction cutanée aux produits désinfectants. L’utilisation du gel hydro alcoolique est à réserver aux emplacements où l’utilisation d’eau est problématique (absence de point d’eau ou point d’eau trop éloigné du poste de travail).
(Source : Méthode RABC : Guide de mise en œuvre • 3ème édition – 2022 / URBH)
Inaugurée en décembre 2014 sur le site de Saint-Priest, la blanchisserie inter-hospitalière du Lyonnais poursuit sa modernisation, tout en intensifiant ses initiatives pour réduire son impact environnemental et améliorer la qualité de vie au travail de ses agents.
Conçue pour une capacité maximale de 32 tonnes de linge par jour, la BIHL traite aujourd’hui en moyenne 22 tonnes de linge quotidiennement – une production qui couvre les besoins de l’ensemble des établissements des HCL, ainsi que ceux des centres hospitaliers de Sainte-Foy-Lès-Lyon, de Givors et du Vinatier.
Parmi les actions posées dans sa dynamique de réduction de l’impact environnemental, la BIHL a repensé sa logistique de transport. « En réorganisant nos tournées, nous sommes passés de 23 à 21 trajets quotidiens », indique Sébastien Magnin, responsable de la BIHL. Bien que le nombre de véhicules en circulation n’a pas pu être réduit, cette nouvelle organisation a tout de même permis de limiter les kilomètres parcourus, la consommation de carburant et les ressources humaines mobilisées pour ces opérations.
Grâce à la présence d’une nappe phréatique en sous-sol, le bâtiment de la BIHL fonctionne exclusivement avec de l’eau puisée sur place, sans recourir au réseau public. Une autonomie précieuse, que la blanchisserie s’attache à gérer de manière toujours plus responsable. « En deux ans, nous avons réussi à réduire notre consommation de plus de 10 % », précise Sébastien Magnin. Pour y parvenir, les équipes ont optimisé les programmes de lavage en les adaptant précisément à la nature du linge traité. Elles ont également mis en place un système de brumisation pour désinfecter les armoires de transport, remplaçant les méthodes de nettoyage plus consommatrices en eau.
Autre projet majeur en lien avec la gestion de l’eau, la BIHL s’apprête à répondre à une exigence de la métropole de Lyon : limiter la température des eaux rejetées à moins de 25°C. « C’est un véritable défi technique. Nous avons dû investir dans de nouveaux process, notamment des échangeurs thermiques », souligne le responsable.