En cause : des objectifs énergétiques jugés non seulement inatteignables… mais surtout inadaptés à la réalité des activités à forte intensité de process, comme la blanchisserie industrielle.
Une mobilisation rare… et révélatrice
Dans leur communiqué commun, les organisations dénoncent des « seuils inaccessibles » fixés par l’arrêté du 1er août 2025 . Le cadre est connu :
bâtiments tertiaires > 1 000 m² (bientôt 500 m²)
réduction de consommation de –40 % en 2030, –50 % en 2040, –60 % en 2050
Mais ce qui pose problème, ce n’est pas l’objectif. C’est la manière de le mesurer.
Le biais majeur : raisonner en m² pour une activité… qui fonctionne en tonnes
Le décret repose sur un indicateur simple : kWh/m²/an.
Or, dans une blanchisserie industrielle, ce ratio n’est pas le bon prisme. La fiche technique officielle du ministère le reconnaît elle-même : la consommation énergétique est directement corrélée… à la production de linge. « Une relation liant la consommation d’énergie […] à la production peut être mise en évidence ». Et cette relation est même quantifiée : Conso process = 1 127 × P (tonnes de linge traitées)
Autrement dit : plus une blanchisserie est performante et produit, plus elle consomme… mécaniquement.
On est donc face à un paradoxe structurel : le décret pénalise potentiellement les sites les plus productifs.
Une réalité énergétique très éloignée des seuils réglementaires
Le président de la FFPB, Olivier Risse, le souligne sans détour : « Le ministère a retenu la valeur de 547 kWh/m²/an, sachant que la moyenne se situe à environ 1200 kWh/m²/an »
La fiche ministérielle confirme implicitement cet écart.
Pour une blanchisserie “type” :
1 073 kWh/m²/an rien que pour le process lavage/séchage/finition
soit plus de 99 % de la consommation totale
À cela s’ajoutent :
éclairage
eau chaude sanitaire
CVC (relativement marginal)
Conclusion : la consommation d’un site de blanchisserie est massivement dominée par son activité industrielle, pas par son bâtiment.
Le point aveugle du décret : les “process”
C’est le cœur du recours. « La FFPB réclame l’exclusion des consommations “process de travail” » Et pour cause : dans une blanchisserie, le process représente quasi toute l’énergie consommée.
La fiche technique est explicite :
tunnels de lavage
séchoirs
calandres
chaudières
Ces équipements structurent la consommation énergétique (ex : tunnels à 89 kW de puissance unitaire, chaudière à 772 kW). Or, le décret les traite… comme un simple usage parmi d’autres.
Une mécanique qui ignore l’intensité d’usage
Autre point critique : l’intensité d’exploitation.
Le cadre réglementaire prévoit bien des modulations (heures d’ouverture, production), mais elles restent secondaires. Or, la réalité terrain est toute autre :
une blanchisserie peut fonctionner en 3×8, 6 jours sur 7
soit jusqu’à 7 488 heures annuelles
soit près de 3 fois plus que le référentiel standard.
Encore une fois, la performance opérationnelle devient un facteur… pénalisant.
Une transition énergétique… déjà engagée par le secteur
C’est là que le débat devient intéressant. Car contrairement à l’image parfois véhiculée, les blanchisseries ne partent pas de zéro.
La fiche identifie d’ailleurs plusieurs leviers déjà largement explorés par la profession :
récupération de chaleur sur process
optimisation des consommations d’eau
équipements plus performants
recours à des énergies alternatives (biogaz, etc.)
Autrement dit : le secteur travaille déjà sur son efficacité énergétique… là où ça compte vraiment.
Le vrai sujet : une erreur de classification
Au fond, le problème n’est pas technique. Il est structurel.
Le décret Éco Énergie Tertiaire traite les blanchisseries comme des bâtiments tertiaires alors qu’elles fonctionnent comme des outils industriels intensifs.
Cette ambiguïté produit un effet mécanique : une réglementation pensée pour des bureaux… appliquée à des usines.
Une question désormais centrale pour la filière
La décision du Conseil d’État sera déterminante.
Mais au-delà du contentieux, une question stratégique émerge pour la profession : faut-il continuer à intégrer la blanchisserie dans le périmètre tertiaire… ou reconnaître pleinement sa dimension industrielle dans les politiques énergétiques ?
Car derrière les seuils, c’est bien un modèle qui est en jeu : peut-on exiger une baisse uniforme de consommation… sans tenir compte de ce qui fait précisément l’activité ?
Décret Éco Énergie Tertiaire : comprendre le décalage en 5 points
Le décret Éco Énergie Tertiaire appliqué aux blanchisseries industrielles pose une question centrale : celle de l’adaptation des politiques énergétiques aux réalités des process.
1. Un indicateur mal calibré Le décret raisonne en kWh/m²/an, alors que la performance d’une blanchisserie dépend avant tout de sa production (tonnes de linge traitées).
2. Une consommation dominée par le process Dans une blanchisserie industrielle, jusqu’à 99 % de l’énergie est liée au lavage, séchage et finition . 👉 Le bâtiment (chauffage, éclairage) est marginal.
3. Une équation simple… mais ignorée La consommation suit une logique industrielle : 👉 1 127 kWh par tonne de linge traitée ➡️ Plus on produit, plus on consomme — mécaniquement.
4. Des objectifs décorrélés du terrain Le seuil cible évoqué (~547 kWh/m²/an) est deux fois inférieur aux moyennes observées dans le secteur. 👉 Même des sites performants risquent d’être non conformes.
5. Un risque paradoxal pour les acteurs engagés Des blanchisseries ayant investi (récupération de chaleur, optimisation eau/énergie…) pourraient être pénalisées malgré leurs efforts, faute de prise en compte du process.
