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  • Recyclage textile : Alsico et Sixone créent une nouvelle norme

    Recyclage textile : Alsico et Sixone créent une nouvelle norme

    Le fabricant international de vêtements de travail Alsico a réussi à développer son premier vêtement entièrement circulaire. Cette innovation est la preuve qu’un système en boucle fermée dans lequel les vêtements usagés sont recyclés et transformés en nouveaux produits, est bel et bien réalisable. Grâce à cette avancée, la marque franchit une étape importante dans sa stratégie de développement durable à long terme.

    Au début de cette année, l’Alsico Academy, le groupe d’experts de l’entreprise qui se concentre sur le développement des tissus les plus durables et les plus confortables, a relevé le défi de créer un système en boucle fermée complète. Après des recherches intensives, un travail de conception et une collaboration avec le recycleur de pointe Sixone, Alsico a réussi le pari de livrer un vêtement fini fabriqué à partir de matériaux recyclés. 

    Sixone transforme les textiles post-consommation en granulés de polyester de haute qualité, garantissant que le vêtement est fabriqué exclusivement à partir de ces sources recyclées et que la production ne dépend plus du polyester vierge issu de ressources fossiles. Le tissu ainsi développé a été testé et validé conformément aux exigences du marché et aux rigoureux critères de performance d’Alsico.

    Vers une chaîne d’approvisionnement entièrement circulaire

    Vincent Siau, responsable de l’Alsico Academy, explique : « Notre ambition est de mettre en place une chaîne d’approvisionnement circulaire entièrement intégrée, dans laquelle les vêtements Alsico sont collectés, recyclés et transformés en nouveaux produits Alsico. Cette méthode nous permet de continuer à protéger et à offrir du confort aux personnes qui portent nos vêtements dans une panoplie de secteurs, tout en gérant activement l’impact de nos solutions sur l’environnement. »

    « La création de notre premier tissu et de notre premier vêtement fini fabriqués à partir de chips de polyester est un tour de force. Les granulés de polyester sont le fruit de notre collaboration avec Sixone. Cette réalisation est la preuve que la circularité peut vraiment devenir la nouvelle norme dans l’industrie textile. »

    Vincent Siau, Responsable de l’Alsico Academy

    L’ARX : la durabilité comme stratégie

    Le développement du vêtement circulaire fait partie de l’initiative ARX d’Alsico. Cette initiative est axée sur les retouches, la réparation, l’entretien et le recyclage des vêtements. Dans le cadre de ce programme, l’entreprise a mis en place des objectifs ambitieux en matière de durabilité. Il s’agit par exemple de l’élimination progressive des matières premières fossiles vierges et la présence de 90 % de fibres durables dans sa gamme de produits d’ici 2040 (avec un objectif intermédiaire de 40 % d’ici 2030).

    Réduction de l’impact environnemental de 60 %

    En misant sur des partenariats stratégiques avec des spécialistes internationaux, comme Sixone, Alsico peut utiliser des technologies de pointe, à savoir l’analyse moléculaire, assistée par l’IA. Grâce à ces technologies, il est possible de recycler efficacement les mélanges complexes de polyester. Ce recyclage efficace constitue une avancée majeure, étant donné que les fibres mélangées ont traditionnellement tendance à réduire la qualité des tissus recyclés. Une analyse indépendante a démontré que, par rapport au polyester provenant des matières premières fossiles, le nouveau tissu d’Alsico et de Sixone permet de réduire de 60 % les émissions, de 64 % la consommation énergétique et de 40 % la consommation d’eau.

    La circularité deviendra la norme

    M. Siau conclut : « Notre vêtement fini est une preuve importante de nos progrès. Ce n’est que le début d’une transformation durable. Nous continuons à évaluer nos processus de recyclage et à faire preuve de transparence tout au long de notre chaîne d’approvisionnement. En 2025, notre objectif est de prouver que la circularité est non seulement réalisable, mais qu’elle est essentielle pour l’avenir de notre industrie. »

  • La Blanchisserie de Paris rachète MB Blanchisserie

    La Blanchisserie de Paris rachète MB Blanchisserie

    L’opérateur basé en région parisienne s’offre sa première croissance externe. Une bonne nouvelle pour le site auxerrois, qui passe dans le giron d’une entreprise à mission dans le top 3 des blanchisseries les plus vertueuses d’Europe sur le plan environnemental, et qui devrait bénéficier d’une belle synergie, au-delà des valeurs communes et partagées chères à l’affaire familiale de Monsieur et Madame Cano.

    MB Blanchisserie, la dernière blanchisserie indépendante de l’Yonne, a trouvé un second souffle auprès de la Blanchisserie de Paris, qui a, elle-même, le vent en poupe. Installée depuis 2007 à Brienon-sur-Armançon, près d’Auxerre, MB Blanchisserie s’est positionnée sur le créneau du linge des hôtels standards comme hauts de gamme, marché sur lequel elle compte quelque 120 clients répartis sur la zone icaunaise et en région parisienne. 

