Catégorie : Business

  • TDV Industries dans la tourmente

    TDV Industries dans la tourmente

    TDV Industries, spécialiste des tissus techniques pour les vêtements de travail et de protection pour l’industrie, l’énergie, la construction et le militaire, fait face à des difficultés structurelles majeures, aggravées par la conjoncture économique défavorable en Europe et la concurrence asiatique. L’entreprise lavalloise
    envisage une cessation d’activité en 2026 et se donne 4 mois pour trouver des solutions de reprise pour le site et ses emplois.

    Après avoir investi près de 15M€ dans son outil industriel depuis 2015 et réalisé de nombreux efforts pour faire évoluer sa production, améliorer sa compétitivité et ses performances commerciales, TDV Industries demeure structurellement déficitaire. La société, qui réalise un chiffre d’affaires moyen de 30M€ sur ses marchés historiques (tissus en coton-polyester), n’est jamais parvenue à générer un flux d’exploitation positif ces 10 dernières années.

    Sans perspectives d’amélioration et pour cesser d’aggraver les pertes, la direction a engagé des discussions avec les représentants du personnel dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi pour accompagner au mieux ses 120 salariés. L’arrêt de la production étant envisagée début 2026, la direction se donne 4 mois pour rechercher en parallèle des solutions de reprise pour le site et un maximum de ses emplois.

    « Créée en 1867, TDV Industries est une usine historique de Laval, spécialisée dans les tissus techniques et fonctionnels. En plus de la conjoncture défavorable que nous connaissons tous, les difficultés structurelles du site ainsi que son faible niveau de production et les pertes qu’elle enregistre depuis plus de 10 ans ne permettent plus aujourd’hui d’assurer la continuité de la production. Cette situation n’est plus viable et c’est avec le cœur lourd que nous annonçons être contraints d’envisager la cessation d’activité en 2026. Pleinement conscients de la responsabilité sociale qui nous incombe, nous nous engageons à tout faire pour permettre à chacun de nos 120 collaborateurs de retrouver des perspectives d’emploi. Tout sera mis en œuvre pour les accompagner et les protéger au mieux, autour d’un dialogue constructif avec les représentants du personnel, dans l’intérêt de tous. Dans le même temps, nous souhaitons nous donner toutes les chances de réussite au cours des quatre prochains mois pour trouver des solutions de reprise, » assure la Direction.

    Un site industriel de 24 000 m2 surcapacitaire au regard de son activité et de son marché

    Comme tous les acteurs européens sur le marché textile, TDV Industries a été durement impacté ces dernières années par l’augmentation généralisée des coûts de production (matières premières, énergie, transport) et l’essor de la concurrence asiatique sur un marché européen de tissus techniques particulièrement exposé et en pleine mutation.
    Situé en bord de Mayenne, le site de production s’étend sur une superficie de plus de 24 000 m2. En 2024, l’usine a produit moins de 4 millions de mètres de tissus, soit 50% de sa capacité de production.

    Un positionnement historique en décalage avec l’évolution du marché mondial

    Aujourd’hui, 10 clients représentent près de 80% de son chiffre d’affaires. TDV Industries est fortement dépendant d’un portefeuille de clients restreint de confectionneurs français sur des marchés hyper concurrentiels souvent régis par les appels d’offres, par nature cycliques et incertains. L’essor de la concurrence asiatique dans la fabrication des vêtements de travail a par ailleurs renforcé la pression sur les prix.

    D’un point de vue technique, la spécialisation de TDV Industries dans les tissus coton-polyester (à 65% coton) se trouve également en décalage par rapport aux évolutions du marché du vêtement de travail. La demande internationale favorise de plus en plus les tissus constitués de fibres synthétiques mieux adaptés aux lavages intensifs à haute température (75°) notamment pour répondre aux attentes des loueurs de linge.

    De nombreux efforts réalisés pour redresser l’entreprise

    Avec ses équipes, TDV Industries a mis en place de nombreuses actions pour se redresser ces dernières années: redéploiement de l’activité (croissance externe en 2016, masques Covid en 2020-2022); redimensionnement de la production (arrêt en 2019 de l’activité filature trop exposée à la concurrence à bas prix) ; investissements dans la modernisation de l’outil industriel (15M€ sur 10 ans dont 7M€ ces 3 dernières années); tentative de diversification du portefeuille clients et plan d’optimisation des performances (achats, coûts, productivité) entre 2023 et 2024.
    Malgré ces nombreux efforts, l’usine demeure structurellement déficitaire et les prévisions indiquent que les pertes se poursuivront dans les années à venir.

    Une recherche de solutions de reprise pour le site et un maximum de ses emplois

    Devant les pertes projetées et en l’absence de viabilité économique et sociale, TDV Industries se voit contrainte d’envisager une cessation d’activité au premier trimestre 2026.
    Ce projet a été présenté aux représentants du personnel et sera discuté avec eux au cours des prochains mois pour proposer l’accompagnement le plus protecteur possible aux 120 collaborateurs du site dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi.
    En parallèle de ces discussions, l’usine se donne 4 mois pour poursuivre et intensifier la recherche de solutions de reprise. Parce que ce fleuron du textile lavallois ne doit pas disparaître, parce que derrière cette annonce, ce sont surtout des femmes et des hommes, des compétences et des passions qui risquent d’être emportés, nous adressons tout notre soutien et notre solidarité à toutes les équipes, aux familles, et à ceux qui se battent aujourd’hui pour trouver un avenir au site de Laval.
    Puissent les prochains mois permettre de trouver une solution de reprise et de préserver ce magnifique savoir-faire textile.


