À l’approche de son cinquantième anniversaire, le fabricant espagnol de linge hôtelier Resuinsa affiche une dynamique solide. En 2025, l’entreprise dépasse les 51 millions d’euros de chiffre d’affaires, portée par son marché domestique et par la progression de ses activités à l’international.
Une croissance équilibrée entre Espagne et export
Le marché espagnol demeure le principal moteur de l’activité, représentant 60 % du chiffre d’affaires. Resuinsa y entretient de longue date des relations étroites avec les hôtels indépendants comme avec les grandes chaînes.
À l’international, qui génère désormais 40 % de l’activité, la croissance s’appuie largement sur le continent américain. Les États-Unis et l’Amérique latine concentrent à eux seuls 62 % des exportations, tandis que l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique représentent les 38 % restants.
La France s’impose comme un marché stratégique
En Europe, la France s’affirme comme un territoire de développement prioritaire. En 2025, elle devient le premier marché européen de Resuinsa après l’Espagne, avec une progression annuelle de 17 %.
Certaines zones enregistrent des hausses particulièrement marquées, notamment les Pyrénées-Atlantiques (+70 %), les Hauts-de-Seine (+76 %) et la Savoie (+38 %). Des performances qui confirment l’intérêt d’une stratégie de présence locale auprès des acteurs de l’hôtellerie.
L’expertise de l’hôtellerie espagnole comme levier
Cette dynamique s’appuie sur un savoir-faire construit au contact du marché hôtelier espagnol, considéré comme l’un des plus exigeants et compétitifs au monde.
Au fil des années, l’entreprise y a développé des processus industriels et des capacités de production adaptés aux standards élevés de l’hôtellerie internationale, un atout aujourd’hui mobilisé pour accompagner les projets d’établissements dans de nombreux pays.
Un double anniversaire pour le groupe
La croissance actuelle intervient dans un contexte symbolique pour l’entreprise : Resuinsa célèbre ses 50 ans, tandis que Resuinsa Group fête son centenaire.
Fondé en 1926, ce groupe textile familial est aujourd’hui présent dans plus de 150 pays et structuré autour de plusieurs marques complémentaires couvrant les différents segments du textile hôtelier et décoratif : Resuinsa, Resuinsa Home, Carmela Martí Decoración et Martí Linen.
Une organisation qui illustre la volonté du groupe de continuer à accompagner l’expansion de l’hôtellerie internationale, en développant des solutions textiles adaptées aux attentes des établissements comme à celles de leurs clients.
Alors que la majorité des établissements hôteliers ont supprimé les plastiques à usage unique visibles par le client, un usage persiste en coulisses : les sacs plastiques destinés à protéger couvertures, oreillers, édredons et accessoires textiles en réserve. Resuinsa annonce aujourd’hui une alternative concrète : des housses textiles réutilisables fabriquées à partir de fibres recyclées issues de textiles hôteliers en fin de vie. Pour le fabricant, cette innovation ne constitue pas un simple changement d’emballage. Elle matérialise une évolution structurelle : intégrer la circularité à chaque étape du cycle de vie textile.
La démarche de Resuinsa repose sur un principe clair : les textiles hôteliers usagés deviennent une ressource.
Collectés en fin d’usage, ces produits sont transformés en fibres recyclées, puis réintégrés dans la fabrication de nouvelles housses de protection écoconçues. Ces dernières remplacent les emballages plastiques traditionnels tout en assurant les mêmes fonctions de protection et de stockage. Ainsi, le cycle se referme, de la production textile à l’usage hôtelier, à la fin de vie au recyclage matière et à la nouvelle application textile.
Dans un contexte où la réglementation européenne pousse à la réduction des déchets et à l’augmentation des taux de recyclage, cette approche illustre concrètement la logique d’économie circulaire appliquée au textile professionnel.
Une réponse alignée avec les exigences environnementales actuelles
Lavables, résistantes et réutilisables, ces housses post-consumer s’intègrent aux processus internes des établissements et des prestataires textiles. Elles permettent :
La suppression d’un flux plastique encore présent dans les réserves
La réduction des déchets d’emballage
L’optimisation de la durée de vie des textiles protégés
Une cohérence accrue des politiques RSE
Pour la filière — fabricants, distributeurs, hôteliers et blanchisseurs — l’enjeu dépasse le produit. Il s’agit de repenser la responsabilité collective sur l’ensemble du cycle de vie.
Comme le souligne Félix Martí, directeur général de Resuinsa : « Chaque hôtel décide de l’empreinte qu’il souhaite laisser ; notre mission est de proposer des alternatives qui rendent ce chemin plus responsable. »
Une évolution qui dépasse le discours
Présente dans plus de 150 pays, Resuinsa inscrit cette innovation dans une stratégie plus large : transformer les déchets textiles issus de l’hôtellerie en nouvelles matières premières, et intégrer la circularité dans le quotidien opérationnel des établissements.
La transition écologique du textile hôtelier ne se joue plus uniquement sur la qualité des fibres ou la durabilité des produits. Elle se joue dans la capacité à réduire les flux invisibles, à fermer les boucles matière et à intégrer la circularité dans le quotidien opérationnel.