    Avec un effectif de 20 personnes et un chiffre d’affaires 2024 de 2,3M€, l’entreprise a su rebondir après le dramatique incendie qui l’avait touchée en 2015. Son activité connaît depuis une croissance exponentielle (CA de 867 000€ en 2018). Des résultats prometteurs qui ont aussi eu pour conséquence de commencer à faire se sentir à l’étroit la famille Cano et son équipe. S’il n’excluait pas l’été dernier d’investir près de 1,5M€ pour agrandir son unité, développer la production et recruter, les dirigeants ont finalement fait le choix d’adosser cette affaire familiale lancée au début des années 2000 à la Blanchisserie de Paris, qui réalise donc sa première opération de croissance externe. Un axe stratégique et un rachat dont Cyril Corria, à la tête de Blanchisserie de Paris, se dit « extrêmement fier ».

     » Nous aimons les défis et nous aimons les partager.  »

    Cyril Corria, Blanchisserie de Paris

    Un adossement stratégique

    Très médiatique ces derniers mois au sein de la Profession, la Blanchisserie de Paris joue une nouvelle carte pour poursuivre son développement. Alors que Cyril Corria vient d’inaugurer sa nouvelle unité de Grigny, apte à traiter jusqu’à 60 tonnes/jour, et qu’il partageait il y a quelques mois son ambition d’ouvrir dès 2026 à Chilly une filiale – une blanchisserie adaptée – il ajoute désormais cette nouvelle corde à son arc. Le montant du rachat n’a pas été dévoilé.

    Porté par ses convictions et des résultats solides – « 17M€ de chiffre d’affaires en 2024, mais 50M€ ambitionné d’ici 5 ans » –, Cyril Corria séduit, convainc. Ses idées avant-gardistes, savant combo d’engagement sociétal, d’innovation technologique et logistique, attirent aujourd’hui une clientèle soucieuse d’articuler intelligemment ses propres engagements en matière de RSE avec un prestataire capable d’anticiper et de valoriser sa démarche. Une approche partagée semble-t-il avec Mathieu Cano, désormais intégré dans l’aventure d’une blanchisserie pas comme les autres.     

    EN COULISSE

     » MB Blanchisserie va bénéficier des dernières innovations énergétiques et environnementale qui sont nécessaires aux développements de notre secteur. « 

    Cyril CORRIA – dirigeant de la Blanchisserie de Paris

     

    Cyril Corria – crédit photo Vatel

    Cette acquisition de MB Blanchisserie marque une étape importante pour La Blanchisserie de Paris. Qu’est-ce qui vous a convaincu de franchir ce cap et de vous lancer dans cette première opération de croissance externe ?

    Nous sommes convaincus qu’il existe une autre alternative économique capable de résister aux différents groupes. Les PME disparaissent du paysage industriel de notre activité. Si nous n’unissons pas nos forces, nous ne résisterons pas aux géants de la profession. MB Blanchisserie porte les valeurs que nous défendons et nous considérons que son secteur est en évolution constante. Notre intérêt n’était que logique !

    MB Blanchisserie est une entreprise familiale, très attachée à ses valeurs et à son territoire. Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette structure, et en quoi partagez-vous une vision commune ?

    La simplicité, la réactivité et la vision sont les ingrédients qui nous ont séduits. Le rôle de la famille CANO dans la création, le partage et l’évolution de leur entreprise nous inscrit dans la continuité. Nous allons nous-même partager notre savoir-faire et permettre de trouver ensemble les meilleures performances.

    Avec cette reprise, quelles synergies concrètes envisagez-vous entre vos sites parisiens et le site de Brienon-sur-Armançon ? Formation, logistique, innovations techniques… sur quels leviers comptez-vous agir en priorité ?

    La remise à jour des secteurs clients est une priorité, l’évolution du secteur hébergement également et les performances énergétiques obligatoires. Ce qui nous permettra de proposer une offre complète sur le secteur du sud parisien mais aussi du côté de Troyes, Sens et Dijon.

    Vous avez souvent évoqué l’innovation, la performance énergétique et la RSE comme piliers de votre développement. Comment ces dimensions vont-elles s’exprimer dans cette nouvelle organisation élargie ?

    C’est notre point fort et nous allons le mettre en œuvre. Nous aimons les défis et nous aimons les partager. C’est pourquoi nous allons partir d’une page blanche pour reproduire notre ADN chez MB Blanchisserie. Nous restons persuadés que l’écologie, l’environnement et le social sont des éléments déterminants dans la réussite de notre vision. MB Blanchisserie va bénéficier des dernières innovations énergétiques et environnementales qui sont nécessaires aux développements de notre secteur.

    Après Grigny, Chilly et désormais Auxerre, quelle est la prochaine étape de votre feuille de route ? D’autres projets ou implantations sont-ils déjà à l’étude ?

    Nous avons effectivement d’autres projets qui s’écartent de plus en plus de la région parisienne. Les valeurs que nous portons séduisent et s’étendent. Nous sommes convaincus que c’est une nouvelle ère économique qui commence pour un environnement beaucoup plus équilibré, qui sera plus solide dans le temps ! Nous restons fidèles à nos valeurs et nous n’excluons pas la possibilité d’un regroupement également.