    À propos de TDV Industries

    Acteur majeur du vêtement de travail et du vêtement de protection en France, TDV Industries est implantée à Laval, en Mayenne. La société dispose d’un site de production d’environ 24 000 m2 et a produit environ 4 millions de mètres de tissu au cours de l’exercice 2024 pour un chiffre d’affaires de 37M€. TDV Industries compte 120 salariés.
    L’offre de TDV Industries s’articule autour d’une large gamme de tissus techniques, chacune adaptée à des usages professionnels précis :
    ▪  Les vêtements de travail adressés aux professionnels du bâtiment, de l’artisanat ou de l’industrie
    ▪  Les vêtements de protection : chaleur, flammes, projections chimiques ou de métal en fusion, décharges électrostatiques…
    ▪  Les vêtements tactiques pour répondre aux secteurs de la défense, de la sécurité et des services publics
    ▪  Gamme de tissus Koncept pour répondre aux exigences du secteur du luxe pour lequel TDV Industries assure des missions de sous-traitance

  • Alliance Laundry Systems bientôt en Bourse

    Alliance Laundry Systems bientôt en Bourse

    Alliance Laundry Systems a déposé une déclaration d’enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission américaine pour un projet d’offre publique initiale de ses actions ordinaires, selon un communiqué de l’entreprise. Le fabricant d’équipements de blanchisserie commerciale, qui revendique 40% du marché nord-américain, a l’intention d’inscrire ses actions à la Bourse de New York sous le symbole boursier « ALH ».

    Alliance Laundry a par ailleurs annoncé une progression de près de 15 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2025, un bond à 836,8 millions de dollars sur le premier semestre, contre 729 millions un an plus tôt, selon les documents déposés vendredi pour son introduction en bourse (IPO) aux États-Unis. Le fabricant entend donc profiter d’un marché des introductions en bourse particulièrement dynamique ! Les introductions en bourse américaines connaissent en effet un regain en ce début d’automne, les investisseurs semblant ignorer les incertitudes persistantes liées aux droits de douane, alors que les marchés actions atteignent des sommets historiques. Ce projet de cotation marque en tout cas un véritable changement de stratégie pour BDT & MSD Partners, la banque d’affaires détentrice d’Alliance, qui envisageait encore l’an dernier une vente de cette société fondée il y a 117 ans.

    Le choix de la transparence

    Alliance n’a pas manqué de souligner dans son dossier les difficultés liées aux barrières commerciales, précisant que les prix des matières premières telles que l’acier et l’aluminium ont connu de fortes fluctuations ces dernières années. Et si son chiffre d’affaires est en hausse, son bénéfice, en revanche, a reculé à 48,3 millions de dollars, contre 67,6 millions.

    Alliance Laundry Systems opère en tant que fournisseur d’équipements de blanchisserie commerciale avec les marques Speed Queen, UniMac, Huebsch, Primus et IPSO. L’entreprise dessert plus de 150 pays grâce à un réseau mondial de distributeurs et emploie plus de 4.000 personnes.

  • Georges installe à Rouen sa 8ème unité de production

    Georges installe à Rouen sa 8ème unité de production

    Le petit trublion de la blanchisserie n’en finit plus de grandir et poursuit son développement avec l’ouverture officielle de sa 8ème unité de production à Rouen, au cœur d’un territoire stratégique pour son maillage industriel.

    Implantée sur un site de 1 121m2, cette nouvelle unité répond à une ambition forte : accroître les capacités de production tout en renforçant la proximité avec les clients et partenaires de la région nord-ouest. « L’ouverture de cette unité à Rouen marque une étape clé dans notre plan de développement. Elle reflète notre volonté de rester agiles, proches du terrain et toujours plus engagés pour une production responsable », déclare Karine DA SILVA, Fondatrice et Présidente de Georges.

    Ce site représente également un levier d’emploi local, avec la création de 9 emplois directs dès juin 2025. D’ici la fin de l’année Georges ouvrira une nouvelle unité à Lille et observe avec intérêt certains pays frontaliers qui pourraient être intéressés par le modèle de l’entreprise – qui indéniablement a le vent en poupe !


    Georges est une blanchisserie industrielle spécialisée dans le nettoyage, l’entretien, la dépollution/décontamination et la gestion logistique des vêtements de travail et d’image.
    Il propose à ses clients une solution dédiée et globale qui s’appuie sur une logistique sur-mesure, un nettoyage performant et éco-responsable, et une traçabilité optimale grâce à l’application mobile myGeorges.
    > Création : en 2017
    > 8 sites en France : Avignon, Bordeaux, Lyon, Rennes, Nancy, Stain
    et Villebon en région parisienne, Rouen et Lille à la fin de l’année…
    > Effectif : 160 salariés
    > Chiffre d’affaires en 2024 : 10 millions d’euros
    > Vêtements lavés en 2024 : 1 600 000 vêtements
    > Les clients : SNCF, Air France, Dock du pétrole d’Ambès, Renault, JTEKT, Cargill, Eiffage énergie systèmes, Clemessy services, Notre Dame de Paris, Egger, Bouygues Energies & Services, Samat, Sodi, Jarnias…

  • Recyclage textile : premier marché test pour le recyclage d’effets militaires

    Recyclage textile : premier marché test pour le recyclage d’effets militaires

    Le ministère des Armées poursuit ses travaux visant à contribuer à l’émergence d’une filière industrielle française de recyclage des effets d’habillement des armées. À cet effet, un accord-cadre ayant pour objet une prestation de recyclage d’effets militaires et de confection de tours de cou à base de laine et de polyester recyclés a ainsi été notifié à un groupement d’entreprises le 14 août 2025.