Moins de plastique. Plus de matière recyclée. Une responsabilité partagée à l’échelle de toute la filière.
Pourquoi la REP textile change la donne
La Responsabilité Élargie du Producteur (REP) impose aux metteurs sur le marché de prendre en charge la fin de vie des produits textiles.
Concrètement, cela signifie :
Financement de la collecte et du tri
Objectifs de réemploi et de recyclage
Incitations à l’écoconception
Traçabilité accrue des flux
Dans ce contexte, les initiatives qui intègrent dès l’amont la valorisation matière des textiles professionnels prennent une dimension stratégique.
Transformer des textiles hôteliers usagés en nouvelles housses réutilisables ne relève plus uniquement d’une démarche RSE volontaire : cela anticipe un modèle où la fin de vie devient une responsabilité économique structurante.
Molinel, spécialiste français du vêtement professionnel, lance Kareline, une nouvelle gamme destinée aux professionnels de santé. Conçue en polyester recyclé, viscose EcoVero™ et stretch, la gamme associe confort, liberté de mouvement et durabilité, pour un usage quotidien en cabinet comme en officine. Elle s’inscrit dans la transformation progressive des collections de la marque pour réduire son impact environnemental.
Une innovation matière
Avec Kareline, Molinel a fait le choix de matières à impact environnemental réduit, sélectionnées pour répondre aux exigences d’un usage professionnel quotidien. La gamme est confectionnée dans un sergé associant :
Polyesterrecyclé, issu de bouteilles plastiques post-consumer d’origine européenne, assurant résistance, tenue et facilité d’entretien
Viscose EcoVero™ Lenzing™, douce et souple, favorisant l’évacuation de l’humidité
Elasthanne qui garantit un stretch optimal et un maintien irréprochable.
La fabrication en zone Euromed permet à Molinel de s’appuyer sur une chaîne d’approvisionnement maîtrisée, cohérente avec sa démarche de responsabilité globale.
ECOVERO par LENZING – Une viscose responsable
Elle est produite selon un procédé optimisé qui permet de réduire jusqu’à 50 % les émissions de CO₂ et la consommation d’eau par rapport à une viscose conventionnelle. La fibre est issue de bois provenant de forêts gérées durablement, certifiées FSC® ou PEFC, et bénéficie d’une traçabilité renforcée tout au long de la chaîne de valeur.
Elle est par ailleurs certifiée par l’Écolabel européen, qui atteste du respect de critères environnementaux stricts sur l’ensemble du cycle de production.
Une conception inspirée du prêt-à-porter
Kareline a été conçue pour les professionnels de santé, avec un travail spécifique sur l’ergonomie inspirée des codes du prêt-à-porter.
Elle associe des lignes actuelles à des matières souples, pour une grande liberté de mouvement. Fonctionnelle, elle est équipée de nombreux accessoires : nombreuses poches, cordon de serrage, portebadge.
Déclinée en modèles homme et femme, avec tuniques et pantalons dissociables, la gamme permet d’équiper des équipes mixtes. Les coloris gris minéral et rose poudré ont été développés spécifiquement pour Kareline.
Chaque lavage de textiles synthétiques peut libérer jusqu’à plusieurs millions de microfibres plastique, une pollution en grande partie invisible mais majeure. Pour y remédier, IFP Energies nouvelles (IFPEN) a développé CleanWash, une technologie qui capte et récupère directement ces microfibres en sortie des installations de lavage textile professionnel.
Testée avec succès dans un pressing du groupe 5àsec à Vénissieux (69), avec l’appui du CTTN-IREN, cette solution a prouvé son efficacité en éliminant plus de 80 % des microfibres plastique. Une avancée concrète, alors que ces microparticules échappent encore largement aux stations d’épuration et contribuent à la pollution des eaux et des sols.
Dans un contexte où 60 % des fibres textiles dans le monde sont des matières plastiques, la captation à la source de ces microfibres libérées lors du lavage représente en effet un enjeu essentiel pour éviter leur relargage dans le milieu aquatique et leur migration dans les boues de stations d’épuration utilisées en épandage agricole.
Le fruit de 4 années de recherche et développement
Adaptée aux pressings et blanchisseries industrielles, la technologie CleanWash utilise un procédé directement inspiré des travaux d’IFPEN sur la séparation huile/eau dans l’industrie.
Développée grâce aux compétences combinées des équipes IFPEN, CleanWash repose sur un système de flottation avancée utilisant des bulles d’air de taille contrôlée, capable de capter les microfibres en suspension et de les concentrer en surface avant de les récupérer dans un compartiment dédié.
Le design innovant de l’équipement optimise la collision entre les microfibres et les bulles améliorant ainsi l’efficacité de séparation tout en restant suffisamment compact pour répondre aux contraintes du secteur.
Lors des 4 semaines de test, la technologie a montré :
Une très bonne opérabilité et un faible volume de rejet
Une rétention de 80% des microfibres de longueur ≥ 50 micromètres.
La possibilité d’accroitre cette performance à des niveaux supérieurs à 95% par l’ajout de bioclarifiants.