  • UBI Solutions accélère son développement

    UBI Solutions accélère son développement

    UBI Solutions, leader européen des solutions de traçabilité, constitue un nouveau tour de table de 70 M€ mené par RAISE Invest pour accélérer son développement.

    Après 17 années de forte croissance rentable et autofinancée, UBI Solutions accélère son développement avec une levée de 70M€ auprès de RAISE Invest, l’activité smid-cap du Groupe RAISE, qui devient actionnaire minoritaire aux côtés du fondateur majoritaire et de l’équipe dirigeante et sécurise par la même occasion un financement unitranche avec Eurazeo.

    Fondée en 2008 par Fabrice Zerah, UBI Solutions s’est imposé comme un leader européen de la traçabilité et des solutions RFID. L’entreprise conçoit et déploie des systèmes complets et autonomes – matériel, logiciel et services – qui permettent la gestion et le suivi d’actifs et d’objets pour une large diversité de clients et
    d’usages (linge et hôtellerie, industrie, collectivités, restauration, défense & aéronautique, etc.).

    Avec un chiffre d’affaires attendu de 30 M€ cette année, UBI Solutions connaît une croissance très soutenue, renforcée par quatre acquisitions stratégiques. Le groupe rassemble aujourd’hui près de 100 collaborateurs répartis dans six bureaux en France et accompagne plus de 400 clients dans plus de 50 pays. Grâce à un positionnement unique et à son offre clé-en-main intégrant matériel, logiciel et services, UBI Solutions se trouve idéalement placé pour consolider un marché encore fragmenté et poursuivre son expansion en France comme à l’international.


    Cette réorganisation du capital ouvre la voie à l’entrée de RAISE Invest en tant qu’investisseur minoritaire actif aux côtés du fondateur et de l’équipe dirigeante. UBI Solutions dispose désormais des moyens nécessaires pour accélérer sa trajectoire, consolider son secteur et s’imposer comme un acteur mondial de référence de l’Internet des objets. Plusieurs opérations de croissance externe sont d’ores et déjà à l’étude en France et à l’international. Fabrice Zerah, fondateur d’UBI Solutions commente : « Nous avons bâti un groupe solide, rentable et en croissance continue. L’arrivée de RAISE Invest à nos côtés marque une nouvelle étape : ensemble, nous voulons porter une grande ambition, accélérer notre expansion à l’international et saisir de nouvelles opportunités de croissance externe. Nous partageons une vision commune, fondée sur l’entrepreneuriat et les valeurs humaines, qui seront au cœur de cette nouvelle phase de développement. »
    Aymeric Marraud des Grottes, Partner de RAISE Invest ajoute : « Sous l’impulsion de Fabrice Zerah, UBI Solutions a connu une croissance remarquable grâce à une expertise et une culture tech & data forte ainsi qu’une équipe de management de grande qualité. Nous sommes très heureux de nous associer à eux pour conduire ce projet ambitieux et leur apporter notre expérience d’accompagnement des sociétés en forte croissance. »

    Source : communiqué de presse

  • Nominations au sein de l’Union des Industries Textiles et de son réseau

    Nominations au sein de l’Union des Industries Textiles et de son réseau

    Afin d’accompagner les mutations du textile français et de renforcer son organisation, l’Union des Industries Textiles (UIT) et Unitex annoncent les nominations de Pierric Chalvin au poste de Délégué Général de l’UIT et de Céline Pardon comme Secrétaire Générale d’Unitex.

    « Aujourd’hui, il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur une organisation solide et cohérente. Ces nominations renforcent notre capacité à accompagner efficacement les industriels du secteur textile, à anticiper les évolutions du marché et à défendre les intérêts d’une filière confrontée à de nombreux défis. »
    Olivier Ducatillion, Président de l’UIT et Olivier Balas, Vice Président de l’UIT et Président d’Unitex.

    ZOOM SUR PIERRIC CHALVIN
    Âgé de 56 ans, Pierric Chalvin est diplômé d’un Master en Droit Privé des Affaires de la Faculté de Droit Jean Moulin Lyon 3 et d’un Master Administration des Entreprises de l’IAE de Lyon.
    Après un début de carrière en tant que responsable juridique dans le secteur immobilier lyonnais, il prend la direction du Syndicat de l’Ennoblissement de la
    Région Rhône­Alpes, puis rejoint Unitex, l’organisation professionnelle textile d’Auvergne­Rhône­Alpes, en qualité de Délégué Général. Il exerce également les fonctions de Secrétaire Général de la Fédération de l’Ennoblissement Textile (FET) et de Secrétaire Général de l’Association des Industries Textiles de France (AITF), ex ­Association Première Vision.

    « Dans un contexte économique particulièrement tendu et sans aucune visibilité, nous devons mobiliser les responsables politiques et l’administration pour créer un environnement qui soit plus favorable à l’industrie textile française. La priorité pour nos entreprises est de retrouver des niveaux de commandes satisfaisants et d’obtenir des baisses de charges – notamment énergétiques ­ et un allègement des contraintes réglementaires et normatives qui les pénalisent fortement face à leurs concurrents internationaux ».