    Cet accord-cadre de 3 ans bénéficie notamment aux entreprises du textile de la région Hauts-de-France, historiquement très investie dans ce secteur industriel, dont la démarche est appuyée par le conseil régional et son président, Monsieur Xavier Bertrand. Il vise à évaluer, dans un premier temps, le potentiel de développement de la filière, et constitue ainsi une première étape majeure, puisqu’il permet d’attester de la pertinence de la démarche initiée il y a 5 ans, de la viabilité économique d’un modèle véritablement circulaire de recyclage textile et de mobilisation des acteurs de la base industrielle de soutien de défense (BISD). « L’objectif est d’établir une consommation plus sobre et plus responsable des ressources dédiées à l’habillement des militaires français », précise le ministère des Armées.
    Quatre groupements momentanés d’entreprises se sont ainsi spécialement constitués pour répondre à cette consultation :
    DAGOBAIRE, basée à Toufflers dans le Nord
    UTEXBEL, société belge qui possède un site à Baiseux dans le Nord et un à Mouscron en Belgique (société titulaire du marché du tissage du treillis/BME)
    SMB BORD COTE, basée à Vindry-sur-Turdine dans le Rhône
    ABILIS basée à Paris avec exécution partagée entre Besançon dans le Doubs et Paris.

    Cet exemple contribue à démontrer que le groupement d’entreprises constitue une force pour les PME françaises leur permettant de proposer des offres souveraines adaptées aux besoins exprimés dans le cadre des procédures d’attribution de marchés publics.

    Le ministère des Armées  » incite les acteurs du secteur à continuer à s’investir avec force, pour poursuivre cette ambition concernant le recyclage textile. «  Parmi les mesures mises en place, il est désormais possible de réintégrer l’ensemble des effets du paquetage qui ne sont plus utilisés. La destruction des effets ne doit donc être envisagée qu’à titre exceptionnel. Les campagnes de destruction en cours feront l’objet d’un réexamen en opportunité à l’aune des principes fixés par la directive. Par ailleurs, le réemploi des effets et des équipements en bon état doit être recherché systématiquement sur la base des différentes pistes proposées dans la directive. Enfin, les articles textiles ne trouvant pas à être réemployés, seront recyclés dans le cadre d’un marché spécifique.
     » Ce soutien à l’émergence d’une filière industrielle de recyclage des effets militaires s’inscrit pleinement dans notre démarche de développement durable », indique le ministère des Armées.  » À plus long terme, le Commissariat des armées travaille sur la mise en place d’un marché national de recyclage en « boucle fermée » (d’environ 370 tonnes annuelles) qui permettra, via un accord-cadre pluriannuel, de mettre nos stocks d’effets usagés à disposition d’opérateurs privés qui les transformeraient et pourraient les faire entrer dans la composition d’articles neufs. « 

  • GPO renforce sa place de N°1 du marché français

    GPO renforce sa place de N°1 du marché français

    Groupe Paredes Orapi (GPO) N°1 de l’hygiène professionnelle en France (350 M€ de CA en 2024) annonce avoir fait fin juillet 2025 l’acquisition des sociétés Toussaint France (25 M€ de CA) et Toussaint Luxembourg (5 M€ de de CA). Ce rachat réalisé dans le cadre de son plan stratégique« GPON°1 ! », permet à l’ETI lyonnaise de conforter sa place de N°1 sur le marché français et de conquérir la position de N°2 d’un marché luxembourgeois en plein essor.

    À la suite de négociations exclusives, Groupe Paredes Orapi annonce avoir fait l’acquisition des filiales française et luxembourgeoise du groupe allemand Toussaint GmbH, représentant un chiffre d’affaires total de 30 millions d’euros.

    Fondé en 1942 à Villeurbanne près de Lyon, le Groupe Paredes Orapi est une entreprise familiale au capital 100% français, proposant une gamme complète de solutions d’hygiène et de protection professionnelles. GPO offre à ses 50 000 clients en France un modèle unique d’« industributeur© » : à la fois industriel/producteur en propre et distributeur de marques partenaires. Cela lui permet de conjuguer la maîtrise de toute la chaîne de valeur avec une sécurité accrue sur l’approvisionnement de ses clients.

    Créées par le groupe allemand Toussaint GmbH (Toussaint France en 1982 et Toussaint Luxembourg en 2006), ces deux sociétés rachetées sont reconnues pour l’excellence de leur service aux clients et l’engagement de leurs équipes. Elles ont été développées avec succès pendant 40 ans par la famille Jarolimeck, avec à leur tête la Directrice Générale, Liane Jarolimeck.
    Comptant une centaine de collaborateurs, ces deux sociétés détiennent des positions fortes dans le Grand Est, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand-Duché du Luxembourg, grâce à leurs 5 sites logistiques et des équipes expérimentées et performantes.

    GPO, déjà implanté dans ces régions grâce à ses réseaux spécialisés (Paredes pour la Santé, l’Industrie et les Entreprises de propreté et Orapi Hygiène pour les Collectivités, les Horeca et les Loisirs) fera cohabiter ces derniers avec le réseau Toussaint France, qui continuera dans sa volonté d’innover sur le marché avec de nouvelles technologies, par exemple en proposant la gamme robotique la plus large du marché et en se concentrant sur des gammes premium à forte valeur technologique.

    La clientèle ciblée souhaite bénéficier d’un service 100 % intégré — logistique, technique et commercial — qui constitue une force unique sur le marché. Aujourd’hui Toussaint, avec leur « centre d’innovation » unique sur le marché français, répond parfaitement à cette clientèle. Par ailleurs, afin d’assurer la continuité de service et l’accompagnement client, la marque et le nom Toussaint en France et Redelux au Luxembourg seront conservés, et l’entité restera commercialement très autonome au sein de GPO. Les effectifs demeureront inchangés.

    En termes de gouvernance, la présidence de Toussaint France et Toussaint Luxembourg sera assurée par François Thuilleur, PDG de GPO, tandis que la direction générale sera confiée à partir du 1er janvier 2026 à Julian Jarolimeck, le fils de Liane Jarolimeck, qui était jusqu’alors Directeur des Opérations.
    Julian Jarolimeck assurera le développement dans la continuité et reportera directement à François Thuilleur. Seules deux sociétés familiales aux valeurs proches peuvent envisager ce type de gouvernance mêlant confiance et performance sur le long terme.