« Cette technologie est l’une des premières solutions concrètes pour le marché du lavage professionnel. Elle offre des performances en ligne avec les projets de réglementation, consomme très peu d’électricité et permet une opération robuste sans les problématiques de colmatage rencontrées généralement avec des solutions de type filtration. »
Matthieu DREILLARD, Chef de projet et ingénieur de recherche à IFPEN.
Une industrialisation dépendante de futures réglementations
La démonstration réussie du système CleanWash est une étape clé vers son industrialisation. Cependant, l’absence de réglementation limite aujourd’hui le déploiement de telles solutions. Le projet CleanWash avait anticipé les exigences de la loi AGEC qui avait pour ambition d’imposer par décret l’équipement des lave-linges professionnels avec des dispositifs de captation des microfibres plastique dès le début de l’année 2025. En attendant ces précisions réglementaires, la technologie développée par IFPEN pourra permettre aux acteurs du secteur de prendre une longueur d’avance et de contribuer activement à la préservation de l’environnement.
Netexial vient de franchir une étape structurante de sa transition énergétique avec le raccordement de son site industriel de Colmar au réseau de chauffage urbain de la Ville. Un projet initié localement, qui s’inscrit pleinement dans la trajectoire de décarbonation du groupe et dans la transformation durable de ses outils de production.
Grâce à ce raccordement, le site de Colmar — qui traite 2 850 tonnes de linge par an et constitue un site « emblématique de Netexial », comme le souligne Flore Levardon, responsable RSE — réduit de 50 % ses émissions de CO₂, en diminuant fortement le recours au gaz pour le chauffage de l’eau, un poste particulièrement énergétique dans les activités de blanchisserie industrielle. « 60 % de nos consommations sont désormais couvertes grâce à cette installation, notamment la zone de lavage, le chauffage des bâtiments et, à terme, l’unité de production », précise Fabrice Shoshany, président de Netexial.
▶️ Vidéo – Retour sur le raccordement du site Netexial de Colmar au chauffage urbain (vidéo issue de la page LinkedIn de Netexial)
Cette journée marquante, retracée dans cette vidéo publiée par Netexial, donne la parole aux équipes ayant porté le projet ainsi qu’aux partenaires territoriaux engagés dans cette transition, parmi lesquels Éric Straumann, maire de Colmar, et Benoît Schnell, directeur général de Vialis. Elle illustre concrètement comment la mobilisation conjointe des équipes industrielles et des partenaires locaux permet de concrétiser des projets de décarbonation ambitieux.
Un enjeu central pour les blanchisseries industrielles
Pour les blanchisseries industrielles, dont les process reposent largement sur la production de chaleur (eau chaude, vapeur, séchage), la question de la décarbonation énergétique devient un enjeu stratégique. Sous l’effet conjugué de la hausse des coûts de l’énergie, des exigences réglementaires et des attentes croissantes des clients en matière de performance environnementale, les exploitants sont amenés à repenser en profondeur leurs choix énergétiques.
Le raccordement à un réseau de chaleur urbain, lorsqu’il est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, comme c’est le cas à Colmar, constitue l’un des leviers concrets pour réduire l’empreinte carbone des sites, tout en garantissant fiabilité, continuité de service et stabilité des approvisionnements — des critères essentiels pour des installations fonctionnant en flux tendus.
Avec la montée en puissance des obligations de reporting extra-financier, notamment l’entrée en vigueur progressive de la CSRD, les projets de décarbonation énergétique prennent également une dimension réglementaire. Pour les blanchisseries industrielles, disposer d’indicateurs mesurables sur la réduction des émissions de CO₂ et la part d’énergies décarbonées devient un atout stratégique, tant pour répondre aux exigences des donneurs d’ordre que pour anticiper les futures contraintes normatives. Des initiatives comme celle menée à Colmar illustrent la nécessité d’intégrer la transition énergétique au cœur des décisions industrielles.
Crédit Netexial
Des projets territoriaux, au-delà du seul site industriel
L’exemple de Colmar illustre également l’importance des dynamiques territoriales dans la transition énergétique des blanchisseries. Ces projets ne peuvent aboutir qu’à travers une coopération étroite entre industriels, collectivités et opérateurs énergétiques, capable d’aligner contraintes industrielles et politiques locales de décarbonation. A plus long terme, ces démarches participent à la modernisation des outils de production, à l’anticipation des futures obligations réglementaires et à la valorisation de l’image des entreprises auprès de leurs clients et partenaires.
Au-delà de la performance énergétique, Netexial réaffirme ainsi sa volonté de proposer des solutions fiables et responsables, sans compromis sur la qualité, la sécurité et le service rendu à ses clients. Le groupe entend donc poursuivre cette dynamique, avec d’abord le raccordement du site de Chambéry à l’horizon 2026, et au moins cinq autres sites d’ici 2030, illustrant une trajectoire de décarbonation inscrite dans la durée.
À retenir pour les blanchisseries industrielles
Décarbonation : quels enseignements tirer de l’exemple Netexial ?
La chaleur reste le principal levier : lavage, production d’eau chaude, chauffage des bâtiments et process représentent une part majeure des consommations énergétiques des blanchisseries.