L’ESAT Les Ateliers de Jemmapes, géré par l’association Entraide Union, assurera désormais l’entretien des vêtements professionnels et EPI des services de la Métropole du Grand Paris. Le contrat porte notamment sur l’entretien de vêtements professionnels et d’équipements de protection individuelle (EPI), ainsi que sur l’organisation logistique associée.
Entretien des vêtements professionnels et gestion logistique
La prestation comprend le nettoyage et l’entretien des vêtements professionnels utilisés par les services de la Métropole du Grand Paris, comme le détaille Matthieu Pasini, chargé de développement ESAT/EA pour l’Ile-de-France chez Entraide Union . Elle intègre également la gestion logistique du linge — collecte, livraison et mise à disposition de contenants adaptés — ainsi que la traçabilité des articles afin d’assurer un suivi précis des équipements.
Le marché prévoit par ailleurs la mise en œuvre d’une démarche écoresponsable portant sur les produits utilisés, la gestion des ressources et l’organisation des transports.
Une reconnaissance du savoir-faire des équipes
Pour les équipes des Ateliers de Jemmapes, ce contrat constitue une reconnaissance du savoir-faire développé au sein de l’ESAT dans le domaine de l’entretien textile. Les activités de blanchisserie représentent en effet un support de travail structurant dans certaines structures du secteur du travail protégé et adapté, permettant de développer des compétences techniques tout en répondant aux exigences croissantes des donneurs d’ordre.
Une évolution des pratiques d’achat public
L’attribution de ce marché s’inscrit dans un contexte plus large d’évolution des pratiques d’achat public. Elle illustre également une tendance où les dimensions sociales et environnementales prennent une place croissante aux côtés des critères économiques et techniques.
Dans ce contexte, certaines structures du secteur du travail protégé et adapté se positionnent désormais sur des prestations d’entretien textile de plus en plus structurées, y compris sur des segments exigeants comme les vêtements professionnels.
Dans la Drôme, l’ESAT de Saint-Donat-sur-l’Herbasse, géré par AÉSIO Santé, vient de lancer une activité de blanchisserie professionnelle. L’atelier, qui mobilise une douzaine de travailleurs en situation de handicap, assure désormais l’entretien du linge de deux établissements médico-sociaux du territoire.
Un atelier de blanchisserie pour diversifier les activités de l’ESAT
L’ESAT de Saint-Donat-sur-l’Herbasse accueille plus de 70 travailleurs en situation de handicap dans différents ateliers, notamment en plasturgie, conditionnement, menuiserie ou entretien des espaces verts.
Avec la création de cette activité blanchisserie, l’établissement élargit son offre et propose à une partie de ses usagers de nouvelles opportunités d’apprentissage. Douze travailleurs sont désormais mobilisés dans l’atelier pour assurer l’entretien du linge de deux foyers de vie accueillant environ 180 résidents.
Installée dans un local d’environ 200 m² situé à Peyrins, l’atelier est opérationnel depuis le 1er mars 2026. Il constitue à la fois un levier d’insertion pour les travailleurs en situation de handicap et une réponse à des besoins locaux en entretien du linge.la blanchisserie est équipée de matériels professionnels — laveuses, séchoirs, chariots à linge et outils de marquage — permettant d’assurer les différentes étapes du traitement du linge : lavage, séchage, tri et repassage. Les travailleurs sont formés à ces nouvelles tâches et accompagnés par des moniteurs d’atelier et des techniciens spécialisés.
Un projet soutenu par les acteurs publics
La mise en place de cette activité s’inscrit dans le cadre du plan de transformation des ESAT et a bénéficié du soutien de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que de la Mutualité Française.
Au-delà de l’investissement matériel, l’objectif est double : renforcer les parcours professionnels des travailleurs en situation de handicap et consolider le modèle économique de l’établissement grâce à la diversification de ses activités.
Un rôle croissant des ESAT dans les services de blanchisserie
Cette initiative illustre également la place croissante des structures du travail protégé dans certaines activités de services, dont l’entretien textile. Pour les établissements médico-sociaux, l’organisation de blanchisseries internes ou externalisées peut représenter un débouché professionnel structurant, tout en répondant à des besoins territoriaux spécifiques. Ce nouvel atelier constitue ainsi une étape supplémentaire dans la stratégie d’inclusion portée par AÉSIO Santé, qui vise à développer l’autonomie et l’insertion sociale des personnes accompagnées par le travail
Le groupe Elis publie des résultats annuels 2025 à un niveau historique. Avec un chiffre d’affaires proche de 4,8 milliards d’euros et des marges en progression, le spécialiste des services circulaires de location-entretien de textiles confirme la solidité de son modèle industriel. Au-delà de la performance financière, ces résultats illustrent aussi une tendance de fond du secteur : la progression continue de l’externalisation des services textiles par les entreprises.
Le groupe Elis a enregistré en 2025 un chiffre d’affaires de 4 796,8 millions d’euros, en progression de 4,9 % par rapport à 2024. À taux de change constant, la croissance atteint 5,5 %, dont 3,8 % de croissance organique, ce dernier point traduisant une dynamique de progression régulière, caractéristique d’un marché européen de la location-entretien textile désormais bien structuré et porté par la montée en puissance des services externalisés.
L’exercice se traduit également par des niveaux records pour la plupart des indicateurs financiers du groupe, confirmant la solidité de son modèle basé sur la location-entretien textile et les services d’hygiène.
Une rentabilité toujours élevée
L’EBITDA ajusté atteint 1 700,1 millions d’euros, en hausse de 5,6 %, avec une marge d’EBITDA de 35,4 % du chiffre d’affaires, en amélioration de 20 points de base. Le résultat net s’élève à 366,6 millions d’euros, en progression de 8,6 %, tandis que le résultat net courant atteint 467,3 millions d’euros, en hausse de 4,7 %. La génération de trésorerie reste solide avec un free cash-flow de 358,6 millions d’euros, en progression de 3,5 %.