    De gauche à droite – Erika Thuilleur, Présidente bénévole de la Fondation Groupe Paredes Orapi ; François Thuilleur, PDG de Groupe Paredes Orapi ; Liane Jarolimeck, Directrice Générale de Toussaint France et Luxembourg ; Jürgen Jarolimeck, Président de Toussaint GmbH (Allemagne)


    « Je me réjouis que la famille Jarolimeck ait choisi de transmettre ses activités françaises et luxembourgeoises à une entreprise, elle aussi familiale comme GPO. Nous aurons à cœur avec Julian Jarolimeck comme DG de Toussaint France et Luxembourg de poursuivre le développement de ces deux belles sociétés, en nous appuyant sur des équipes engagées » déclare François Thuilleur.
    « Nous avons fait le choix de céder nos activités françaises et luxembourgeoises à un groupe familial
    aux valeurs proches des nôtres par respect pour nos salariés, nos clients et nos partenaires. Nous sommes très fiers du chemin parcouru dans ces deux pays depuis plus de 40 ans et avons beaucoup d’ambition pour nous développer sur le marché allemand au travers de TOPSERV créé par mon mari Jürgen Jarolimeck » poursuit Liane Jarolimeck.

    Cette nouvelle étape dans la croissance de GPO amorce un prochain grand pas dans la trajectoire que s’est assignée le groupe : renforcer sa place de N°1 en France et viser le TOP3 de l’hygiène professionnelle en Europe.
    Une avancée stratégique majeure qui sera suivie le 26 septembre prochain à Lyon d’une conférence de presse dédiée à la présentation du Plan GPON°1 ! et à une annonce de grande ampleur à portée européenne. A suivre !

    Source : communiqué de presse

  • Un accord sur les mesures urgentes pour l’emploi et la formation signé par l’industrie textile

    Un accord sur les mesures urgentes pour l’emploi et la formation signé par l’industrie textile

    Un accord de branche* sur les mesures urgentes en faveur de l’emploi et la formation dans l’industrie textile IDCC 18 est paru parmi les BOCC de cet été.

    La branche de l’industrie textile a été le secteur industriel impacté le plus tôt par les conséquences de la mondialisation, qui se sont traduites par une baisse du nombre d’entreprises et une baisse des effectifs salariés en France. Les partenaires sociaux de la branche se sont historiquement mobilisés pour accompagner les entreprises et les salariés dans les mutations structurelles de la branche, afin de préserver la compétitivité des entreprises ainsi que l’emploi salarié en France, mais également pour mobiliser les leviers nécessaires pour faire face aux difficultés conjoncturelles rencontrées par la branche.
    C’est ainsi notamment que les partenaires sociaux de la branche ont conclu un accord du 24 novembre 2020, et un avenant du 21 novembre 2022 sur l’activité partielle de longue durée, qui s’inscrivent dans un objectif de préservation des compétences et de l’emploi, et de sauvegarde de l’activité des entreprises de l’industrie textile. Or, depuis 2022, les entreprises textiles ont été confrontées à des difficultés d’approvisionnement en matières premières et des problèmes liés à la logistique mondiale qui ont été accentués par la guerre en Ukraine.
    De plus, la hausse exponentielle des prix de l’énergie a frappé durement les industriels du secteur textile. Le prix du gaz naturel a en effet augmenté de 80% en France entre le premier semestre 2019 et le premier semestre 2024 (source Xerfi), alors qu’une partie de la branche (l’ennoblissement) fait partie des secteurs énergo-intensifs. Dans la mesure où le prix de l’électricité est en grande partie associé à celui du gaz, ces augmentations des coûts liés à l’énergie ont été violentes pour les industriels textiles.

    Toujours animées par l’objectif commun de sauvegarder l’ensemble des entreprises de la branche et de préserver l’emploi de leurs salariés, les parties signataires ont décidé, conformément aux dispositions de l’Article L. 6332-1-3 du Code du travail, d’ouvrir la possibilité d’une prise en charge par Opco 2i, pendant une durée de deux ans, des coûts de formation engagés pour faire face à de graves difficultés économiques conjoncturelles.

    Etat des difficultés rencontrées


    L’enquête de conjoncture économique conduite en janvier 2025 auprès de 450 entreprises représentatives de la branche montre qu’une partie des industriels textiles rencontre des difficultés économiques. Outre la tendance baissière du chiffre d’affaires, les industriels de la branche continuent à subir les hausses du prix de l’électricité et du prix du gaz, en conséquence notamment du conflit en Ukraine. Le prix du gaz naturel a en effet augmenté de 80% en France entre le premier semestre 2019 et le premier semestre 2024 (source Xerfi), alors qu’une partie de la branche (l’ennoblissement) fait partie des secteurs énergo-intensifs.
    Enfin, les industriels ont continué à témoigner dans cette enquête des difficultés rencontrées pour recruter et former leurs salariés, notamment en raison de la mise en œuvre de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et ses impacts sur la prise en charge des coûts de formation.

    Tension sur l’emploi

    Les entreprises de l’industrie textile continuent néanmoins de recruter, notamment en raison d’une pyramide des âges marquée par une forte présence de seniors dans la branche (39,7% des salariés ont 50 ans et plus – source : DARES), qui devront être remplacés à plus ou moins brève échéance, et nécessitent d’assurer la formation des équipes en place pour assurer la transmission des savoirfaire indispensables au bon fonctionnement des entreprises.

    C’est dans ce contexte de difficultés rencontrées par une partie des entreprises que les parties signataires souhaitent mettre en œuvre un accord de mesures d’urgence pour soutenir l’emploi et la formation professionnelle de la branche de l’industrie textile. Découvrez le contenu de l’accord ci-après.