Les réseaux de chaleur urbains peuvent constituer une alternative crédible au gaz, lorsqu’ils sont alimentés par des énergies renouvelables ou de récupération.
La coopération territoriale est clé : collectivités, opérateurs énergétiques et industriels doivent travailler de concert pour sécuriser les projets.
Les gains sont mesurables : réduction des émissions de CO₂, meilleure visibilité sur les consommations et sécurisation des approvisionnements.
La trajectoire doit être anticipée : les investissements engagés aujourd’hui préparent la conformité réglementaire et la compétitivité de demain.
Découvertes à la fin des années 1940 et plus connues sous le nom de PFAS, parfois qualifiées de « polluants éternels », les substances per- et polyfluoroalkylées regroupent plusieurs milliers de composés chimiques utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur. De nombreux salariés sont ainsi exposés à ces composés, tout au long de leur cycle de vie, de leur production à leur élimination.
Même si les PFAS sont très médiatisés sur les volets environnemental et sanitaire, l’exposition professionnelle à ces substances est encore méconnue. C’est pourquoi l’Institut national de recherche et sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) vient de publier plusieurs articles présentant les résultats d’une enquête menée auprès d’établissements sur les PFAS, un état des connaissances sur leurs effets sur la santé et les perspectives de recherche en santé au travail.
En milieu professionnel, les salariés sont principalement exposés aux PFAS par inhalation de poussières, de gaz ou de vapeurs et dans une moindre mesure par ingestion. Certaines de ces substances présentent des effets toxiques avérés : immunotoxicité, perturbation endocrinienne, troubles neurodégénératifs, hépatotoxicité, reprotoxicité et effets cancérogènes. On les retrouve dans différents produits industriels et de consommation, et c’est un sujet d’actualité dans les blanchisseries industrielles et chez les fabricants textiles. Leur persistance dans l’environnement et dans l’organisme humain en fait aussi un sujet de préoccupation croissante en santé publique et au travail.
« À ce jour, l’exposition professionnelle aux PFAS est encore très peu documentée, les données existantes concernent les métiers les plus exposés, comme les pompiers, les salariés de la chimie produisant ou utilisant ces substances, de la métallurgie et du textile ainsi que les techniciens de fartage des skis, ou encore les salariés du secteur du recyclage des déchets. »
Myriam Ricaud, responsable du pôle risques chimiques à l’INRS.
Une enquête qui révèle des difficultés de repérage des PFAS en entreprise
Pour pallier ce manque de connaissances et renforcer la protection des travailleurs face à ces substances chimiques, une enquête nationale a été lancée en 2024 par l’INRS auprès d’établissements concernés par la fabrication et l’utilisation de PFAS ou le traitement de déchets en contenant. Elle visait principalement à identifier les secteurs d’activité utilisant les PFAS ; les substances, leurs utilisations et les procédés de fabrication concernés ; les produits de substitution ; le contexte d’exposition ; les démarches d’évaluation du risque, des expositions professionnelles et les mesures de prévention et de protection mises en œuvre.
Près de 900 entreprises ont répondu, dans des secteurs d’activité aussi variés que la fabrication de produits métalliques, l’industrie chimique, la fabrication de machines et équipements, la fabrication de produits en caoutchouc et plastique et la collecte et le traitement des déchets. « Même si les résultats ne sont pas extrapolables à l’ensemble des établissements ciblés, cette étude apporte des données utiles pour identifier où et comment des expositions professionnelles aux PFAS peuvent survenir », souligne Andrea Emili, responsable d’études à l’INRS.
Plus d’une entreprise sur deux se déclare « non concernée » par les PFAS
L’enquête montre que 51 % des répondants se déclarent « non concernés » par les PFAS, 32 % se disent « concernés » et 17 % « ne savent pas ». Cette incertitude s’explique notamment par la difficulté à identifier les PFAS dans les produits utilisés (comme l’absence de mention spécifique « PFAS » dans les fiches de données de sécurité) et par une méconnaissance du sujet, qui s’avère complexe en raison du nombre élevé de substances.
Les résultats du questionnaire montrent que, s’il y a bien une démarche d’évaluation du risque chimique mise en œuvre chez les répondants, dans la majorité des cas (92 %), elle n’est pas spécifique aux PFAS. Parmi les établissements réalisant une évaluation spécifique aux PFAS, environ 83 % déclarent le faire depuis moins de cinq ans. Seules 3 % des entreprises de la filière déchets réalisent des analyses de PFAS et 13 % envisagent de le faire prochainement.
Changer de nom n’est jamais un acte anodin dans la vie d’une entreprise. C’est un moment où l’on accepte de se regarder en face, de mesurer ce que l’on veut continuer à porter et ce qu’il est temps de transformer. Pour Initial Textile, désormais Netexial, cette évolution ne se résume pas à une nouvelle identité visuelle. Elle marque un repositionnement, une vision et une manière d’assumer plus clairement son rôle dans son secteur et dans son territoire. Nous avons rencontré l’équipe pour comprendre la logique derrière ce choix, la dynamique humaine qui l’accompagne et la trajectoire qu’il ouvre. Plus qu’un changement d’enseigne, c’est une histoire de sens, de projection et de responsabilité.