    Dans ses nouvelles fonctions, Pierric Chalvin assurera l’animation de l’UIT sous la présidence d’Olivier Ducatillion. Il sera notamment chargé de piloter le projet de
    simplification du réseau national de l’UIT, en étroite collaboration avec les fédérations sectorielles et les organisations professionnelles régionales. « Nous devons adapter notre organisation aux nouveaux défis auxquels sont confrontées les entreprises textiles françaises : transition environnementale, intégration des nouveaux outils digitaux, transmission des savoir­faire aux nouvelles générations, évolution des marchés exports dans un climat international bouleversé. »

    ZOOM SUR CÉLINE PARDON
    Âgée de 44 ans, Céline Pardon a construit un parcours riche de plus de 15 ans en entreprise avant de rejoindre Unitex. Elle est diplômée d’un Master 2 Communication et Technologies Numériques du CELSA ­ Sorbonne Université, école de référence en communication et en sciences humaines, en partenariat avec l’Ecole des Mines d’Alès. Ce diplôme vient compléter un DUT Information ­ Communication obtenu à l’Université Lyon 3 et une Maîtrise de Sciences et Techniques
    Presse et Communication de l’Université Jean Monnet.

    Elle débute sa carrière dans le secteur de la chimie, puis dans l’industrie automobile, avant de piloter la communication et les services généraux du groupe Firalp, ETI familiale spécialisée dans les travaux publics, où elle officie pendant 7 ans.
    En 2019, elle rejoint Unitex en tant que Responsable marketing et communication. Dans ce cadre, elle contribue activement à la visibilité et au rayonnement de la filière textile régionale. Depuis 2023, elle coordonne également le pôle communication national pour l’Union des Industries Textiles (UIT), renforçant la cohérence des actions de communication à l’échelle nationale. Sa nomination à la fonction de Secrétaire Générale marque une nouvelle étape dans son engagement au service de la filière textile et de ses acteurs, avec la volonté de continuer à fédérer et à promouvoir l’excellence industrielle de la région.

  • Mewa remporte le « SAP Innovation Award 2025 » pour son portail client numérique

    Mewa remporte le « SAP Innovation Award 2025 » pour son portail client numérique

    Le prestataire textile Mewa a remporté le « SAP Innovation Award 2025 » dans la catégorie « Customer Expérience » pour le développement d’applications de service innovantes. Sa solution intégrée d’automatisation des tickets, offrant aux clients une expérience utilisateur fluide et optimisée, a convaincu le jury de ce prestigieux concours. L’automatisation et la mise en œuvre ont été réalisées par Mewa en étroite collaboration avec le partenaire SAP Sybit.

    De gauche à droite, Ortwin Frille (collaborateur gestion des processus chez Mewa), Eric Rissler (chef de projet applications chez Mewa) et Markus Horvath (Sybit GmbH)

    Le prestataire textile Mewa a remporté le « SAP Innovation Award 2025 » dans la catégorie « Customer Expérience » pour le développement d’applications de service innovantes. Sa solution intégrée d’automatisation des tickets, offrant aux clients une expérience utilisateur fluide et optimisée, a convaincu le jury de ce prestigieux concours. L’automatisation et la mise en œuvre ont été réalisées par Mewa en étroite collaboration avec le partenaire SAP Sybit.

    Chaque année, Mewa traite les demandes de plus de 200 000 clients B2B à travers l’Europe. Cette gestion par e-mail ou téléphone est à la fois chronophage et gourmande en ressources. Afin de rendre les processus de service plus efficaces et plus transparents, le portail client numérique mymewa.com s’enrichit continuellement de nouvelles fonctionnalités en libre-service.

    La dernière innovation, récompensée par SAP à Madrid, propose un système automatisé de gestion des tickets. Celui-ci centralise toutes les demandes liées à la gestion complète de Mewa, comme les réassorts, les modifications ou la consultation du statut de livraison des vêtements de travail et des lavettes industrielles.

    Les services numériques libèrent du temps pour davantage de conseils personnalisés

    Le portail client et le système de tickets intégrés reposent sur SAP Commerce Cloud, SAP Sales Cloud, SAP Service Cloud et SAP ERP. Grâce à une automatisation intelligente, le temps de traitement par ticket est réduit d’environ 15 minutes en moyenne. Ce gain de temps précieux permet aux équipes de se concentrer davantage sur l’accompagnement personnalisé et de conseiller les clients sur des problématiques qualitatives.

    Outre ce service personnalisé, les clients profitent d’une transparence accrue grâce aux fonctionnalités numériques. Ils peuvent notamment gérer leur stock de vêtements 24 h/24 sur l’ensemble de leurs sites, consulter leurs factures et recevoir instantanément un retour dès le traitement de leur demande de service. Cette solution digitale contribue enfin à une démarche plus durable. L’utilisation du portail réduit en effet de manière significative la consommation de papier.

    Afin d’intégrer pleinement la voix du client, les applications ont été conçues en étroite collaboration avec des utilisateurs de terrain, notamment avec l’appui du comité consultatif des clients de Mewa. Des enquêtes régulières, ainsi que les indicateurs du Customer Loyalty Index, confirment que la satisfaction client s’est nettement améliorée suite à l’enrichissement de l’offre de services numériques.