    * Il a été signé le 4 mars 2025 par l’Union des Industries Textiles UIT ; ainsi que par les syndicats de salariés Fédération des Services – C.F.D.T., Fédération C.F.T.C. – CMTE Chimie, Mines, Textiles, Energie, Fédération Textile-Habillement-Cuir-Blanchisserie – C.G.T. et Fédération de la Chimie FO. Il a pour objet, conformément aux dispositions de l’Article L. 6332-1-3 du Code du travail, d’ouvrir la possibilité d’une prise en charge par Opco 2i, pendant une durée de deux ans, des coûts de formation engagés pour faire face à de graves difficultés économiques conjoncturelles. L’accord est applicable au 1er mai 2025, pour une durée déterminée de 2 ans.

  • Ecolab aux côtés de La Colada : une collaboration gagnante

    Ecolab aux côtés de La Colada : une collaboration gagnante

    Très engagée sur la thématique de l’eau, Ecolab a accompagné la blanchisserie espagnole La Colada pour mieux gérer l’utilisation de l’eau douce et protéger la qualité textile, dans un contexte de raréfaction de l’or bleu.

    Un contexte difficile mais représentatif

    Les années précédentes ont été difficiles dans le sud de l’Espagne, frappé par une grave crise de l’eau : la région subit des conditions de sécheresse depuis six ans, l’année hydrologique 2022-2023 ayant marqué l’une des périodes les plus sèches. Au début de l’année 2024, les réservoirs d’Andalousie ne fonctionnaient qu’à 21 % de leur capacité, signalant une crise de l’eau sans précédent.

    Dans ce contexte compliqué, la blanchisserie industrielle La Colada, située à San Roque (Cadix), a commencé à adopter des solutions intégrées avec Ecolab pour gérer plus efficacement l’utilisation de l’eau dans le lavage des textiles et réduire la consommation d’eau douce. L’objectif n’était pas seulement de réduire les coûts, mais aussi de mieux anticiper les risques liés à la rareté de l’eau et de protéger la qualité des textiles en améliorant la performance de lavage et de rinçage.

    Une solution déployée par étapes

    La mise en œuvre d’un plan d’action pour la consommation de l’eau dans cette blanchisserie a impliqué une approche en plusieurs étapes : d’abord, l’amélioration du programme de lavage en réglant correctement les niveaux d’eau dans les machines ; ensuite, l’introduction d’équipements spécifiques de gestion de l’eau afin de réduire davantage la consommation, d’améliorer le rinçage et de générer également des économies d’énergie.

    Pour atteindre cet objectif, les experts en blanchisserie d’Ecolab ont d’abord conçu une procédure de lavage pour le linge hôtelier (2,3 tonnes de textiles lavés par an) sur huit laveuses, en introduisant son programme de lavage AdvaCare 40 °C. Cette solution réduit significativement la consommation d’eau grâce à un processus de lavage sur mesure, avec moins de cycles de rinçage et un temps de contact prolongé pour l’agent de blanchiment à l’oxygène basse température. La chimie spécifique du détergent en émulsion améliore le pouvoir de rinçage et contribue à réduire l’utilisation d’eau douce lors des rinçages. La consommation d’eau est ainsi déjà passée de 11 L/kg à 8,5 L/kg.

    Par la suite, les ingénieurs en eau et énergie ont élaboré un plan de gestion de l’eau et installé Blue Ocean compact. Le système filtre l’eau de procédé jusqu’à 115 microns grâce à un système de filtration à disques autonettoyant en une seule étape. L’eau filtrée peut être réutilisée dans le prélavage et le lavage principal de n’importe quel processus de lavage, pour toutes les machines connectées. Le contrôle des économies d’eau est assuré par des capteurs et des débitmètres. Résultat : la consommation d’eau est alors passée de 8,5 L/kg à 5,2 L/kg.

    MOINS D’EAU est consommée dans le processus de lavage textile grâce à des pratiques efficaces de réutilisation de l’eau. Le volume plus important d’eau disponible pour le rinçage permet une meilleure qualité de rinçage et une diminution de la consommation d’eau douce.
    MOINS D’ÉNERGIE est consommée pour chauffer l’eau douce dans le processus de lavage textile. La température de l’eau filtrée à réutiliser varie entre 25 et 50 °C, selon le procédé. Moins d’eau douce doit être chauffée, ce qui permet de réaliser des économies d’énergie.

    ECONOMIES ANNUELLES

    Un bilan positif

    En mettant en œuvre cette approche pas à pas de gestion de l’eau et de l’énergie, la blanchisserie a non seulement réduit ses coûts liés à l’eau douce, mais aussi diminué le volume d’eau à traiter, générant ainsi des économies supplémentaires sur les effluents. Elle a enfin renforcé sa résilience face aux éventuelles pénuries d’eau, assurant un avenir plus durable pour ses opérations.

    Les bénéfices environnementaux additionnels incluent une réduction de l’empreinte carbone (CO₂), obtenue non seulement grâce aux stratégies d’optimisation de l’eau, mais aussi grâce à la chimie plus douce et plus durable du programme AdvaCare à 40 °C avec l’émulsion AdvaCare, un détergent certifié EU Ecolabel (DE/039/21).

    Enfin, le déploiement de la plateforme digitale Ecolab WPI (Wash Process Intelligence), associé à l’intégration de capteurs adaptés, permet à la blanchisserie d’obtenir des informations exploitables et personnalisées sur sa productivité, tout en surveillant en temps réel les opérations et la consommation de ressources.

    Source : Etude de cas Ecolab

  • L’AJET, OU LA NAISSANCE D’UNE NOUVELLE ASSOCIATION

    L’AJET, OU LA NAISSANCE D’UNE NOUVELLE ASSOCIATION

    Amandine Routhiau et Blandine Tondu

    Amandine Routhiau et Blandine Tondu sont à l’origine d’une initiative inédite : la création de l’Association de la Jeunesse de l’Entretien Textile (AJET).
    Leur objectif ? Redonner ses lettres de noblesse au secteur et mobiliser la nouvelle génération autour des valeurs des métiers qui le compose.