Début octobre 2025, H.I.G. Capital finalisait le rachat d’Initial Textile France. A peine deux mois plus tard, l’ancienne activité de Rentokil affichait fièrement son indépendance à travers une nouvelle identité : Netexial. Mais quelle a donc été la première question que s’est posée l’équipe quand il a été décidé de changer le nom de l’entreprise ? « En fait, il y en a 4 ! indique Laure Brutinaud, directrice marketing de Netexial et membre du CODIR : comment trouver un nom qui soit à la fois dans la continuité de notre histoire et de notre culture ? Car oui, on change d’identité mais nous voulons vraiment conserver ce qui fait la valeur de l’entreprise : les femmes et les hommes qui la composent, leur expertise et leur engagement… Puis, comment trouver un nom qui soit tourné vers l’avenir ? Et comment faire pour que cela soit facilement mémorisable et prononçable ? Et enfin, comment trouver un nom adapté à l’international ? » Des questions propres à ancrer une nouvelle identité sans dénaturer l’ADN de l’entreprise finalement. Et aussi une opportunité pour « marquer la prise d’indépendance suite au rachat d’Initial Textile France par HIG, souligner le renouveau, l’arrivée de nouveaux projets, d’une nouvelle ère », précise Thomas Goupil, directeur commercial et membre du COMEX.
Laure Brutinaud, directrice marketing de Netexial et membre du CODIR, et Thomas Goupil, directeur commercial et membre du COMEX.
Une nouvelle identité pour marquer son indépendance
Si on devait raconter ce rebranding non pas comme une décision stratégique, mais comme une histoire, le moment clé du récit serait-il celui de l’annonce officielle aux 2 500 collaborateurs ? « C’est un moment important, mais je dirais que c’est plutôt l’alignement parfait des remontées terrain qui a rendu cette nouvelle identité évidente », confie Thomas Goupil. Même si bien sûr, « il a fallu rassurer les équipes, expliquer, souligne Laure Brutinaud. Il y a eu un travail de co-construction conséquent en interne. Le fait d’impliquer tout le monde, y compris nos clients et nos fournisseurs, afin d’établir cette nouvelle identité, devrait contribuer à son appropriation. »
Un projet co-construit
Réfléchir à un nom, un logo, semble avoir été une véritable aventure collective, mais aussi une opportunité d’introspecter. « Notre premier constat était que nous ne sommes pas simplement un spécialiste de l’équipement de travail mais une vraie marque qui exprime son rôle dans la société. Nous souhaitions donc clarifier notre positionnement et l’affirmer avec notre nouvelle identité. Pour cela, nous avons travaillé avec l’agence de communication (NDLR : Publicis-Carré Noir) en favorisant une approche collaborative et de co-construction avec nos clients, les parties prenantes, nos collaborateurs sur l’ensemble du territoire… Nous les avons interrogés pour obtenir l’ADN de l’entreprise et capitaliser dessus, saisir leur vision de la société pour laquelle ils travaillent et l’ambition projetée », explique la directrice marketing. « Cette approche a permis de transcrire les remontées de l’intégralité de nos salariés, quelles que soient leurs fonctions. Nous sommes allés puiser l’information auprès d’eux. Nous avons découvert un incroyable alignement des valeurs dans l’entreprise, que même notre prestataire a souligné comme assez rare : expertise, savoir-faire, accompagnement au client – quelle que soit la fonction, le métier, le segment d’activité, quel que soit le lieu en France ! », s’exclame Thomas Goupil.
De ce travail ressort une colonne vertébrale en trois axes qui sonnent comme autant de messages clés unanimement partagés :
– Etre avant tout une entreprise de service, un partenaire-expert, pour qui l’équipement professionnel n’est pas une finalité mais un vecteur de performance, de confort et de confiance.
– Etre un acteur profondément responsable : le choix de la durabilité, bien avant que cela ne devienne une norme.
– Etre engagé dans la transformation, avec la notion d’innovation au service de l’usage et de l’expérience des clients.
« Dès lors, nous avons voulu mettre l’humain au cœur. Au sens du collaborateur d’abord – cela fait plus de 100 ans que nous avons développé un vrai savoir-faire textile : nous changeons de nom mais nous conservons notre expertise. On vient même la renforcer avec cette nouvelle identité et nos ambitions. Nous souhaitions aussi confirmer notre rôle de conseil, notamment sur la partie technique, normative. Notre discours n’était pas suffisamment mis à l’écrit, donc l’idée était d’accompagner et d’avoir une réelle prise de parole, surtout avec les enjeux qui se dessinent, y compris à l’international. Nous souhaitions bien entendu continuer à accompagner nos clients, notamment sur l’expertise des vêtements EPI, de la salle propre, là où il y a le plus besoin de conseils et de protection pour les hommes et les femmes, les produits », détaille Laure Brutinaud.