    « Notre ambition est de rester au plus près de nos clients et de leur offrir un service d’excellence, fondé sur la confiance, la fiabilité et la qualité. »

    Rainer Monteaugudo Santí, Responsable du département Marketing Stratégique & Gestion des Produits

    Le contact en face à face reste essentiel dans le service client de Mewa

    « Notre ambition est de rester au plus près de nos clients et de leur offrir un service d’excellence, fondé sur la confiance, la fiabilité et la qualité », explique Rainer Monteaugudo Santí, responsable du département Marketing Stratégique & Gestion des Produits. « La digitalisation nous permet de poursuivre cet engagement, tout en renforçant l’efficacité et la transparence des échanges. Nous assurons ainsi la pérennité de notre service pour nos clients et nos collaborateurs. »

    Même à l’ère d’une dématérialisation croissante des services, Mewa continue de miser pleinement sur une relation client personnalisée. À tout moment, le prestataire de services textiles reste accessible par téléphone ou par e-mail. Sur le terrain, une équipe dédiée — composée de commerciaux, d’un service clients et d’agents de service qualifiés — assure l’accompagnement des clients. Les petites et moyennes entreprises bénéficient d’un suivi régional de proximité, tandis que les grands comptes, aux implantations nationales ou internationales, bénéficient d’un service client centralisé et coordonné.

  • Paul de Montclos a transmis la direction de Garnier Thiebaut à Nikita Mulard

    Paul de Montclos a transmis la direction de Garnier Thiebaut à Nikita Mulard

    En juillet 1995, Paul De Montclos arrive dans les Vosges pour un mandat de trois mois. Sa mission : organiser la fermeture de la société Garnier Thiebaut, entreprise textile fragilisée par la mondialisation. Mais pris de passion pour l’histoire de l’entreprise fondée en 1833, pour son savoir-faire d’exception et pour l’engagement de ses salariés, il décide de se battre pour préserver Garnier Thiebaut. Et ce qui devait être une mission temporaire se transforme alors en une aventure industrielle, humaine et entrepreneuriale de trente années. 

    Fin juillet 2025 et 30 ans après son arrivée, Paul de Montclos continue d’écrire l’histoire de l’entreprise en transmettant la direction de Garnier Thiebaut à Nikita Mulard. Avec cette nomination, le fabricant accueille un dirigeant dont le profil est parfaitement en phase avec les enjeux de l’entreprise : un parcours industriel solide, une vision stratégique et une sensibilité pour les maisons dotées d’une histoire riche. 

    Ingénieur de formation, Nikita Mulard a repris le chemin des études à 40 ans pour obtenir un Executive MBA à HEC. « Tombé par hasard dans l’industrie papetière, j’ai immédiatement  eu la fibre, notamment parce que j’ai eu la chance de côtoyer des gens passionnés par leur métier. Je retrouve ce même état d’esprit au sein de Garnier Thiebaut. » Fort d’un parcours solide dans l’industrie, Nikita Mulard a dirigé la Papeterie d’Arches dans les Vosges, plusieurs business à l’international et piloté différents projets avec succès.

    « De la balle de papier, à la bobine fille expédiée au client, ou du fil de chaine au produit fini confectionné, je perçois une proximité évidente entre ces deux industries. C’est le même fil rouge au bout du compte : servir le client avec ce même niveau d’exigence, en termes de qualité et de service. » 

    Nikita Mulard

    En novembre 2024, il rejoint l’entreprise vosgienne pour mener une transition opérationnelle aux côtés de Paul de Montclos. Cette phase d’intégration lui a permis de s’imprégner pleinement des spécificités industrielles et organisationnelles de Garnier Thiebaut et de rencontrer l’ensemble des équipes et partenaires. 

    Nikita Mulard souhaite orienter son action autour d’axes clés  : assurer la pérennité d’un outil historique, valoriser le territoire et accélérer le développement de la marque à l’international. 

    De son côté, Paul de Montclos, créatif et engagé, n’a jamais cessé d’inventer, de proposer, de s’impliquer. Il a mobilisé son entreprise dans des moments importants : incendie de Notre Dame, crise du Covid-19, guerre en Ukraine… Localement, il a toujours veillé à apporter son soutien aux initiatives culturelles, sportives ou solidaires, en mettant le savoir-faire de Garnier Thiebaut à leur service. 

    Son engagement a dépassé les murs de l’entreprise. Convaincu que l’avenir de l’industrie textile vosgienne, et plus largement française, repose sur l’engagement collectif et la solidarité, il a fondé successivement les labels Vosges terre textile et France terre textile. Il y invite les producteurs à mettre de côté leurs concurrences pour défendre ensemble la filière textile. 

  • TDV Industries dans la tourmente

    TDV Industries dans la tourmente

    TDV Industries, spécialiste des tissus techniques pour les vêtements de travail et de protection pour l’industrie, l’énergie, la construction et le militaire, fait face à des difficultés structurelles majeures, aggravées par la conjoncture économique défavorable en Europe et la concurrence asiatique. L’entreprise lavalloise
    envisage une cessation d’activité en 2026 et se donne 4 mois pour trouver des solutions de reprise pour le site et ses emplois.