    C’est une rencontre comme on les aime. En 2019, Amandine et Blandine font connaissance sur les bancs du CAP Métiers du Pressing à la Roche-sur-Yon. Très vite, un lien solide se tisse entre elles, nourri par une passion commune : l’entretien textile.

    La passion du secteur

    Diplôme en poche, chacune prend des chemins différents, sans jamais perdre le contact. Amandine décroche en 2020 le titre de « Un des Meilleurs Apprentis de France » dans la catégorie pressing, puis devient un an plus tard secrétaire générale de la Section Nationale des Meilleurs Apprentis de France. Engagée pour l’artisanat français, elle œuvre sans relâche pour le valoriser ainsi que la jeunesse à travers divers événements et projets. Elle enchaîne un CAP couture et un BP pressing avant de partir travailler au Canada pour partager son savoir-faire auprès de la blanchisserie Omyload.
    Blandine, quant à elle, réalise une incursion en boulangerie-pâtisserie pour obtenir un Bac Pro, mais retourne rapidement à sa première passion : le pressing. Elle décide donc de revenir dans l’entreprise qui a fait naître son amour du métier : la teinturerie de sa mère, près de La Rochelle. Après un été dans un pressing à Nîmes, elle saisit une opportunité en Haute-Savoie où elle est depuis deux ans responsable de pressing.


    Motiver la jeunesse à découvrir nos métiers et à en être fière.

    Un constat partagé

    Au fil de leurs expériences, Amandine et Blandine observent la même réalité : des pressings qui ferment, des reprises compliquées, un manque d’intérêt pour l’entretien textile, une méconnaissance des multiples compétences nécessaires aux différents métiers de la filière, un problème de main-d’œuvre chronique, y compris en blanchisserie. « Il y a un vrai désert qui ne cesse de s’agrandir, et ça nous inquiète. » Elles décident alors de s’unir pour agir et redonner de l’élan à leur profession.

    La naissance de l’AJEP

    Avec le retour récent d’Amandine en France, les deux amies, animées par un même idéal, relancent leurs idées et créent l’AJET. Leur souhait ? Battre en brèche l’image négative du secteur de l’entretien textile et révéler la richesse de métiers indispensables. Leur mot d’ordre reste inchangé depuis leur rencontre : « Motiver la jeunesse à découvrir nos métiers et à en être fière. » «À travers l’AJEP, Amandine et Blandine souhaitent insuffler un nouvel élan, créer un réseau solidaire et redynamiser l’apprentissage. En tant que marraine officielle de l’association, je les soutiens, les encourage dans cette aventure, et vous invite à appuyer, promouvoir et accompagner cette belle initiative ! », déclare Sandra Minette, rédactrice en chef du magazine Blanchisseries Mag.

    Les objectifs en bref

    Objectifs externes 

    – Sensibiliser et inspirer

    – Créer du contenu actif et pertinent sur les réseaux sociaux

    – Sensibiliser les jeunes à la technicité des métiers, faire naître des vocations

    – Partager les expériences, casser les idées reçues

    Objectifs internes 

    – Structurer et accompagner

    – Établir des liens solides avec les instances et entreprises du secteur pour explorer des collaborations et rester informé des évolutions du secteur

    – Négocier des financements auprès des marques pour développer le projet

    – Relancer les formations en apprentissage, pour les jeunes comme pour les adultes

    – Donner plus de moyens logistiques et financiers au concours « Un des Meilleurs Apprentis de France »

    – Créer un réseau d’entraide gratuit pour aider les jeunes à s’orienter, trouver une entreprise et accéder à des ressources utiles

    – Intervenir dans les CFA et forums des métiers pour valoriser l’entretien textile et l’artisanat

    Pour les contacter : amandine.routhiau@gmail.com / tondu.blandine@gmail.com (adresses officielles en cours de création)

  • I.A. et Big Data : Elis choisit Semarchy pour valoriser ses données clients en amont de son projet global de changement de CRM

    I.A. et Big Data : Elis choisit Semarchy pour valoriser ses données clients en amont de son projet global de changement de CRM

    Dans la jungle des données, notamment celles relatives aux clients, c’est la qualité des informations qui fait la différence. Semarchy a été choisi pour être au cœur des outils applicatifs du groupe ELIS. Le nettoyage et le dédoublonnage des données ont été confiés aux équipes locales formées pour devenir « data stewards » – comprenez coordinateurs des données. L’I.A. a permis d’automatiser les tâches chronophages lors de la mise en qualité des données.

    En blanchisserie industrielle et dans les services textiles, l’exploitation efficace des multiples données résonne parfois comme un vrai casse-tête. Si l’I.A. et le Big Data ont fait rentrer la blanchisserie industrielle dans l’ère du 4.0, il n’en reste pas moins compliqué pour beaucoup d’assurer une exploitation optimale de tous ces flux d’informations. Elis développe pour sa part chaque année de nouveaux outils innovants pour améliorer l’expérience de chacun de ses clients et contribuer à leur satisfaction. Le géant blanc a donc choisi de se faire accompagner par Semarchy xDM pour consolider les données relatives à ses clients internationaux. Cette solution de Master Data Management* permet d’uniformiser les informations clients en amont de la mise en place du nouveau CRM (Customer Relationship Management)** global fourni par Salesforce. Le point sur les résultats et perspectives que cela ouvre pour le leader mondial aux 400 000 clients.