Une structure financière qui se renforce
L’exercice 2025 confirme également la solidité financière du groupe. Le levier d’endettement est ramené à 1,75x fin 2025, contre 1,77x un an plus tôt. Dans un secteur industriel fortement capitalistique comme celui de la location-entretien textile, marqué par des investissements importants dans les outils de production et la logistique, ce niveau d’endettement traduit une structure financière particulièrement solide. Il offre au groupe des marges de manœuvre pour poursuivre ses investissements industriels et accompagner son développement sur ses différents marchés. Parallèlement, la structure financière du groupe continue de s’améliorer, avec un levier d’endettement ramené à 1,75x fin 2025, contre 1,77x un an plus tôt.
Externalisation du linge professionnel : une dynamique qui continue de porter le marché
Au-delà des performances financières, les résultats du groupe reflètent également une évolution structurelle du marché de l’entretien des textiles. Dans de nombreux secteurs — industrie, santé, commerce ou hôtellerie-restauration — les entreprises confient de plus en plus la gestion de leurs vêtements professionnels et de leur linge à des prestataires spécialisés. Cette externalisation s’inscrit dans un contexte où les exigences en matière d’hygiène, de traçabilité et de gestion logistique des textiles professionnels se renforcent. Pour les acteurs industriels de la filière, cette dynamique confirme le rôle stratégique des blanchisseries industrielles dans l’organisation des services aux entreprises, avec des solutions intégrées associant textile, maintenance et logistique.
Les vêtements professionnels comme moteur de croissance
Dans ce contexte, les vêtements professionnels apparaissent comme l’un des principaux moteurs de croissance du groupe. La demande reste particulièrement dynamique dans les secteurs industrie, commerce et services, où les entreprises privilégient de plus en plus des solutions complètes incluant fourniture, entretien et gestion du cycle de vie des textiles. L’activité liée à l’hôtellerie et à la restauration a également bénéficié d’une bonne dynamique touristique dans plusieurs régions européennes, contribuant à la progression globale du groupe.
France : un marché clé pour Elis
Sur son marché domestique, la France demeure l’un des piliers de l’activité du groupe. La croissance y est notamment soutenue par le développement des vêtements professionnels, ainsi que par une dynamique commerciale favorable dans plusieurs segments de clientèle. La diversification sectorielle du portefeuille clients permet par ailleurs d’atténuer les effets de conjoncture entre différents marchés, un facteur important dans un contexte économique européen contrasté.
Un programme de rachat d’actions en préparation
Fort de ces résultats, Elis prévoit la mise en place d’un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 500 millions d’euros en 2026. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’allocation du capital du groupe, qui vise à concilier investissements industriels, croissance et création de valeur pour les actionnaires. Pour 2026, Elis anticipe une nouvelle progression de ses indicateurs financiers, portée par la dynamique commerciale et par la poursuite de l’optimisation de ses opérations industrielles. Au-delà de la performance du groupe, ces résultats illustrent la solidité du modèle de la location-entretien textile et la place croissante des blanchisseries industrielles dans l’organisation des services aux entreprises. Dans un contexte d’exigences sanitaires et logistiques renforcées, l’externalisation de la gestion du linge professionnel continue en effet de s’imposer comme une solution de référence pour de nombreux secteurs d’activité.
TENDANCE
L’externalisation de la fonction linge confirme sa dynamique
Au-delà de la performance d’Elis, ces résultats confirment une tendance désormais bien installée dans le secteur de l’entretien des textiles professionnels : la progression de l’externalisation des services textiles par les entreprises et les collectivités.
Dans de nombreux secteurs — industrie, santé, commerce ou hôtellerie-restauration — la gestion des vêtements professionnels et du linge est de plus en plus confiée à des prestataires spécialisés.
Cette dynamique répond notamment aux exigences croissantes en matière d’hygiène, de traçabilité et d’organisation logistique des textiles professionnels, mais aussi à la recherche de solutions plus simples et plus sécurisées pour les entreprises clientes.
Dans ce contexte, le modèle de location-entretien textile porté par les blanchisseries industrielles continue de consolider sa place dans les services aux entreprises, avec des offres de plus en plus intégrées associant textile, maintenance et logistique.
ANALYSE
Location-entretien textile : la croissance passe désormais par la valeur
Avec 3,8 % de croissance organique en 2025, le groupe Elis s’inscrit dans une dynamique solide, mais caractéristique d’un marché européen de la location-entretien textile désormais bien structuré.
Dans les pays historiquement matures — notamment la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni — la gestion externalisée du linge et des vêtements professionnels est déjà largement installée dans les entreprises.
Dans ce contexte, la croissance repose moins sur la conquête de nouveaux marchés que sur plusieurs leviers :
gains de parts de marché,
extension des services proposés,
évolution des contrats clients,
optimisation industrielle.
Autrement dit, la progression du secteur est aujourd’hui davantage qualitative que volumique. Elle s’appuie sur la montée en gamme des services, les gains de productivité et la diversification des offres — notamment dans les solutions d’hygiène et les équipements associés.
Malgré un contexte économique parfois incertain, le secteur reste structurellement résilient : l’hygiène, les vêtements professionnels et la gestion du linge demeurent des fonctions essentielles pour de nombreux secteurs d’activité.
À l’approche de son cinquantième anniversaire, le fabricant espagnol de linge hôtelier Resuinsa affiche une dynamique solide. En 2025, l’entreprise dépasse les 51 millions d’euros de chiffre d’affaires, portée par son marché domestique et par la progression de ses activités à l’international.
Une croissance équilibrée entre Espagne et export
Le marché espagnol demeure le principal moteur de l’activité, représentant 60 % du chiffre d’affaires. Resuinsa y entretient de longue date des relations étroites avec les hôtels indépendants comme avec les grandes chaînes.