    Après avoir investi près de 15M€ dans son outil industriel depuis 2015 et réalisé de nombreux efforts pour faire évoluer sa production, améliorer sa compétitivité et ses performances commerciales, TDV Industries demeure structurellement déficitaire. La société, qui réalise un chiffre d’affaires moyen de 30M€ sur ses marchés historiques (tissus en coton-polyester), n’est jamais parvenue à générer un flux d’exploitation positif ces 10 dernières années.

    Sans perspectives d’amélioration et pour cesser d’aggraver les pertes, la direction a engagé des discussions avec les représentants du personnel dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi pour accompagner au mieux ses 120 salariés. L’arrêt de la production étant envisagée début 2026, la direction se donne 4 mois pour rechercher en parallèle des solutions de reprise pour le site et un maximum de ses emplois.

    « Créée en 1867, TDV Industries est une usine historique de Laval, spécialisée dans les tissus techniques et fonctionnels. En plus de la conjoncture défavorable que nous connaissons tous, les difficultés structurelles du site ainsi que son faible niveau de production et les pertes qu’elle enregistre depuis plus de 10 ans ne permettent plus aujourd’hui d’assurer la continuité de la production. Cette situation n’est plus viable et c’est avec le cœur lourd que nous annonçons être contraints d’envisager la cessation d’activité en 2026. Pleinement conscients de la responsabilité sociale qui nous incombe, nous nous engageons à tout faire pour permettre à chacun de nos 120 collaborateurs de retrouver des perspectives d’emploi. Tout sera mis en œuvre pour les accompagner et les protéger au mieux, autour d’un dialogue constructif avec les représentants du personnel, dans l’intérêt de tous. Dans le même temps, nous souhaitons nous donner toutes les chances de réussite au cours des quatre prochains mois pour trouver des solutions de reprise, » assure la Direction.

    Un site industriel de 24 000 m2 surcapacitaire au regard de son activité et de son marché

    Comme tous les acteurs européens sur le marché textile, TDV Industries a été durement impacté ces dernières années par l’augmentation généralisée des coûts de production (matières premières, énergie, transport) et l’essor de la concurrence asiatique sur un marché européen de tissus techniques particulièrement exposé et en pleine mutation.
    Situé en bord de Mayenne, le site de production s’étend sur une superficie de plus de 24 000 m2. En 2024, l’usine a produit moins de 4 millions de mètres de tissus, soit 50% de sa capacité de production.

    Un positionnement historique en décalage avec l’évolution du marché mondial

    Aujourd’hui, 10 clients représentent près de 80% de son chiffre d’affaires. TDV Industries est fortement dépendant d’un portefeuille de clients restreint de confectionneurs français sur des marchés hyper concurrentiels souvent régis par les appels d’offres, par nature cycliques et incertains. L’essor de la concurrence asiatique dans la fabrication des vêtements de travail a par ailleurs renforcé la pression sur les prix.

    D’un point de vue technique, la spécialisation de TDV Industries dans les tissus coton-polyester (à 65% coton) se trouve également en décalage par rapport aux évolutions du marché du vêtement de travail. La demande internationale favorise de plus en plus les tissus constitués de fibres synthétiques mieux adaptés aux lavages intensifs à haute température (75°) notamment pour répondre aux attentes des loueurs de linge.

    De nombreux efforts réalisés pour redresser l’entreprise

    Avec ses équipes, TDV Industries a mis en place de nombreuses actions pour se redresser ces dernières années: redéploiement de l’activité (croissance externe en 2016, masques Covid en 2020-2022); redimensionnement de la production (arrêt en 2019 de l’activité filature trop exposée à la concurrence à bas prix) ; investissements dans la modernisation de l’outil industriel (15M€ sur 10 ans dont 7M€ ces 3 dernières années); tentative de diversification du portefeuille clients et plan d’optimisation des performances (achats, coûts, productivité) entre 2023 et 2024.
    Malgré ces nombreux efforts, l’usine demeure structurellement déficitaire et les prévisions indiquent que les pertes se poursuivront dans les années à venir.

    Une recherche de solutions de reprise pour le site et un maximum de ses emplois

    Devant les pertes projetées et en l’absence de viabilité économique et sociale, TDV Industries se voit contrainte d’envisager une cessation d’activité au premier trimestre 2026.
    Ce projet a été présenté aux représentants du personnel et sera discuté avec eux au cours des prochains mois pour proposer l’accompagnement le plus protecteur possible aux 120 collaborateurs du site dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi.
    En parallèle de ces discussions, l’usine se donne 4 mois pour poursuivre et intensifier la recherche de solutions de reprise. Parce que ce fleuron du textile lavallois ne doit pas disparaître, parce que derrière cette annonce, ce sont surtout des femmes et des hommes, des compétences et des passions qui risquent d’être emportés, nous adressons tout notre soutien et notre solidarité à toutes les équipes, aux familles, et à ceux qui se battent aujourd’hui pour trouver un avenir au site de Laval.
    Puissent les prochains mois permettre de trouver une solution de reprise et de préserver ce magnifique savoir-faire textile.