    « 25 à 30 % de nos données provenant de nos outils de production n’étaient soit pas intégrées dans le MDM, soit de mauvaise qualité. » Sébastien Vigneau, Customer Data Manager d‘Elis

    Une amélioration des processus commerciaux pour garantir des données fiables

    Afin d’améliorer sa connaissance clients et son efficacité commerciale, le groupe Elis a fait le choix de s’équiper d’un nouveau CRM global pour homogénéiser son paysage applicatif. Après un appel d’offres, Salesforce a été sélectionné pour remplacer les anciens CRMs. Les équipes Elis avaient en effet constaté que l’ensemble des données clients et commerciales n’étaient pas correctement intégrées dans l’ancien CRM, occasionnant ainsi une vision incomplète de ses clients, et une déperdition d’opportunités commerciales potentielles. « Il y a de nombreux obstacles à la qualité des données clients, dont l’un des premiers est la multiplicité des sources au travers de nos différentes plateformes. 25 à 30 % de nos données provenant de nos outils de production n’étaient soit pas intégrées dans le MDM, soit de mauvaise qualité. Nous avions également des process de vente fonctionnels jusqu’à la signature du contrat mais totalement manuels lors du transfert vers les outils des équipes de production », commente Sébastien Vigneau, Customer Data Manager d‘Elis.

    « Le MDM est indispensable pour transformer les entreprises en organisations axées sur les données. » Philippe Romano, VP Sales EMEA de Semarchy

    Or, cette nouvelle saisie d’informations générait une perte potentielle d’informations ainsi qu’une altération de la qualité des données. Déployer un outil de Master Data Management dédié, au lieu de Salesforce, au cœur des outils applicatifs, a donc été préféré pour garantir une donnée unique tout le long du processus de vente, mais également pour disposer d’une plateforme faisant le lien entre les différents outils du groupe Elis, du portail clients aux solutions de facturation et d’IAM (gestion des accès et identités), en passant par l’automatisation marketing. « Le choix d’Elis s’est porté sur Semarchy après un nouvel appel d’offres. Ce spécialiste du Master Data Management (MDM) et de l’intégration de données, correspondait à nos besoins : permettre l’indépendance de notre nouveau CRM vis-à-vis de nos autres systèmes », ajoute Gilles Corcos, DSI Sales & Marketing d’Elis Group. « Nous avons eu le plaisir de collaborer avec le groupe Elis pour l’accompagner dans cette étape aussi cruciale qu’un changement de CRM. Le Master Data Management constitue une phase incontournable pour assurer de disposer et de maîtriser des données fiables et, plus largement, il est indispensable pour transformer les entreprises en organisations axées sur les données », commente Philippe Romano, VP Sales EMEA de Semarchy.

    Crédit : Nemuel Sereti

    Elis a défini des objectifs reposant sur quatre points majeurs pour mettre la donnée client au cœur des processus métier : harmoniser les processus métiers et les normes au sein du groupe, fluidifier les process utilisateurs, partager la donnée avec les autres applications du SI ou les autres domaines avec un référentiel groupe et, enfin, maintenir la donnée à jour au travers des systèmes.

    Pour garantir une vision pertinente de la donnée client, Elis a défini des objectifs reposant sur quatre points majeurs pour mettre la donnée client au cœur des processus métier : harmoniser les processus métiers et les normes au sein du groupe, fluidifier les process utilisateurs, partager la donnée avec les autres applications du SI ou les autres domaines avec un référentiel groupe et, enfin, maintenir la donnée à jour au travers des systèmes.

    Avant de déployer Semarchy, avec l’aide de son partenaire Clever Age dans les 29 pays du groupe, un premier déploiement a été réalisé en 2022 aux Pays-Bas. Garant de la qualité et du dédoublonnage de la donnée, la solution xDM de Semarchy a permis d’obtenir une donnée de qualité diffusée par la suite dans tout le SI de façon uniforme. Les données ont ensuite été unifiées à travers un data provider externe.

    Une solution sur-mesure pour des opportunités d’utilisations multiples

    La particularité chez Elis est la multiplicité de ses fournisseurs de données. Si celui aux Pays-Bas est différent de celui d’Elis France, Semarchy a pu démontrer sa faculté à s’interconnecter de manière fluide et sans friction avec des fournisseurs de données différents, existants ou à venir. « Durant ces dry run, nos équipes opérationnelles participent à tout un process de nettoyage pour choisir la donnée de référence qui sera déployée et communiquée à notre système CRM et à nos systèmes opérationnels. Nous obtenons à terme une sorte d’annuaire de référence pour l’entreprise », explique Sébastien Vigneau. « Nous accompagnons Elis dans la mise en place complète de Semarchy en tant que solution MDM, avec un focus initial sur la relation client. Dès le démarrage du projet, nous avons animé des ateliers de discovery afin d’identifier les enjeux stratégiques, de bien comprendre les besoins métier, et de repérer rapidement les éventuelles contraintes », ajoute Olivier Martinerie, Responsable Alliances et Partenariats chez Clever Age. « Ces ateliers ont été suivis par des ateliers d’architecture, qui nous ont permis de cartographier et d’aligner l’ensemble des processus produisant ou consommant des données clients au sein des différents domaines de l’entreprise : des ventes à la production, en passant par le décisionnel. »

    Plus d’autonomie pour les pays vis-à-vis de leurs données

    Jusqu’à présent, la gestion des données clients se faisait sans processus de mise en qualité dès la saisie. Or, comment avoir une vision 360° du client sans donnée qui réconcilie les systèmes d’information ? Le groupe Elis a confié les pouvoirs de data steward aux personnes compétentes dans son équipe néerlandaise. Elles ont été formées pour être responsables de leurs données et gérer leur qualité localement. Grâce à la personnalisation de la solution xDM de Semarchy, chaque data steward peut avoir accès à des écrans, des listes et des actions dédiés sur des périmètres de données spécifiques. « Il y a désormais un effet vertueux puisque les données golden** sont renvoyées dans le système opérationnel et dans Salesforce », complète Gilles Corcos. « Pour assurer une mise en œuvre fluide et efficace, nous avons mobilisé une équipe de développement dédiée, chargée de l’intégration de la solution MDM chez Elis. Cette équipe a travaillé en étroite collaboration avec les parties prenantes pour connecter Semarchy aux différentes sources de données, développer les flux d’intégration nécessaires, et garantir un fonctionnement optimal au sein de l’écosystème SI existant. Leur expertise permet d’assurer une intégration robuste, adaptée aux besoins spécifiques de notre client », ajoute Olivier Martinerie.