À l’international, qui génère désormais 40 % de l’activité, la croissance s’appuie largement sur le continent américain. Les États-Unis et l’Amérique latine concentrent à eux seuls 62 % des exportations, tandis que l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique représentent les 38 % restants.
La France s’impose comme un marché stratégique
En Europe, la France s’affirme comme un territoire de développement prioritaire. En 2025, elle devient le premier marché européen de Resuinsa après l’Espagne, avec une progression annuelle de 17 %.
Certaines zones enregistrent des hausses particulièrement marquées, notamment les Pyrénées-Atlantiques (+70 %), les Hauts-de-Seine (+76 %) et la Savoie (+38 %). Des performances qui confirment l’intérêt d’une stratégie de présence locale auprès des acteurs de l’hôtellerie.
L’expertise de l’hôtellerie espagnole comme levier
Cette dynamique s’appuie sur un savoir-faire construit au contact du marché hôtelier espagnol, considéré comme l’un des plus exigeants et compétitifs au monde.
Au fil des années, l’entreprise y a développé des processus industriels et des capacités de production adaptés aux standards élevés de l’hôtellerie internationale, un atout aujourd’hui mobilisé pour accompagner les projets d’établissements dans de nombreux pays.
Un double anniversaire pour le groupe
La croissance actuelle intervient dans un contexte symbolique pour l’entreprise : Resuinsa célèbre ses 50 ans, tandis que Resuinsa Group fête son centenaire.
Fondé en 1926, ce groupe textile familial est aujourd’hui présent dans plus de 150 pays et structuré autour de plusieurs marques complémentaires couvrant les différents segments du textile hôtelier et décoratif : Resuinsa, Resuinsa Home, Carmela Martí Decoración et Martí Linen.
Une organisation qui illustre la volonté du groupe de continuer à accompagner l’expansion de l’hôtellerie internationale, en développant des solutions textiles adaptées aux attentes des établissements comme à celles de leurs clients.
Découvertes à la fin des années 1940 et plus connues sous le nom de PFAS, parfois qualifiées de « polluants éternels », les substances per- et polyfluoroalkylées regroupent plusieurs milliers de composés chimiques utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur. De nombreux salariés sont ainsi exposés à ces composés, tout au long de leur cycle de vie, de leur production à leur élimination.
Même si les PFAS sont très médiatisés sur les volets environnemental et sanitaire, l’exposition professionnelle à ces substances est encore méconnue. C’est pourquoi l’Institut national de recherche et sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) vient de publier plusieurs articles présentant les résultats d’une enquête menée auprès d’établissements sur les PFAS, un état des connaissances sur leurs effets sur la santé et les perspectives de recherche en santé au travail.
En milieu professionnel, les salariés sont principalement exposés aux PFAS par inhalation de poussières, de gaz ou de vapeurs et dans une moindre mesure par ingestion. Certaines de ces substances présentent des effets toxiques avérés : immunotoxicité, perturbation endocrinienne, troubles neurodégénératifs, hépatotoxicité, reprotoxicité et effets cancérogènes. On les retrouve dans différents produits industriels et de consommation, et c’est un sujet d’actualité dans les blanchisseries industrielles et chez les fabricants textiles. Leur persistance dans l’environnement et dans l’organisme humain en fait aussi un sujet de préoccupation croissante en santé publique et au travail.
« À ce jour, l’exposition professionnelle aux PFAS est encore très peu documentée, les données existantes concernent les métiers les plus exposés, comme les pompiers, les salariés de la chimie produisant ou utilisant ces substances, de la métallurgie et du textile ainsi que les techniciens de fartage des skis, ou encore les salariés du secteur du recyclage des déchets. »
Myriam Ricaud, responsable du pôle risques chimiques à l’INRS.
Une enquête qui révèle des difficultés de repérage des PFAS en entreprise
Pour pallier ce manque de connaissances et renforcer la protection des travailleurs face à ces substances chimiques, une enquête nationale a été lancée en 2024 par l’INRS auprès d’établissements concernés par la fabrication et l’utilisation de PFAS ou le traitement de déchets en contenant. Elle visait principalement à identifier les secteurs d’activité utilisant les PFAS ; les substances, leurs utilisations et les procédés de fabrication concernés ; les produits de substitution ; le contexte d’exposition ; les démarches d’évaluation du risque, des expositions professionnelles et les mesures de prévention et de protection mises en œuvre.
Près de 900 entreprises ont répondu, dans des secteurs d’activité aussi variés que la fabrication de produits métalliques, l’industrie chimique, la fabrication de machines et équipements, la fabrication de produits en caoutchouc et plastique et la collecte et le traitement des déchets. « Même si les résultats ne sont pas extrapolables à l’ensemble des établissements ciblés, cette étude apporte des données utiles pour identifier où et comment des expositions professionnelles aux PFAS peuvent survenir », souligne Andrea Emili, responsable d’études à l’INRS.
Plus d’une entreprise sur deux se déclare « non concernée » par les PFAS
L’enquête montre que 51 % des répondants se déclarent « non concernés » par les PFAS, 32 % se disent « concernés » et 17 % « ne savent pas ». Cette incertitude s’explique notamment par la difficulté à identifier les PFAS dans les produits utilisés (comme l’absence de mention spécifique « PFAS » dans les fiches de données de sécurité) et par une méconnaissance du sujet, qui s’avère complexe en raison du nombre élevé de substances.
Les résultats du questionnaire montrent que, s’il y a bien une démarche d’évaluation du risque chimique mise en œuvre chez les répondants, dans la majorité des cas (92 %), elle n’est pas spécifique aux PFAS. Parmi les établissements réalisant une évaluation spécifique aux PFAS, environ 83 % déclarent le faire depuis moins de cinq ans. Seules 3 % des entreprises de la filière déchets réalisent des analyses de PFAS et 13 % envisagent de le faire prochainement.