    À propos de TDV Industries

    Acteur majeur du vêtement de travail et du vêtement de protection en France, TDV Industries est implantée à Laval, en Mayenne. La société dispose d’un site de production d’environ 24 000 m2 et a produit environ 4 millions de mètres de tissu au cours de l’exercice 2024 pour un chiffre d’affaires de 37M€. TDV Industries compte 120 salariés.
    L’offre de TDV Industries s’articule autour d’une large gamme de tissus techniques, chacune adaptée à des usages professionnels précis :
    ▪  Les vêtements de travail adressés aux professionnels du bâtiment, de l’artisanat ou de l’industrie
    ▪  Les vêtements de protection : chaleur, flammes, projections chimiques ou de métal en fusion, décharges électrostatiques…
    ▪  Les vêtements tactiques pour répondre aux secteurs de la défense, de la sécurité et des services publics
    ▪  Gamme de tissus Koncept pour répondre aux exigences du secteur du luxe pour lequel TDV Industries assure des missions de sous-traitance

  • Georges installe à Rouen sa 8ème unité de production

    Georges installe à Rouen sa 8ème unité de production

    Le petit trublion de la blanchisserie n’en finit plus de grandir et poursuit son développement avec l’ouverture officielle de sa 8ème unité de production à Rouen, au cœur d’un territoire stratégique pour son maillage industriel.

    Implantée sur un site de 1 121m2, cette nouvelle unité répond à une ambition forte : accroître les capacités de production tout en renforçant la proximité avec les clients et partenaires de la région nord-ouest. « L’ouverture de cette unité à Rouen marque une étape clé dans notre plan de développement. Elle reflète notre volonté de rester agiles, proches du terrain et toujours plus engagés pour une production responsable », déclare Karine DA SILVA, Fondatrice et Présidente de Georges.

    Ce site représente également un levier d’emploi local, avec la création de 9 emplois directs dès juin 2025. D’ici la fin de l’année Georges ouvrira une nouvelle unité à Lille et observe avec intérêt certains pays frontaliers qui pourraient être intéressés par le modèle de l’entreprise – qui indéniablement a le vent en poupe !


    Georges est une blanchisserie industrielle spécialisée dans le nettoyage, l’entretien, la dépollution/décontamination et la gestion logistique des vêtements de travail et d’image.
    Il propose à ses clients une solution dédiée et globale qui s’appuie sur une logistique sur-mesure, un nettoyage performant et éco-responsable, et une traçabilité optimale grâce à l’application mobile myGeorges.
    > Création : en 2017
    > 8 sites en France : Avignon, Bordeaux, Lyon, Rennes, Nancy, Stain
    et Villebon en région parisienne, Rouen et Lille à la fin de l’année…
    > Effectif : 160 salariés
    > Chiffre d’affaires en 2024 : 10 millions d’euros
    > Vêtements lavés en 2024 : 1 600 000 vêtements
    > Les clients : SNCF, Air France, Dock du pétrole d’Ambès, Renault, JTEKT, Cargill, Eiffage énergie systèmes, Clemessy services, Notre Dame de Paris, Egger, Bouygues Energies & Services, Samat, Sodi, Jarnias…

  • Mewa lance une nouvelle gamme conçue spécialement pour les artisans

    Mewa lance une nouvelle gamme conçue spécialement pour les artisans

    Des vêtements de travail solides et résistants : Mewa a développé une nouvelle collection dédiée aux artisans. Les tenues Force Heavy Duty, Bodyforce et Dynamic Works allient robustesse exceptionnelle, durabilité accrue et résistance optimale aux sollicitations mécaniques les plus fortes.

    Le métier d’artisan requiert un engagement sans faille face à des conditions souvent exigeantes : matériaux lourds, environnements difficiles ou encore contraintes physiques intenses. Face à cette réalité, Mewa a développé une nouvelle collection de vêtements professionnels.  » Les tenues Force Heavy Duty, Bodyforce et Dynamic Works allient robustesse exceptionnelle, durabilité accrue et résistance optimale aux sollicitations mécaniques les plus fortes. Pensées pour le terrain, ces gammes se démarquent par des coupes ergonomiques, qui garantissent confort et liberté de mouvement, des couleurs modernes, mais aussi des détails fonctionnels directement inspirés des besoins quotidiens des professionnels.  » Comme l’ensemble de sa gamme, Mewa propose ces tenues dans le cadre d’un service de gestion complète.

    Des tenues pensées pour les artisans exigeants

    Les nouvelles collections de Mewa répondent aux besoins concrets de la pratique artisanale. Leur principal point fort réside dans leur concept de poches intelligentes. Les multiples compartiments à bouton-pression et fermetures éclair permettent de toujours garder à portée de main et en toute sécurité des outils ou un smartphone. Les fermetures éclair, équipées de tirettes ergonomiques, se manipulent aisément même avec des gants. Les coupes sportives et ergonomiques garantissent, quant à elle, une liberté de mouvement optimale, essentielle pour les gestes précis et répétitifs du métier. Grâce à leurs cols droits modernes, leurs passepoils réfléchissants décoratifs et une impression générale de robustesse, ces tenues confèrent une image à la fois professionnelle et dynamique.