    « Les champs d’applications sont innombrables. L’homogénéisation des données va faciliter le travail des équipes métiers et permettre le développement de nouvelles opportunités avec les clients comme les fournisseurs ou les employés. » Philippe Romano

    Nettoyer, interpréter, contextualiser : donner un sens et une réelle utilité aux données

    En 2024, Elis a lancé son projet « data cleansing », un plan d’ampleur pour accélérer le nettoyage et la mise en qualité des données. Pour y parvenir, le groupe a lancé un POC**** basé sur l’intelligence artificielle. Afin de gagner du temps sur ces tâches chronophages et de limiter le nombre de corrections manuelles, les Large Language Models (LLM) sont venus automatiser les suggestions faites aux assistants du service clients (ASC) en charge de la mise en qualité des comptes clients. Enfin, l’IA a été entraînée sur les choix faits par les data stewards afin d’analyser les règles de gestion. « Une fois ces règles de gestion identifiées, le but est de les reporter dans le MDM. Il s’agit ici d’un cercle vertueux entre l’IA et le MDM. Notre objectif était de continuer à réduire les coûts et de gagner du temps pour permettre aux data stewards de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée », ajoute Guillaume Lamboley, IT CRM Domain Manager chez Elis. « Par ailleurs, chez Elis, nous contribuons également à une réflexion globale sur l’architecture d’entreprise. Cette démarche transverse nous a permis d’identifier d’autres cas d’usage où un MDM pouvait générer une réelle valeur ajoutée. Ainsi, Semarchy est désormais utilisé chez Elis comme un MDM multi-domaines, couvrant non seulement la gestion des données clients, mais également des cas tels que la gestion des sites, de la traçabilité, ou encore la gestion des pièces de machines », affirme Olivier Martinerie. « Le MDM permet aux organisations de gouverner toutes les données en leur possession, de s’assurer de leur qualité et d’en extraire de la valeur métier nécessaire au développement de l’entreprise. Les champs d’applications sont innombrables. L’homogénéisation des données va faciliter le travail des équipes métiers et permettre le développement de nouvelles opportunités avec les clients comme les fournisseurs ou les employés », conclut Philippe Romano.

    Si vous êtes perdus dans le jargon informatique, pas de panique, c’est par ici ! 😉

    Le Master Data Management ou MDM permet de stocker, gérer et organiser les données référentielles au sein d’une entreprise.

    **Le CRM ou gestion de la relation client (Customer Relationship Management) est une stratégie de gestion des relations et interactions d’une entreprise avec ses clients ou clients potentiels. Un système CRM aide les entreprises à interagir en permanence avec les clients, à rationaliser leurs processus et à améliorer leur rentabilité.

    ***Les données Golden, ou Golden Data, sont une version nettoyée, dédoublonnée, consolidée et validée des données de base originales. C’est ce que l’on appelle la « Vue à 360° du client » ou « l’unique Vérité » (« Single Version of The Truth ») !

    ****Le PoC, Proof of Concept, ou preuve de concept en français, est une méthode qui permet d’évaluer la faisabilité d’un projet.

  • Le Resah publie un nouveau guide : « Les achats dans les EHPAD : gagner en efficience grâce à la mutualisation »

    Le Resah publie un nouveau guide : « Les achats dans les EHPAD : gagner en efficience grâce à la mutualisation »

    Enrichi de retours d’expériences terrains, cet ouvrage a pour objectif d’appuyer les acteurs publics ou privés non lucratifs du secteur du bien-vieillir, en particulier les EHPAD, les résidences autonomie, les GCSMS et les CCAS dans leur recherche d’une meilleure gestion et performance de leurs achats dans un contexte particulièrement tendu sur le plan financier.



    Acteurs incontournables de l’accueil des personnes âgées avec 600 000 résidents vivant dans leurs murs, près de 7 300 EHPAD quadrillent aujourd’hui la France. Un peu moins de la moitié d’entre eux ont un statut public.

    Chaque jour, ces établissements remplissent leur mission auprès de nos aînés dépendants, nonobstant maintes difficultés structurelles qu’aggravent depuis trois ans des réalités économiques fortement dégradées. En témoigne la part d’EHPAD publics déficitaires en 2024 : 85 %, selon la Fédération hospitalière de France.

    Dans ce contexte, la question des achats, qui constituent le deuxième poste de dépense après la masse salariale, devient donc hautement stratégique, exigeant professionnalisation et optimisation. A la quatrième marche du top 5 des achats viennent les prestations de blanchisseries (linge plat et linge résident), qui représentent plus de 4 % du budget des dépenses courantes d’un EHPAD (0,8 % du budget global). Ce volet de l’entretien constitue ainsi un véritable défi économique.
    Mais, sans moyens humains et financiers, comment aborder ce champ juridiquement et techniquement complexe ? Sur qui s’appuyer et avec qui se regrouper pour mieux acheter sans pour autant voir ses spécificités négligées ?

    Dans un contexte particulièrement tendu sur le plan financier pour le secteur médico-social, le recours à la mutualisation des achats garantit aux acteurs du bien-vieillir une meilleure maîtrise de leur budget, une expertise technique sur des achats devenant de plus en plus complexes, une sécurité juridique et la possibilité de consacrer plus de temps à leurs missions principales.

    Pour télécharger le guide : https://lnkd.in/ezv-qh6T