LG Electronics USA , considéré comme l’un des acteurs du marché connaissant une des croissances les plus rapides sur le marché américain des blanchisseries commerciales, a annoncé l’ouverture du premier « Laundry Lounge powered by LG » à l’Université du Tennessee, à Knoxville.
Conçue pour simplifier la lessive tout en favorisant les échanges et la détente, cet espace ultramoderne transforme cette corvée en une expérience plus agréable et conviviale. Située dans la résidence Fred D. Brown, qui accueille 680 étudiants, cette blanchisserie entièrement repensée établit une nouvelle norme pour les établissements de ce type sur les campus universitaires.
Photo by Steven Bridges/University of Tennessee.
Ce projet pilote unique comprend 16 laveuses commerciales LG et 24 sécheuses commerciales LG haute performance. Conçu pour les étudiants, cet espace rénové va au-delà de la simple buanderie en offrant des équipements haut de gamme tels qu’un téléviseur OLED LG de 65 pouces, des moniteurs LG pour les jeux ou les études, et un purificateur d’air LG pour garantir un environnement sain et agréable. L’application pour smartphone Laundry Crew (de LG encore) permet aux étudiants de surveiller à distance leurs cycles de lessive depuis leur chambre ou leur salle de classe et de recevoir des notifications sur leur smartphone lorsque leurs vêtements sont prêts.
« Le Laundry Lounge, conçu par LG, témoigne de notre engagement à améliorer la vie étudiante en offrant aux étudiants une expérience unique qui transforme une corvée longue et fastidieuse en un moment agréable et rapide, parfaitement adapté à la vie en résidence », explique Kevin Jeong, président de la division électroménager de LG Electronics USA.
Photo by Steven Bridges/University of Tennessee.
Les machines du nouveau Laundry Lounge intègrent le moteur Inverter Direct Drive™ de LG, une innovation de pointe qui garantit des performances, une durabilité et une efficacité optimales. Elles sont également dotées du capteur gyroscopique 3D et du système d’équilibrage gyroscopique innovants de LG, qui contrôlent avec précision le mouvement du tambour afin de réduire les mouvements, les vibrations et le bruit parasites. Les laveuses et sécheuses commerciales de LG sont également équipées d’interfaces intuitives et faciles à utiliser, adaptées à tous les niveaux d’expérience, associées à des fonctionnalités intelligentes telles qu’une technologie de capteurs avancée conçue pour résoudre les problèmes courants comme l’utilisation excessive de détergent. Les étudiants présents à l’inauguration du salon de Brown Hall ont reçu gratuitement un sac à linge LG et de la lessive de la part de Procter & Gamble pour célébrer l’ouverture de ce nouvel espace.
Photo by Steven Bridges/University of Tennessee.
Le développement rapide des activités de blanchisserie commerciale de LG aux États-Unis renforce la position de LG en tant que marque d’électroménager la plus fiable et numéro un aux États-Unis. (Source : OpenBrand MindShare, AHAM Core 6, 2024-2025.)
Changer de nom n’est jamais un acte anodin dans la vie d’une entreprise. C’est un moment où l’on accepte de se regarder en face, de mesurer ce que l’on veut continuer à porter et ce qu’il est temps de transformer. Pour Initial Textile, désormais Netexial, cette évolution ne se résume pas à une nouvelle identité visuelle. Elle marque un repositionnement, une vision et une manière d’assumer plus clairement son rôle dans son secteur et dans son territoire. Nous avons rencontré l’équipe pour comprendre la logique derrière ce choix, la dynamique humaine qui l’accompagne et la trajectoire qu’il ouvre. Plus qu’un changement d’enseigne, c’est une histoire de sens, de projection et de responsabilité.
Début octobre 2025, H.I.G. Capital finalisait le rachat d’Initial Textile France. A peine deux mois plus tard, l’ancienne activité de Rentokil affichait fièrement son indépendance à travers une nouvelle identité : Netexial. Mais quelle a donc été la première question que s’est posée l’équipe quand il a été décidé de changer le nom de l’entreprise ? « En fait, il y en a 4 ! indique Laure Brutinaud, directrice marketing de Netexial et membre du CODIR : comment trouver un nom qui soit à la fois dans la continuité de notre histoire et de notre culture ? Car oui, on change d’identité mais nous voulons vraiment conserver ce qui fait la valeur de l’entreprise : les femmes et les hommes qui la composent, leur expertise et leur engagement… Puis, comment trouver un nom qui soit tourné vers l’avenir ? Et comment faire pour que cela soit facilement mémorisable et prononçable ? Et enfin, comment trouver un nom adapté à l’international ? » Des questions propres à ancrer une nouvelle identité sans dénaturer l’ADN de l’entreprise finalement. Et aussi une opportunité pour « marquer la prise d’indépendance suite au rachat d’Initial Textile France par HIG, souligner le renouveau, l’arrivée de nouveaux projets, d’une nouvelle ère », précise Thomas Goupil, directeur commercial et membre du COMEX.
Laure Brutinaud, directrice marketing de Netexial et membre du CODIR, et Thomas Goupil, directeur commercial et membre du COMEX.