La suite s’est inscrite comme une évidence. Le travail de Publicis-Carré Noir a été de synthétiser toutes ces notions, ces valeurs, avec un cahier des charges clair. « On voulait un nom évocateur, simple, en un seul mot, adapté pour l’international et contemporain. »
Les yeux les plus aguerris auront sans doute cerné la symbolique dans la signification du nom, mais aussi du logo. « On retrouve le « NET » en référence à la propreté, mais aussi l’honnêteté, la confiance, la transparence. Le « TEX », revient plus sur l’aspect textile et de tech- dans laquelle on retrouve notre volonté d’innovation. Enfin, la sonorité « Next -IAL », au-delà du clin d’œil angliciste pour ouvrir sur le monde, souligne bien que nous sommes sur une continuité : les valeurs d’Initial, son ADN, l’engagement de ses équipes fortes d’un savoir-faire que nous souhaitons conserver. C’est une nouvelle page qui s’écrit dans la continuité et qui assied la conviction que pour bien protéger ceux que nous équipons, nous devons faire davantage que livrer et nettoyer. C’est notre volonté, animée par notre connaissance du terrain, notre capacité à proposer la solution la plus adaptée à chaque client. »
Une vision métier qui, en clair, s’ancre dans le conseil et l’expertise. Le logo pour sa part, aux inspirations « De Vinciennes », apporte lui aussi sa pierre à l’édifice : il remet l’humain au cœur, évoque l’humain augmenté, l’humain protégé, l’idée du prendre soin, d’un écosystème où tout est lié.
Une impulsion au service de la stratégie du groupe
Ce qui incarne particulièrement bien ce changement d’identité, « c’est la puissance du collectif », souligne Thomas Goupil. Concernant les attentes relatives au ressenti des clients face à ce nouveau nom, l’équipe espère insuffler avant tout « la confiance, la sérénité et l’envie ». « Nous espérons inspirer à nos clients l’envie de faire partie de l’aventure, en restant partenaire… ou en nous rejoignant ! », s’enthousiasme Laure Brutinaud. « La notion de confiance existe évidemment déjà mais va être renforcée avec cette nouvelle dynamique – même si on peut revendiquer un taux de fidélité de 95% », indique Thomas Goupil. « Ce taux de fidélité, dont nous sommes fiers, s’explique par la qualité de notre accompagnement, du démarrage à la mise en place, et surtout tout au long de notre prestation, au fil des besoins, des nouveaux métiers, des nouvelles normes. C’est notre mission ! », rappelle Laure Brutinaud.
A la question de savoir de quelle façon ce rebranding traduit la feuille de route, Thomas Goupil revient sur la stratégie et les ambitions de Netexial. « Cette indépendance va nous permettre d’accélérer notre développement. Au-delà du logo ou de la signalétique, ce qui va être perceptible par les clients dès à présent, c’est le nouveau Comex piloté par Fabrice Shoshany, qui devient président, et l’accélération sur notre plan stratégique. Parmi les piliers de ce plan, l’exigence en termes de qualité service, de qualité client, et l’amélioration du pilotage lié à ces sujets. Puis, la question de l’innovation bien sûr aussi – dès lors qu’elle est au bénéfice du client, à l’instar du déploiement de la traçabilité HF-UHF dont nous avons été précurseurs en 2017 et que, depuis, nous n’avons cessé de déployer avec de nouveaux services pour nos clients. »
L’ambition de grandir
Nous sommes à l’écoute de toutes les opportunités qui se présentent et correspondant à ce que l’on veut faire, pour choisir celles qui répondent à notre ambition : être un partenaire qui apporte expertise et conseil.
Thomas Goupil
Cette ambition induit de fait une logique d’investissement, que Thomas Goupil admet sans hésitation. « Au-delà des chiffres, il y a deux points essentiels : H.I.G. est un partenaire solide avec une expertise, un portefeuille d’entreprises conséquent et surtout bien accompagné pour se développer en Europe comme à l’international. C’est un gage de confiance ! Puis surtout, H.I.G. a « acheté » notre stratégie : il nous a même choisis pour cela. C’est pourquoi ils nous laissent une autonomie stratégique – c’est nous qui irons chercher les opportunités de croissance externe. C’est très plaisant d’avoir un partenaire, un investisseur, dans cet état d’esprit. » « Après la construction de notre site Cleanrooms à Douvrin, de 4 000m2 et à la pointe de la technologie, nous avons désormais la volonté de poursuivre et d’accélérer notre développement »,indique Laure Brutinaud.