    Force Heavy Duty : la collection robuste et modulable

    La collection Force Heavy Duty comprend une gamme complète de vestes de travail, pantalons, salopettes, gilets, chemises et bermudas, conçus pour être parfaitement combinables entre eux. Plusieurs variantes de couleurs sont proposées afin de refléter l’identité de chaque entreprise. Ce choix permet de composer des tenues personnalisées et cohérentes. Enfin, les zones particulièrement exposées à l’usure, comme les coudes et les genoux, bénéficient d’un renfort en Cordura.

    Bodyforce : la collection sportive, flexible et robuste

    La collection Bodyforce se distingue par sa coupe sportive et près du corps, réalisée dans un tissu robuste et extensible. Pantalons et vestes s’ajustent parfaitement aux mouvements grâce à des zones stretch stratégiquement placées au niveau des épaules, du dos, des genoux et des coudes. Les manches et genoux préformés assurent également un confort optimal. Pensée pour les professionnels très mobiles, cette gamme est idéale pour les artisans, les monteurs, les acteurs du bâtiment ou encore les opérateurs logistiques en entrepôt.

    Mewa Dynamic Works : la collection confortable, durable et moderne

    La collection Dynamic Works s’adresse aux professionnels actifs à la recherche d’un équipement fonctionnel et moderne. Vestes, pantalons de travail et salopettes affichent une coupe sportive pensée pour accompagner tous les mouvements avec un confort optimal. Très durable, cette gamme jeune séduit par son design contemporain. Elle allie performance et esthétique sur le chantier ou en atelier.  

    Source : communiqué de presse

  • Recyclage textile : premier marché test pour le recyclage d’effets militaires

    Recyclage textile : premier marché test pour le recyclage d’effets militaires

    Le ministère des Armées poursuit ses travaux visant à contribuer à l’émergence d’une filière industrielle française de recyclage des effets d’habillement des armées. À cet effet, un accord-cadre ayant pour objet une prestation de recyclage d’effets militaires et de confection de tours de cou à base de laine et de polyester recyclés a ainsi été notifié à un groupement d’entreprises le 14 août 2025.

    Cet accord-cadre de 3 ans bénéficie notamment aux entreprises du textile de la région Hauts-de-France, historiquement très investie dans ce secteur industriel, dont la démarche est appuyée par le conseil régional et son président, Monsieur Xavier Bertrand. Il vise à évaluer, dans un premier temps, le potentiel de développement de la filière, et constitue ainsi une première étape majeure, puisqu’il permet d’attester de la pertinence de la démarche initiée il y a 5 ans, de la viabilité économique d’un modèle véritablement circulaire de recyclage textile et de mobilisation des acteurs de la base industrielle de soutien de défense (BISD). « L’objectif est d’établir une consommation plus sobre et plus responsable des ressources dédiées à l’habillement des militaires français », précise le ministère des Armées.
    Quatre groupements momentanés d’entreprises se sont ainsi spécialement constitués pour répondre à cette consultation :
    DAGOBAIRE, basée à Toufflers dans le Nord
    UTEXBEL, société belge qui possède un site à Baiseux dans le Nord et un à Mouscron en Belgique (société titulaire du marché du tissage du treillis/BME)
    SMB BORD COTE, basée à Vindry-sur-Turdine dans le Rhône
    ABILIS basée à Paris avec exécution partagée entre Besançon dans le Doubs et Paris.

    Cet exemple contribue à démontrer que le groupement d’entreprises constitue une force pour les PME françaises leur permettant de proposer des offres souveraines adaptées aux besoins exprimés dans le cadre des procédures d’attribution de marchés publics.

    Le ministère des Armées  » incite les acteurs du secteur à continuer à s’investir avec force, pour poursuivre cette ambition concernant le recyclage textile. «  Parmi les mesures mises en place, il est désormais possible de réintégrer l’ensemble des effets du paquetage qui ne sont plus utilisés. La destruction des effets ne doit donc être envisagée qu’à titre exceptionnel. Les campagnes de destruction en cours feront l’objet d’un réexamen en opportunité à l’aune des principes fixés par la directive. Par ailleurs, le réemploi des effets et des équipements en bon état doit être recherché systématiquement sur la base des différentes pistes proposées dans la directive. Enfin, les articles textiles ne trouvant pas à être réemployés, seront recyclés dans le cadre d’un marché spécifique.
     » Ce soutien à l’émergence d’une filière industrielle de recyclage des effets militaires s’inscrit pleinement dans notre démarche de développement durable », indique le ministère des Armées.  » À plus long terme, le Commissariat des armées travaille sur la mise en place d’un marché national de recyclage en « boucle fermée » (d’environ 370 tonnes annuelles) qui permettra, via un accord-cadre pluriannuel, de mettre nos stocks d’effets usagés à disposition d’opérateurs privés qui les transformeraient et pourraient les faire entrer dans la composition d’articles neufs. «