Une nouvelle identité pour marquer son indépendance
Si on devait raconter ce rebranding non pas comme une décision stratégique, mais comme une histoire, le moment clé du récit serait-il celui de l’annonce officielle aux 2 500 collaborateurs ? « C’est un moment important, mais je dirais que c’est plutôt l’alignement parfait des remontées terrain qui a rendu cette nouvelle identité évidente », confie Thomas Goupil. Même si bien sûr, « il a fallu rassurer les équipes, expliquer, souligne Laure Brutinaud. Il y a eu un travail de co-construction conséquent en interne. Le fait d’impliquer tout le monde, y compris nos clients et nos fournisseurs, afin d’établir cette nouvelle identité, devrait contribuer à son appropriation. »
Un projet co-construit
Réfléchir à un nom, un logo, semble avoir été une véritable aventure collective, mais aussi une opportunité d’introspecter. « Notre premier constat était que nous ne sommes pas simplement un spécialiste de l’équipement de travail mais une vraie marque qui exprime son rôle dans la société. Nous souhaitions donc clarifier notre positionnement et l’affirmer avec notre nouvelle identité. Pour cela, nous avons travaillé avec l’agence de communication (NDLR : Publicis-Carré Noir) en favorisant une approche collaborative et de co-construction avec nos clients, les parties prenantes, nos collaborateurs sur l’ensemble du territoire… Nous les avons interrogés pour obtenir l’ADN de l’entreprise et capitaliser dessus, saisir leur vision de la société pour laquelle ils travaillent et l’ambition projetée », explique la directrice marketing. « Cette approche a permis de transcrire les remontées de l’intégralité de nos salariés, quelles que soient leurs fonctions. Nous sommes allés puiser l’information auprès d’eux. Nous avons découvert un incroyable alignement des valeurs dans l’entreprise, que même notre prestataire a souligné comme assez rare : expertise, savoir-faire, accompagnement au client – quelle que soit la fonction, le métier, le segment d’activité, quel que soit le lieu en France ! », s’exclame Thomas Goupil.
De ce travail ressort une colonne vertébrale en trois axes qui sonnent comme autant de messages clés unanimement partagés :
– Etre avant tout une entreprise de service, un partenaire-expert, pour qui l’équipement professionnel n’est pas une finalité mais un vecteur de performance, de confort et de confiance.
– Etre un acteur profondément responsable : le choix de la durabilité, bien avant que cela ne devienne une norme.
– Etre engagé dans la transformation, avec la notion d’innovation au service de l’usage et de l’expérience des clients.
« Dès lors, nous avons voulu mettre l’humain au cœur. Au sens du collaborateur d’abord – cela fait plus de 100 ans que nous avons développé un vrai savoir-faire textile : nous changeons de nom mais nous conservons notre expertise. On vient même la renforcer avec cette nouvelle identité et nos ambitions. Nous souhaitions aussi confirmer notre rôle de conseil, notamment sur la partie technique, normative. Notre discours n’était pas suffisamment mis à l’écrit, donc l’idée était d’accompagner et d’avoir une réelle prise de parole, surtout avec les enjeux qui se dessinent, y compris à l’international. Nous souhaitions bien entendu continuer à accompagner nos clients, notamment sur l’expertise des vêtements EPI, de la salle propre, là où il y a le plus besoin de conseils et de protection pour les hommes et les femmes, les produits », détaille Laure Brutinaud.
La suite s’est inscrite comme une évidence. Le travail de Publicis-Carré Noir a été de synthétiser toutes ces notions, ces valeurs, avec un cahier des charges clair. « On voulait un nom évocateur, simple, en un seul mot, adapté pour l’international et contemporain. »
Les yeux les plus aguerris auront sans doute cerné la symbolique dans la signification du nom, mais aussi du logo. « On retrouve le « NET » en référence à la propreté, mais aussi l’honnêteté, la confiance, la transparence. Le « TEX », revient plus sur l’aspect textile et de tech- dans laquelle on retrouve notre volonté d’innovation. Enfin, la sonorité « Next -IAL », au-delà du clin d’œil angliciste pour ouvrir sur le monde, souligne bien que nous sommes sur une continuité : les valeurs d’Initial, son ADN, l’engagement de ses équipes fortes d’un savoir-faire que nous souhaitons conserver. C’est une nouvelle page qui s’écrit dans la continuité et qui assied la conviction que pour bien protéger ceux que nous équipons, nous devons faire davantage que livrer et nettoyer. C’est notre volonté, animée par notre connaissance du terrain, notre capacité à proposer la solution la plus adaptée à chaque client. »
Une vision métier qui, en clair, s’ancre dans le conseil et l’expertise. Le logo pour sa part, aux inspirations « De Vinciennes », apporte lui aussi sa pierre à l’édifice : il remet l’humain au cœur, évoque l’humain augmenté, l’humain protégé, l’idée du prendre soin, d’un écosystème où tout est lié.
Une impulsion au service de la stratégie du groupe
Ce qui incarne particulièrement bien ce changement d’identité, « c’est la puissance du collectif », souligne Thomas Goupil. Concernant les attentes relatives au ressenti des clients face à ce nouveau nom, l’équipe espère insuffler avant tout « la confiance, la sérénité et l’envie ». « Nous espérons inspirer à nos clients l’envie de faire partie de l’aventure, en restant partenaire… ou en nous rejoignant ! », s’enthousiasme Laure Brutinaud. « La notion de confiance existe évidemment déjà mais va être renforcée avec cette nouvelle dynamique – même si on peut revendiquer un taux de fidélité de 95% », indique Thomas Goupil. « Ce taux de fidélité, dont nous sommes fiers, s’explique par la qualité de notre accompagnement, du démarrage à la mise en place, et surtout tout au long de notre prestation, au fil des besoins, des nouveaux métiers, des nouvelles normes. C’est notre mission ! », rappelle Laure Brutinaud.
A la question de savoir de quelle façon ce rebranding traduit la feuille de route, Thomas Goupil revient sur la stratégie et les ambitions de Netexial. « Cette indépendance va nous permettre d’accélérer notre développement. Au-delà du logo ou de la signalétique, ce qui va être perceptible par les clients dès à présent, c’est le nouveau Comex piloté par Fabrice Shoshany, qui devient président, et l’accélération sur notre plan stratégique. Parmi les piliers de ce plan, l’exigence en termes de qualité service, de qualité client, et l’amélioration du pilotage lié à ces sujets. Puis, la question de l’innovation bien sûr aussi – dès lors qu’elle est au bénéfice du client, à l’instar du déploiement de la traçabilité HF-UHF dont nous avons été précurseurs en 2017 et que, depuis, nous n’avons cessé de déployer avec de nouveaux services pour nos clients. »
L’ambition de grandir
Nous sommes à l’écoute de toutes les opportunités qui se présentent et correspondant à ce que l’on veut faire, pour choisir celles qui répondent à notre ambition : être un partenaire qui apporte expertise et conseil.