Finalement, sur une projection à 10 ans, Netexial ambitionne « d’être identifié comme l’expert partenaire du vêtement et de la protection professionnels au travail, en France et ailleurs. »
Dans sa feuille de route, le spécialiste se voit bien en effet comme un acteur présent également en Europe, voire à l’international. « Nous sommes à l’écoute de toutes les opportunités qui se présentent et correspondant à ce que l’on veut faire pour choisir celles qui répondent à notre ambition : être un partenaire qui apporte expertise et conseil », explique Thomas Goupil. Quant à résumer la stratégie à venir en trois verbes d’action, « cela donnerait « conseiller, protéger, s’engager ». Et en une phrase ? « Nous savons qu’un équipement professionnel, c’est un métier à valoriser et un expert à respecter. »
Une identité attendue et très bien accueillie
Annoncés jeudi 20 novembre à l’ensemble des collaborateurs sur tout le territoire au même moment, dans chaque unité – un choix témoin de l’importance de la notion de proximité – le nouveau nom et la nouvelle identité graphique ont été l’occasion d’un moment festif, comme le souligne Thomas Goupil. « C’est une étape majeure. Les membres du COMEX et du Codir se sont déplacés sur l’ensemble des sites pour être proches des équipes. Tout au long du projet, nous les avons tenus informées. L’attente était forte, cette journée est une nouvelle page de notre histoire. C’est excitant ! »
Alors c’est vrai, un changement de nom ne suffit pas, à lui seul, à transformer une entreprise. Ce sont les gestes quotidiens, les engagements tenus, les décisions concrètes et les relations de confiance entretenues qui viennent lui donner consistance. À l’écoute des propos de l’équipe, on comprend que ce rebranding est moins une rupture qu’une affirmation d’indépendance, qu’un point d’appui pour aller plus loin, plus clairement, plus collectivement.
L’avenir dira ce que cette nouvelle identité permettra de construire, mais une chose est certaine : la direction assume une volonté d’évolution durable, partagée et visible. Ce qui se joue ici, c’est bien l’alignement entre ce que l’entreprise fait, ce qu’elle dit, et ce qu’elle souhaite devenir.
Le prestataire de services textiles Mewa poursuit sa stratégie de croissance en Europe. En 2025, l’entreprise a concentré ses efforts sur l’élargissement de ses zones de service en France. En complément de l’axe déjà établi entre Le Havre et Grenoble, Mewa accompagnera désormais également ses clients dans de nouvelles régions.
« Nous avons considérablement renforcé notre offre de services pour les vêtements de travail dans le Sud-Est ainsi que dans l’Ouest. Nous répondons ainsi à la demande croissante de nos clients français pour des solutions textiles professionnelles et durables ».
Télesphore Loréal, directeur de Mewa France
Le suivi des clients français s’appuie actuellement sur huit sites : Binche (Liège) pour le Nord et la Belgique, Géménos (Marseille) pour le Sud-Est, Lespinasse (Toulouse) pour le Sud-Ouest, Avermes (Moulins sur Allier) pour le Centre, Rémy (Compiègne) de la Normandie à la Champagne, Saarlouis (pour l’Est), Spay (Le Mans) pour l’Ouest et Toussieu (Lyon) pour la région Rhône-Alpes. Depuis ces implantations, Mewa conduit de manière méthodique le développement de ses zones de service en France.
Croissance durable en France
Deuxième marché d’Europe après l’Allemagne, la France est aujourd’hui le marché affichant la plus forte croissance pour Mewa. Le prestataire de services textiles y poursuit une stratégie d’expansion à long terme, centrée sur une croissance durable et organique. Active en France depuis presque 50 ans, la société Mewa compte aujourd’hui plus de 26 000 clients. Ses 356 collaborateurs accompagnent aussi bien des entreprises industrielles de taille moyenne et grande que de petites structures, telles que des ateliers automobiles ou des artisans. En 2024, les sites français ont généré un chiffre d’affaires de 88 millions d’euros. Chaque année, Mewa lave pour ses clients les vêtements de travail de plus d’1.2 millions de porteurs et 180 millions de lavettes réutilisables.
Gestion complète pour les vêtements professionnels : durable, efficace, flexible
L’offre de services de Mewa dépasse largement la simple fourniture de vêtements professionnels. Dans le cadre de sa gestion complète et durable, l’entreprise prend en charge l’intégralité de l’entretien, de la maintenance et de la logistique – du lavage aux réparations et remplacements, en passant par la collecte et la livraison. Ce concept de service allège non seulement la charge organisationnelle des clients, mais permet également de réduire les coûts initiaux liés aux acquisitions. Fort de son expertise, Mewa accompagne ses clients dès le choix des vêtements de travail et les conseille dans la mise en place d’une charte couleur conforme à leur identité visuelle (CI). Tous les processus respectent des normes certifiées en matière d’hygiène et de qualité et sont conçus pour être particulièrement respectueux des ressources. La boutique en ligne interne de Mewa propose également une large gamme de produits complémentaires, allant des gants de protection et chaussures de sécurité aux articles d’hygiène et de protection.
Alors que la filière textile est au cœur des enjeux environnementaux, une initiative autrichienne vient de franchir une étape majeure. Un consortium d’acteurs — SALESIANER, Austrian Airlines, ÖBB, Wiener Linien, Austrian Post et CAT — s’est uni pour lancer un projet pilote ambitieux : recycler les vêtements professionnels usagés et les retransformer en ressources textiles. Une démarche pionnière accompagnée par le cabinet EY denkstatt en tant que conseiller indépendant en développement durable, qui illustre de manière concrète ce que peut être une économie circulaire réellement opérationnelle.
Crédit Manuela Horny
Un cycle complet : du vêtement usagé à la fibre régénérée
Au cœur de cette initiative baptisée « Pionniers du recyclage des uniformes », un principe simple mais encore rarement mis en pratique à grande échelle : considérer l’uniforme en fin de vie non comme un déchet, mais comme une matière première. Le projet repose sur un processus structuré :
Collecte des vêtements en fin d’usage ;
Triet préparation par TURNS, spécialiste du textile ;
Recyclage mécanique pour récupérer les fibres ;
Valorisation sous forme de nouveaux fils ou de matières techniques.