Thomas Goupil
Cette ambition induit de fait une logique d’investissement, que Thomas Goupil admet sans hésitation. « Au-delà des chiffres, il y a deux points essentiels : H.I.G. est un partenaire solide avec une expertise, un portefeuille d’entreprises conséquent et surtout bien accompagné pour se développer en Europe comme à l’international. C’est un gage de confiance ! Puis surtout, H.I.G. a « acheté » notre stratégie : il nous a même choisis pour cela. C’est pourquoi ils nous laissent une autonomie stratégique – c’est nous qui irons chercher les opportunités de croissance externe. C’est très plaisant d’avoir un partenaire, un investisseur, dans cet état d’esprit. » « Après la construction de notre site Cleanrooms à Douvrin, de 4 000m2 et à la pointe de la technologie, nous avons désormais la volonté de poursuivre et d’accélérer notre développement »,indique Laure Brutinaud.
Finalement, sur une projection à 10 ans, Netexial ambitionne « d’être identifié comme l’expert partenaire du vêtement et de la protection professionnels au travail, en France et ailleurs. »
Dans sa feuille de route, le spécialiste se voit bien en effet comme un acteur présent également en Europe, voire à l’international. « Nous sommes à l’écoute de toutes les opportunités qui se présentent et correspondant à ce que l’on veut faire pour choisir celles qui répondent à notre ambition : être un partenaire qui apporte expertise et conseil », explique Thomas Goupil. Quant à résumer la stratégie à venir en trois verbes d’action, « cela donnerait « conseiller, protéger, s’engager ». Et en une phrase ? « Nous savons qu’un équipement professionnel, c’est un métier à valoriser et un expert à respecter. »
Une identité attendue et très bien accueillie
Annoncés jeudi 20 novembre à l’ensemble des collaborateurs sur tout le territoire au même moment, dans chaque unité – un choix témoin de l’importance de la notion de proximité – le nouveau nom et la nouvelle identité graphique ont été l’occasion d’un moment festif, comme le souligne Thomas Goupil. « C’est une étape majeure. Les membres du COMEX et du Codir se sont déplacés sur l’ensemble des sites pour être proches des équipes. Tout au long du projet, nous les avons tenus informées. L’attente était forte, cette journée est une nouvelle page de notre histoire. C’est excitant ! »
Alors c’est vrai, un changement de nom ne suffit pas, à lui seul, à transformer une entreprise. Ce sont les gestes quotidiens, les engagements tenus, les décisions concrètes et les relations de confiance entretenues qui viennent lui donner consistance. À l’écoute des propos de l’équipe, on comprend que ce rebranding est moins une rupture qu’une affirmation d’indépendance, qu’un point d’appui pour aller plus loin, plus clairement, plus collectivement.
L’avenir dira ce que cette nouvelle identité permettra de construire, mais une chose est certaine : la direction assume une volonté d’évolution durable, partagée et visible. Ce qui se joue ici, c’est bien l’alignement entre ce que l’entreprise fait, ce qu’elle dit, et ce qu’elle souhaite devenir.
Fêter dix ans d’existence, c’est avant tout célébrer les femmes et les hommes qui ont bâti ce succès. Au GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé, les équipes sont au cœur de chaque réussite : leur engagement, leur savoir-faire et leur esprit collectif ont permis de doubler l’activité, de moderniser les process et d’offrir un service de qualité irréprochable aux adhérents, comme le souligne Marc Drezen, son directeur technique.
Marc Drezen : À l’origine, la Blanchisserie Toulousaine de Santé était la blanchisserie interne du CHU de Toulouse. En 2015, elle est devenue un groupement de coopération sanitaire (GCS) afin d’élargir son action à deux autres établissements. Ce statut nous permettait aussi d’autofinancer nos investissements et de conduire nos projets en autonomie. Dix ans plus tard, le bilan est très positif : nous avons créé 98 emplois et doublé notre activité, l’activité extérieure dépassant désormais celle du CHU.
Pourriez-vous nous donner quelques chiffres ?
Nous traitons en moyenne 27,2 tonnes de linge par jour pour 22 adhérents dans le Gers et la Haute-Garonne. Environ 60 % de ce volume concerne des établissements MCO, et 40 % des structures médico-sociales. Parmi ces dernières, 1,5 tonne correspond au linge des résidents, pour lequel un processus spécifique a été instauré en 2023, avec un projet d’automatisation en cours. Notre capacité de lavage, renforcée en 2024, nous permet ponctuellement d’atteindre 32 à 33 tonnes par jour, offrant une marge pour accompagner l’évolution des besoins de nos adhérents.
Comment expliquer ce succès ?
Il repose, bien sûr, sur la qualité du service rendu. Malgré une croissance d’activité soutenue, nous avons réussi à maintenir notre certification ISO 9001 tout au long de ces dix dernières années, ce qui témoigne de la rigueur et de la stabilité de nos process. Nous avons aussi su proposer un coût de revient adapté aux capacités financières de nos adhérents : nos tarifs n’ont augmenté que de 4 % en dix ans, alors même que l’inflation nationale s’élevait à 22,5 %. Mais surtout – et c’est le point le plus important – ce succès repose sur la mobilisation de nos équipes. Leur engagement quotidien a été déterminant : c’est avant tout une réussite collective.
Pourriez-vous détailler ce point ?
Nous comptons aujourd’hui 124 agents en blanchisserie comprenant la production, la maintenance, la logistique et l’administratif, dont 16 agents détachés dans les établissements pour gérer les stocks, les inventaires et les distributeurs automatiques de vêtements. Cette organisation nous garantit une maîtrise complète de la fonction linge et contribue directement à la qualité de service que nous offrons. Nos ressources humaines constituent donc, très clairement, notre capital le plus précieux, et nos relations sont fondées sur la confiance et la concertation. Conscients de la valeur de nos équipes, nous avons d’ailleurs toujours veillé à préserver leurs conditions de travail.
Pourriez-vous nous donner quelques exemples ?
Nous avons été le premier GCS à financer une mutuelle pour tous les agents, et proposons des plannings adaptés pour concilier vie professionnelle et vie personnelle. Nous sommes particulièrement attentifs aux situations sociales complexes, comme les parents isolés, dont nous cherchons à faciliter l’organisation quotidienne. Ces efforts se traduisent par un taux d’absentéisme de seulement 4 %, ce qui est remarquablement bas dans notre secteur. Et la réputation positive de nos conditions de travail fait son effet : nous recevons très régulièrement des candidatures spontanées.
Vous accordez également une grande importance à la valorisation de l’engagement de vos agents…
Le GCS est organisé en douze processus, chacun piloté par un cadre formé et promu en interne, et affichant une ancienneté moyenne de quinze ans. Cette stabilité explique notre très faible turn-over et garantit une fiabilité essentielle. Nos encadrants connaissent parfaitement l’établissement et ses enjeux, ce qui est crucial pour la plus grande blanchisserie publique du Sud-Ouest. L’expertise et l’ancrage de nos équipes constituent donc un véritable atout stratégique. Pour les remercier, nous organiserons le 12 décembre 2025 une soirée anniversaire des 10 ans du GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé afin de célébrer nos réussites. Ce sera aussi l’occasion de découvrir un reportage vidéo retraçant cette aventure collective.
Comment voyez-vous les dix prochaines années ?
Nous souhaitons poursuivre le développement de notre capacité d’autofinancement afin d’accompagner les évolutions du secteur. Nous comptons, notamment, renforcer notre engagement environnemental. Nous avons déjà été pionniers en utilisant la vapeur produite par l’incinérateur du Mirail pour laver et sécher le linge, sans recours aux énergies fossiles, et nous envisageons désormais d’investir dans des dispositifs de recyclage énergétique pour diminuer encore notre impact. Par ailleurs, face à une automatisation qui progresse, nous projetons d’acquérir des robots pour le tri du linge sale et l’engagement des éponges, afin de continuer à diminuer la pénibilité au travail pour nos agents. Ces projets nécessitent une capacité d’investissement solide, dont nous disposons et que nous souhaitons pérenniser. Le statut de GCS s’avère ainsi idéal pour conjuguer autonomie et agilité, et atteindre la performance économique.
Propos recueillis par Joëlle Hayek – article paru dans Hospitalia (déc. 2025)
Le prestataire de services textiles Mewa poursuit sa stratégie de croissance en Europe. En 2025, l’entreprise a concentré ses efforts sur l’élargissement de ses zones de service en France. En complément de l’axe déjà établi entre Le Havre et Grenoble, Mewa accompagnera désormais également ses clients dans de nouvelles régions.
« Nous avons considérablement renforcé notre offre de services pour les vêtements de travail dans le Sud-Est ainsi que dans l’Ouest. Nous répondons ainsi à la demande croissante de nos clients français pour des solutions textiles professionnelles et durables ».
Télesphore Loréal, directeur de Mewa France
Le suivi des clients français s’appuie actuellement sur huit sites : Binche (Liège) pour le Nord et la Belgique, Géménos (Marseille) pour le Sud-Est, Lespinasse (Toulouse) pour le Sud-Ouest, Avermes (Moulins sur Allier) pour le Centre, Rémy (Compiègne) de la Normandie à la Champagne, Saarlouis (pour l’Est), Spay (Le Mans) pour l’Ouest et Toussieu (Lyon) pour la région Rhône-Alpes. Depuis ces implantations, Mewa conduit de manière méthodique le développement de ses zones de service en France.
Croissance durable en France
Deuxième marché d’Europe après l’Allemagne, la France est aujourd’hui le marché affichant la plus forte croissance pour Mewa. Le prestataire de services textiles y poursuit une stratégie d’expansion à long terme, centrée sur une croissance durable et organique. Active en France depuis presque 50 ans, la société Mewa compte aujourd’hui plus de 26 000 clients. Ses 356 collaborateurs accompagnent aussi bien des entreprises industrielles de taille moyenne et grande que de petites structures, telles que des ateliers automobiles ou des artisans. En 2024, les sites français ont généré un chiffre d’affaires de 88 millions d’euros. Chaque année, Mewa lave pour ses clients les vêtements de travail de plus d’1.2 millions de porteurs et 180 millions de lavettes réutilisables.
Gestion complète pour les vêtements professionnels : durable, efficace, flexible
L’offre de services de Mewa dépasse largement la simple fourniture de vêtements professionnels. Dans le cadre de sa gestion complète et durable, l’entreprise prend en charge l’intégralité de l’entretien, de la maintenance et de la logistique – du lavage aux réparations et remplacements, en passant par la collecte et la livraison. Ce concept de service allège non seulement la charge organisationnelle des clients, mais permet également de réduire les coûts initiaux liés aux acquisitions. Fort de son expertise, Mewa accompagne ses clients dès le choix des vêtements de travail et les conseille dans la mise en place d’une charte couleur conforme à leur identité visuelle (CI). Tous les processus respectent des normes certifiées en matière d’hygiène et de qualité et sont conçus pour être particulièrement respectueux des ressources. La boutique en ligne interne de Mewa propose également une large gamme de produits complémentaires, allant des gants de protection et chaussures de sécurité aux articles d’hygiène et de protection.