Dès la phase pilote, les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 50 tonnes de textiles évitées chaque année, soit environ 170 000 chemises qui ne finiront pas incinérées.
SALESIANER, acteur clé du linge professionnel en Europe centrale, joue ici un rôle structurant. L’entreprise démontre qu’un prestataire textile peut activement contribuer à une gestion durable du cycle de vie des vêtements.
Des partenaires convaincus
Les déclarations des partenaires soulignent toutes l’importance de cette démarche. Mathias Nell, responsable durabilité chez SALESIANER, résume l’esprit du projet : « Cette initiative commune démontre le potentiel de pratiques d’économie circulaire appliquées de manière cohérente. Le recyclage des vêtements de travail ne réduit pas seulement les déchets, il crée également une valeur écologique et sociale sur l’ensemble de la chaîne de valeur. »
Pour les entreprises impliquées, la démarche est aussi culturelle que technique. Ainsi, du côté de l’Austrian Post, la responsable textile Sabine Krispel insiste sur le rôle des équipes dans la réussite de cette circularité : « Nous avons mis en place des incitations pour encourager le retour systématique des uniformes usagés. Cela permet à chacun de contribuer activement à un modèle textile plus durable. » CAT, autre partenaire du projet, rappelle quant à lui que la circularité n’est plus un horizon lointain mais une réalité concrète : « Le recyclage des uniformes fonctionne déjà aujourd’hui. Le potentiel des vêtements usagés est réel. »
Ces propos illustrent une conviction partagée : seule une coopération intersectorielle permet de franchir un cap décisif vers la circularité.
Une reconnaissance publique : le prix “Sustainable Shapers 2025”
Le projet a reçu le prix « Sustainable Shapers / Nachhaltige Gestalter*innen » décerné par BUSINESSART en 2025. Une distinction qui souligne à la fois la pertinence écologique du modèle, la solidité de la coopération entre entreprises et la dimension pionnière du cycle textile mis en place.
Cette reconnaissance donne au projet une portée qui dépasse les frontières autrichiennes. Elle montre qu’une circularité textile crédible est possible dès aujourd’hui, même avec des volumes importants, dans des secteurs aussi exigeants que le transport aérien, ferroviaire ou postal.
Un signal fort pour la filière textile
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les réglementations européennes sur les déchets textiles se renforcent et où les attentes sociétales en matière de durabilité sont croissantes.
Pour le secteur de la blanchisserie industrielle, elle ouvre plusieurs perspectives :
Nouveaux partenariats entre opérateurs, marques et recycleurs ;
Optimisation du cycle de vie des uniformes ;
Valorisation matière permettant de réduire les coûts et l’impact carbone ;
Rôle accru des prestataires textiles dans la structuration d’écosystèmes circulaires.
Elle démontre aussi que les uniformes — traditionnellement difficiles à recycler — peuvent entrer dans un modèle textile circulaire réellement viable.
Un modèle inspirant pour l’Europe entière
Avec ce projet, SALESIANER et ses partenaires montrent la voie. Une voie dans laquelle le vêtement professionnel n’est plus une fin en soi, mais une ressource circulaire qui peut se régénérer.
La démarche prouve que l’économie circulaire n’est pas qu’un concept théorique : elle peut déjà transformer profondément la filière textile professionnelle. Et pour les acteurs de la blanchisserie, habitués à raisonner en cycles, en flux, en durabilité, ce projet représente un signal fort — peut-être même un avant-goût de l’avenir du textile en Europe.
Deren et Dibella unissent leurs forces et concluent un partenariat pour le marché français. Grâce à cette collaboration stratégique, les deux entreprises conjuguent leurs atouts : l’expertise de Dibella, forte de plusieurs décennies d’expérience dans la fabrication de textiles haut de gamme, durables et écoresponsables, et la connaissance approfondie du marché français et les relations de confiance entretenues par Deren auprès de sa clientèle à travers toute la France.
« La France est un marché clé pour nous, et notre collaboration avec Deren nous permet d’être plus proches de nos clients et de les servir avec le même dévouement et les mêmes valeurs qui caractérisent Dibella », déclare Carsten Ridder, PDG de Dibella. Pascal Deren, PDG de Deren, ajoute : « Ensemble, avec Dibella, nous pouvons impulser un changement positif dans le secteur et promouvoir des pratiques plus durables. »
Ensemble, Deren et Dibella proposeront aux clients français une gamme complète de textiles durables et éco-responsables, ainsi qu’un service d’excellence. Cette alliance représente une étape importante dans la stratégie de croissance internationale de Dibella et renforce l’engagement commun des deux entreprises à fournir aux professionnels des solutions textiles durables, synonymes de qualité, de fiabilité et de pratiques commerciales responsables. Deren et Dibella se réjouissent de cette collaboration fructueuse et de la perspective de façonner ensemble un avenir plus durable pour le marché français.